Noam Chomsky à Serge Thion, le 20 décembre 1993
Cliquez sur l’image pour lire le texte
Noam Chomsky à Serge Thion, le 20 décembre 1993
Cliquez sur l’image pour lire le texte
Noam Chomsky à Paris !
Le Monde diplomatique annonce la venue à Paris de Noam Chomsky, où il tiendra une conférence publique le samedi 29 mai à 16 heures, à la Mutualité. On annonce également qu’il sera reçu au Collège de France la veille, 28 mai. Ses autres déplacements parisiens ne sont pas encore connus.
Après ce que Chomsky avait écrit au siècle dernier sur ses détracteurs p(h)arisiens, mais plus généralement sur la vie intellectuelle parisienne, ce déplacement ne peut qu’être un événement.
D’autant plus que, depuis un certain temps, plusieurs films et DVD consacrés à Chomsky circulent en France. En particulier :
« Les Médiats et les illusions nécessaires » de Mark Achbar et Peter Wintonick. (1993).
« Chomsky & Compagnie » de Olivier Azam et Daniel Mermet, édition « Spécial SMG » (2008)
« Chomsky & Cie », version édulcorée grand public du précédent. (2009)
« Chomsky et le Pouvoir ». Suite des deux précédents, réalisés par les mêmes, sur la base de nouveaux interviews de Chomsky effectuées en 2009, principalement à partir des questions des spectateurs sélectionnées par les producteurs & médiateurs.
C’est la version « Chomsky & Cie » qui a été projetée au Théâtre de la Main d’Or les samedi 30 janvier et samedi 27 février 2010. Des circonstances « indépendantes de sa volonté » (mais pas indépendantes de la mauvaise volonté de [censuré]) avait empêché la VT d’assister à la première projection. Si bien que ce n’est qu’à la suite de la deuxième projection, le 27/02/2010, que la VT a pris conscience des modifications substantielles entre la première version, qu’elle connaissait, et la nouvelle version ad usum delphini.
Un compte-rendu existe de chacune de ces deux projections. Le premier est dû à un forcené antirévisionniste. Il est intéressant, à la fois pour les informations qu’il contient sur la séance elle-même, mais aussi pour les indications qu’il donne sur l’état mental de l’auteur d’un tel compte-rendu consultable à l’adresse suivante : http://aaargh.codoh.com/fran/chomsky/vt/maindor/vt100202.pdf
Le compte-rendu de la projection du 27 février a été écrit par la Pierre Guillaume, et vous êtes invité à juger par vous même, tant des informations qu’il contient, que de son état mental :
http://aaargh.codoh.com/fran/chomsky/vt/maindor/vt100302.pdf
Pour ceux qui n’ont pas Internet, nous extrayons le point suivant : « Il est clair […] que Daniel Mermet et les réalisateurs du DVD sont beaucoup plus proches des idées de Pierre Vidal-Naquet que de celles de Chomsky sur cette question précise du « bon usage de la liberté ».
Il apparaissait clairement aussi que Chomsky jugeait que les idées du Professeur Faurisson étaient répugnantes ».
Bien que certains aient remarqué que ce n’était pas si clair que cela, et que c’était surtout Daniel Mermet qui le disait et qui le répétait »
Le point important est celui-ci : Daniel Mermet n’aurait-il pas profité de sa position de médiateur des idées de Chomsky pour les falsifier plus ou moins, afin de conserver des illusions qui lui paraissaient nécessaires, notamment en coupant les réponses de Chomsky et en censurant les critiques à l’encontre des idées de P. V.-N., et en utilisant les possibilités inépuisables de la traduction et du montage pour que Chomsky soit conforme à ce que Daniel Mermet aurait voulu qu’il soit ?
Voilà une question intéressante à soulever à l’occasion de la venue de Noam à Paris.
Mais aussi a-t-on la surprise d’entendre Chomsky lui-même déclarer, comme un fait acquis, que Faurisson aurait été condamné en France pour « falsification de l’histoire, et falsification de documents ». Même si c’est dans le cadre d’une protestation contre le principe même d’une telle condamnation, c’est d’autant plus surprenant que Faurisson, qui a bien été condamné à de multiples reprises, n’a jamais été condamné pour falsification, ni de l’histoire, ni d’aucun document. Hélas à ce moment précis, les paroles exactes en américain, généralement audibles avant traduction, sont complètement couvertes par la voix du traducteur ! (Traductore, traditore ? nous ne pouvons pas trancher pour le moment – mais c’est très grave, car si la traduction en surimpression n’a pas trahi la parole de Chomsky, c’est Noam lui-même qui devient un désinformateur !!! – Mais le désinformateur lui-même aura dû être préalablement désinformé ? Par qui ? En attendant ces clarifications nécessaires :
Samedi 8 mai 2010, au Théâtre de la Main d’Or, à 15 heures
Projection de « Chomsky et le Pouvoir. »
À 14 heures, projection d’un court passage censuré de « Chomsky et Cie », et introduction au débat par Pierre Guillaume, qui assistera ensuite & découvrira avec les spectateurs le film « Chomsky et le Pouvoir »
Participation : 5 Euros.
L’avis sur la liberté d’expression, de Noam Chomsky, avec son contexte sera remis gratuitement à tous les participants, ainsi que divers autres documents plus actuels de la Vieille Taupe.
La presse annonce que le juge Philippe Courroye, procureur à Nanterre, n’est pas en odeur de sainteté à la cour. Les révisionnistes ont le souvenir d’avoir eu sur le dos ce type froid et coupant. En 2001, sur dénonciation de Bréchignac, alors à la tête du CNRS, il avait ouvert une enquête sur Serge Thion, accusé de violations répétées de la Loi Gayssot. Interrogé par des policiers de la rue du Chateau des Rentiers, Thion avait refusé de répondre aux questions qui violaient l’article 19 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et aux paragraphe 11, tiret 1, de la déclaration de Nice, qui est devenue la charte des Droits de l’Homme comprise dans le traité de Lisbonne. Ces deux articles prévoient explicitement que la liberté d’expression est assurée aux citoyens, « sans cpnsidération de frontières » et »sans ingérence de l’Etat ». Par conséquent les articles de loi sur lesquels s’appuyait le juge Courroye et les policiers chargés de l’enquête étaient parfaitement contradcitoires avec les principes hautement affirmés par les plus hautes autorités politiques de l’Europe. Thion a affirmé que son devoir constitutionnel était par conséquent de refuser de s’engager dans cette voie explicitement interdite, et priait les policiers de faire savoir au juge qu’il sortait de la légalité et qu’il devrait en subir les conséquences. Les flics faisaient une drôle de tête. Courroye jugea plus prudent de laisser tomber et de conclure par un non-lieu. Il s’est plaint par la suite que Thion avait refusé de répondre, mais il ne s’étendait pas sur les raisons de ce refus.
Courroye a continué sa carrière cahin-caha mais, d’après les rumeurs répandues par l’entourage du Château, il aurait pris des libertés avec les lois qui régissent son activité. Voir http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/08/le-poste-de-procureur-de-la-republique-de-paris-echappe-a-philippe-courroye_1289021_3224.html
Tant pis pour ce triste personnage. Qu’il aille en enfer.
Résumé :
L’éditeur Wigbert Grabert, qualifié par la presse comme étant d’extrême-droite, a été condamné en appel pour « incitation » à huit mois au lieu de trois en première instance.
Il s’agissait d’un article pau dans la revue Deutschland in Geschichte und Gegenwart (« L’Allemagne dans l’histoire et dans le présent ») publié par la maison Grabert. Déjà en février 2007, Grabert avait été condamné à trois mois par le tribunal de Tübingen pour un article écrit par un auteur finlandais. Grabert et le procureur avaient fait appel. Dans une autre affaire de novembre 2007, Grabert avait vu l’accusation d’incitation abandonnée. Il s’agissait d’un texte de l’avocat autrichien Herbert Schaller, 85 ans, qui avait exprimé des doutes sur l’existence des chambres à gaz. Ce texte n’avait pas été écrit spécifiquement pour Grabert : il s’agissait d’un discours prononcé à la conférence négationniste de Téhéran de décembre 2006. Schaller a été l’avocat de David Irving et d’Ernst Zündel. L’éditeur avait été condamné à 500 euros d’amende pour « imprudence ». Appel avait été interjeté. Les débats ont été retardés par la maladie d’un juge. Finalement la cour a décidé qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’« incitation coupable ». Le procureur avait demandé dix mois. Finalement, le tribunal a infligé huit mois avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, au gré de l’accusation, et 3000 euros d’amende.
http://www.stattweb.de/baseportal/NewsDetail&db=News&Id=6636
Le 12 décembre 2009 se tenait à la Sorbonne une réunion publique sur « Gaza, un an après, les nouveaux risques d’agression dans la région », organisée par le Mouvement des Indigènes de la République. les principaux orateurs étaient Ali Fayad, député au Parlement de Beyrouth, représentant du Hezbollah, orateur brillant et connu, et Nadine Rosa Rosso, qui parlait au nom du Hamas. De nombreux analystes indiquent que l’armée israélienne, qui a largement échoué au début 2009, se prépare à une nouvelle offensive sur Gaza, toujours soumise à un blocus inhumain.
La tenue de cette réunion n’a pas eu l’heur de plaire aux ennemis traditionnels de la liberté d’expression. Les militants de la fantomatique « Union des Etudiants Juifs de France » était résolus à empêcher les orateurs de s’exprimer. Après avoir vainement tenté de faire pression sur la présidence de la Sorbonne, ils avaient infiltré un petit commando à cet effet. Mais quand ces sionistes ont commencé à faire étalage de leurs idées racistes et génocidaires, il y a eu un hourvari et ils ont été promptement expulsés par les auditeurs. Le plus amusant c’est de voir sur un site estampillé BHL la nouvelle présidente de cette racaille raciste, une certaine Arielle Schwab, pleurnicher en disant que la Sorbonne, haut-lieu des « valeurs républicaines », n’aurait pas dû accepter patati patala.
Cette pauvre présidente ne sait pas de quoi elle parle. Loin d’avoir été, historiquement, un « haut-lieu » (expression typiquement biblique) des « valeurs républicaines », la Sorbonne a été le centre d’un pouvoir ecclésiastique qui censurait de tous les côtés, et au service du roi. La liberté, chère Arielle, se gagne, s’arrache dans une bataille sans fin contre ceux qui, comme toi, cherchent à l’étouffer, à la détourner, comme toi qui veux utiliser ta propre liberté pour écraser les habitants de Gaza, massacrer femmes et enfants, sans entraves, sans censure, et aux applaudissements d’un public abruti. Il n’est pas besoin de faire des comparaisons pour savoir si les sionistes sont pires ou non que les nazis, que les impérialistes américains, que les sectateurs staliniens, que Gengis Khan, que Jack l’Eventreur, ou tel autre grand spécialiste du massacre.

Arielle Schwab
Une chose est sûre : le culot d’essayer d’empêcher de parler des représentants élus, légitimes, des peuples qu’Israël écrabouille régulièrement sous des bombes données en cadeau par les imbéciles américains, participe de cette même entreprise qui consiste à génocider les Palestiniens et tous leurs alliés, dans la région, et dans le monde. Ici, comme la-bas, la résistance vaincra.
http://laregledujeu.org/2009/12/12/589/589/
Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d’une partie de l’industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d’exception, l’Hadopi, qui aura pour charge d’avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d’infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l’on connaît d’ores-et-déjà l’énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l’internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l’Hadopi sera d’avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l’Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l’Etat, aux conséquences funestes, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d’un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l’on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d’expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d’une usine qui sera chargée d’envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n’auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu’il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d’improbables preuves qui n’en sont pas.
http://www.numerama.com/magazine/12527-La-loi-Hadopi-votee-a-la-sauvette-par-une-poignee-de-deputes.html
Dans quel pays est-on ? La République banano-française ? Arrêtez tout, on veut descendre…
Toujours attachées à la suppression des libertés publiques, les organisations qui se disent représentatives des juifs (sans que le fait soit jamais vérifié) ont subi un cinglant échec en Belgique. Les organisations juives locales avaient appelé à l’interdiction du spectacle de Dieudonné dans la commune de Saint-Josse, dans la banlieue de Bruxelles. Il a fallu remonter jusqu’au Conseil d’Etat belge pour imposer la liberté d’expression pour la soirée du 25 mars 2009. L’Union des étudiants juifs de Belgique, présidée par Kevin Hirsch, a peiné à rassembler une cinquante de zozos, que la police a parqués à proximité de la salle du Marignan. « Nous ne sommes pas d’accord que quelqu’un qui diffuse un message de haine vienne tranquillement se produire à Bruxelles » a déclaré le jeune liberticide. Pendant ce temps-là, la salle se remplissait et il a fallu donner une seconde séance. Il n’y a eu aucun incident. Le public est sorti béat de la salle.
La déclaration de Hirsch est typique : elle constitue un pur mensonge. Dieudonné ne diffuse aucune haine, mais livre au contraire un message d’égalité humaine et d’universalisme. L’idée que les « juifs » auraient le droit de règlementer la liberté d’expression n’est à l’évidence partagée par personne. Mais leur insistance à vouloir imposer leur point de vue sectaire risque de se retourner contre eux. Nombreux sont, en effet, ceux qui en ont assez de ces prétentions abusives.