Archive pour le mot-clef ‘liberté d’expression’

LE JUGE COURROYE JUSTEMENT PUNI

Samedi 9 janvier 2010

La presse annonce que le juge Philippe Courroye, procureur à Nanterre, n’est pas en odeur de sainteté à la cour. Les révisionnistes ont le souvenir d’avoir eu sur le dos ce type froid et coupant. En 2001, sur dénonciation de Bréchignac, alors à la tête du CNRS, il avait ouvert une enquête sur Serge Thion, accusé de violations répétées de la Loi Gayssot. Interrogé par des policiers de la rue du Chateau des Rentiers, Thion avait refusé de répondre aux questions qui violaient l’article 19 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et aux paragraphe 11, tiret 1, de la déclaration de Nice, qui est devenue la charte des Droits de l’Homme comprise dans le traité de Lisbonne. Ces deux articles prévoient explicitement que la liberté d’expression est assurée aux citoyens, « sans cpnsidération de frontières » et   »sans ingérence de l’Etat ». Par conséquent les articles de loi sur lesquels s’appuyait le juge Courroye et les policiers chargés de l’enquête étaient parfaitement contradcitoires avec les principes hautement affirmés par les plus hautes autorités politiques de l’Europe. Thion a affirmé que son devoir constitutionnel était par conséquent de refuser de s’engager dans cette voie explicitement interdite, et priait les policiers de faire savoir au juge qu’il sortait de la légalité et qu’il devrait en subir les conséquences. Les flics faisaient une drôle de tête. Courroye jugea plus prudent de laisser tomber et de conclure par un non-lieu. Il s’est plaint par la suite que Thion avait refusé de répondre, mais il ne s’étendait pas sur les raisons de ce refus.

Courroye a continué sa carrière cahin-caha mais, d’après les rumeurs répandues par l’entourage du Château, il aurait pris des libertés avec les lois qui régissent son activité. Voir http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/08/le-poste-de-procureur-de-la-republique-de-paris-echappe-a-philippe-courroye_1289021_3224.html

Tant pis pour ce triste personnage. Qu’il aille en enfer.

LIBERTÉ DE LA PRESSE EN ALLEMAGNE

Lundi 28 décembre 2009

Résumé :

L’éditeur Wigbert Grabert, qualifié par la presse comme étant d’extrême-droite, a été condamné en appel  pour « incitation » à huit mois au lieu de trois en première instance.

Il s’agissait d’un article pau dans la revue Deutschland in Geschichte und Gegenwart (« L’Allemagne dans l’histoire et dans le présent ») publié par la maison Grabert. Déjà en février 2007, Grabert avait été condamné à trois mois par le tribunal de Tübingen pour un article écrit par un auteur finlandais. Grabert et le procureur avaient fait appel. Dans une autre affaire de novembre 2007, Grabert avait vu l’accusation d’incitation abandonnée. Il s’agissait d’un texte de l’avocat autrichien Herbert Schaller, 85 ans,  qui avait exprimé des doutes sur l’existence des chambres à gaz. Ce texte n’avait pas été écrit spécifiquement pour Grabert : il s’agissait d’un discours prononcé à la conférence négationniste de Téhéran de décembre 2006. Schaller a été l’avocat de David Irving et d’Ernst Zündel. L’éditeur avait été condamné à 500 euros d’amende pour « imprudence ». Appel avait été interjeté. Les débats ont été retardés par la maladie d’un juge. Finalement la cour a décidé qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’« incitation coupable ». Le procureur avait demandé dix mois. Finalement, le tribunal a infligé huit mois avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, au gré de l’accusation, et 3000 euros d’amende.

http://www.stattweb.de/baseportal/NewsDetail&db=News&Id=6636

LES ENNEMIS TRADITIONNELS DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

Dimanche 13 décembre 2009

Le 12 décembre 2009 se tenait à la Sorbonne une réunion publique sur « Gaza, un an après, les nouveaux risques d’agression dans la région », organisée par le Mouvement des Indigènes de la République. les principaux orateurs étaient Ali Fayad, député au Parlement de Beyrouth, représentant du Hezbollah, orateur brillant et connu, et Nadine Rosa Rosso, qui parlait au nom du Hamas. De nombreux analystes indiquent que l’armée israélienne, qui a largement échoué au début 2009, se prépare à une nouvelle offensive sur Gaza, toujours soumise à un blocus inhumain.

La tenue de cette réunion n’a pas eu l’heur de plaire aux ennemis traditionnels de la liberté d’expression. Les militants de la fantomatique « Union des Etudiants Juifs de France » était résolus à empêcher les orateurs de s’exprimer. Après avoir vainement tenté de faire pression sur la présidence de la Sorbonne, ils avaient infiltré un petit commando à cet effet. Mais quand ces sionistes ont commencé à faire étalage de leurs idées racistes et génocidaires, il y a eu un hourvari et ils ont été promptement expulsés par les auditeurs. Le plus amusant c’est de voir sur un site estampillé BHL la nouvelle présidente de cette racaille raciste, une certaine Arielle Schwab, pleurnicher en disant que la Sorbonne, haut-lieu des « valeurs républicaines », n’aurait pas dû accepter patati patala.

Cette pauvre présidente ne sait pas de quoi elle parle. Loin d’avoir été, historiquement, un « haut-lieu » (expression typiquement biblique) des « valeurs républicaines », la Sorbonne a été le centre d’un pouvoir ecclésiastique qui censurait de tous les côtés, et au service du roi. La liberté, chère Arielle, se gagne, s’arrache dans une bataille sans fin contre ceux qui, comme toi, cherchent à l’étouffer, à la détourner, comme toi qui veux utiliser ta propre liberté pour écraser les habitants de Gaza, massacrer femmes et enfants, sans entraves, sans censure, et aux applaudissements d’un public abruti. Il n’est pas besoin de faire des comparaisons pour savoir si les sionistes sont pires ou non que les nazis, que les impérialistes américains, que les sectateurs staliniens, que Gengis Khan, que Jack l’Eventreur, ou tel autre grand spécialiste du massacre.

La présidente de l'UEJF interpelle la tribune
Arielle Schwab

Une chose est sûre : le culot d’essayer d’empêcher de parler des représentants élus, légitimes, des peuples qu’Israël écrabouille régulièrement sous des bombes données en cadeau par les imbéciles américains, participe de cette même entreprise qui consiste à génocider les Palestiniens et tous leurs alliés, dans la région, et dans le monde. Ici, comme la-bas, la résistance vaincra.

http://laregledujeu.org/2009/12/12/589/589/

UNE SALOPERIE NOMMÉE « HADOPI »

Dimanche 5 avril 2009

Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d’une partie de l’industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d’exception, l’Hadopi, qui aura pour charge d’avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d’infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l’on connaît d’ores-et-déjà l’énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l’internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l’Hadopi sera d’avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l’Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l’Etat, aux conséquences funestes, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d’un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l’on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d’expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d’une usine qui sera chargée d’envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n’auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu’il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d’improbables preuves qui n’en sont pas.

http://www.numerama.com/magazine/12527-La-loi-Hadopi-votee-a-la-sauvette-par-une-poignee-de-deputes.html 

Dans quel pays est-on ? La République banano-française ? Arrêtez tout, on veut descendre…

ÉCHEC DES JUIFS BELGES

Jeudi 26 mars 2009

Toujours attachées à la suppression des libertés publiques, les organisations qui se disent représentatives des juifs (sans que le fait soit jamais vérifié) ont subi un cinglant échec en Belgique. Les organisations juives  locales avaient appelé à l’interdiction du spectacle de Dieudonné dans la commune de Saint-Josse, dans la banlieue de Bruxelles. Il a fallu remonter jusqu’au Conseil d’Etat belge pour imposer la liberté d’expression pour la soirée du 25 mars 2009. L’Union des étudiants juifs de Belgique, présidée par Kevin Hirsch, a peiné à rassembler une cinquante de zozos, que la police a parqués à proximité de la salle du Marignan. « Nous ne sommes pas d’accord que quelqu’un qui diffuse un message de haine vienne tranquillement se produire à Bruxelles » a déclaré le jeune  liberticide. Pendant ce temps-là, la salle se remplissait et il a fallu donner une seconde séance. Il n’y a eu aucun incident. Le public est sorti béat de la salle.

La déclaration de Hirsch est typique : elle constitue un pur mensonge. Dieudonné ne diffuse aucune haine, mais livre au contraire un message d’égalité humaine et d’universalisme. L’idée que les « juifs » auraient le droit de règlementer la liberté d’expression n’est à l’évidence partagée par personne. Mais leur insistance à vouloir imposer leur point de vue sectaire risque de se retourner contre eux. Nombreux sont, en effet, ceux qui en ont assez de ces prétentions abusives.