Archive pour le mot-clef ‘censure’

Lettre de Noam Chomsky à Serge Thion

Samedi 17 avril 2010

Noam Chomsky à Serge Thion, le 20 décembre 1993

chomskythion93Cliquez sur l’image pour lire le texte

Chomsky à Paris

Samedi 17 avril 2010

Noam Chomsky à Paris !

Le Monde diplomatique annonce la venue à Paris de Noam Chomsky, où il tiendra une conférence publique le samedi 29 mai à 16 heures, à la Mutualité. On annonce également qu’il sera reçu au Collège de France la veille, 28  mai. Ses autres déplacements parisiens ne sont pas encore connus.

Après ce que Chomsky avait écrit au siècle dernier sur ses détracteurs p(h)arisiens, mais plus généralement sur la vie intellectuelle parisienne, ce déplacement ne peut qu’être un événement.

D’autant plus que, depuis un certain temps, plusieurs films et DVD consacrés à Chomsky circulent en France. En particulier :

« Les Médiats et les illusions nécessaires » de Mark Achbar et Peter Wintonick. (1993).

« Chomsky & Compagnie » de Olivier Azam et Daniel Mermet, édition « Spécial SMG » (2008)

« Chomsky & Cie », version édulcorée grand public du précédent. (2009)

« Chomsky et le Pouvoir ». Suite des deux précédents, réalisés par les mêmes, sur la base de nouveaux interviews de Chomsky effectuées en 2009, principalement à partir des questions des spectateurs sélectionnées par les producteurs & médiateurs.

C’est la version « Chomsky & Cie » qui a été projetée au Théâtre de la Main d’Or les samedi 30 janvier et samedi 27 février 2010. Des circonstances « indépendantes de sa volonté » (mais pas indépendantes de la mauvaise volonté de [censuré]) avait empêché la VT d’assister à la première projection. Si bien que ce n’est qu’à la suite de la deuxième projection, le 27/02/2010, que la VT a pris conscience des modifications substantielles entre la première version, qu’elle connaissait, et la nouvelle version ad usum delphini.

Un compte-rendu existe de chacune de ces deux projections. Le premier est dû à un forcené antirévisionniste. Il est intéressant, à la fois pour les informations qu’il contient sur la séance elle-même, mais aussi pour les indications qu’il donne sur l’état mental de l’auteur d’un tel compte-rendu consultable à l’adresse suivante : http://aaargh.codoh.com/fran/chomsky/vt/maindor/vt100202.pdf

Le compte-rendu de la projection du 27 février a été écrit par la Pierre Guillaume, et vous êtes invité à juger par vous même, tant des informations qu’il contient, que de son état mental :

http://aaargh.codoh.com/fran/chomsky/vt/maindor/vt100302.pdf

Pour ceux qui n’ont pas Internet, nous extrayons le point suivant : « Il est clair […] que Daniel Mermet et les réalisateurs du DVD sont beaucoup plus proches des idées de Pierre Vidal-Naquet que de celles de Chomsky sur cette question précise du « bon usage de la liberté ».

Il apparaissait clairement aussi que Chomsky jugeait que les idées du Professeur Faurisson étaient répugnantes ».

Bien que certains aient remarqué que ce n’était pas si clair que cela, et que c’était surtout Daniel Mermet qui le disait et qui le répétait »

Le point important est celui-ci : Daniel Mermet n’aurait-il pas profité de sa position de médiateur des idées de Chomsky pour les falsifier plus ou moins, afin de conserver des illusions qui lui paraissaient nécessaires, notamment en coupant les réponses de Chomsky et en censurant les critiques à l’encontre des idées de P. V.-N., et en utilisant les possibilités inépuisables de la traduction et du montage pour que Chomsky soit conforme à ce que Daniel Mermet aurait voulu qu’il soit ?

Voilà une question intéressante à soulever à l’occasion de la venue de Noam à Paris.

Mais aussi a-t-on la surprise d’entendre Chomsky lui-même déclarer, comme un fait acquis, que Faurisson aurait été condamné en France pour « falsification de l’histoire, et falsification de documents ». Même si c’est dans le cadre d’une protestation contre le principe même d’une telle condamnation, c’est d’autant plus surprenant que Faurisson, qui a bien été condamné à de multiples reprises, n’a jamais été condamné pour falsification, ni de l’histoire, ni d’aucun document. Hélas à ce moment précis, les paroles exactes en américain, généralement audibles avant traduction, sont complètement couvertes par la voix du traducteur ! (Traductore, traditore ? nous ne pouvons pas trancher pour le moment – mais c’est très grave, car si la traduction en surimpression n’a pas trahi la parole de Chomsky, c’est Noam lui-même qui devient un désinformateur !!! – Mais le désinformateur lui-même aura dû être préalablement désinformé ? Par qui ? En attendant ces clarifications nécessaires :

Samedi 8 mai 2010, au Théâtre de la Main d’Or, à 15 heures

Projection de « Chomsky et le Pouvoir. »

À 14 heures, projection d’un court passage censuré de « Chomsky et Cie », et introduction au débat par Pierre Guillaume, qui assistera ensuite & découvrira avec les spectateurs le film « Chomsky et le Pouvoir »

Participation : 5 Euros.

L’avis sur la liberté d’expression, de Noam Chomsky, avec son contexte sera remis gratuitement à tous les participants, ainsi que divers autres documents plus actuels de la Vieille Taupe.

QUE RÉPONDENT LES CHINOIS A GOOGLE ?

Mercredi 27 janvier 2010

La presse rapporte que Google, après avoir aidé les autorités chinoises à censurer les internautes chinois, se rebiffe et réclame « plus de liberté » pour étendre ses opérations commerciales. Que répondent les Chinois ?

In France and Germany, Google blocks search results for extremist groups such as the neo-Nazi group Stormfront and the Holocaust denial association AAARGH, the article said. 

Source:Global Times

http://english.people.com.cn/90001/90776/90883/6877642.html

http://www.globaltimes.cn/

En bref, les Chinois rétorquent: et vous, vous censurez la recherche sur le site de l’AAARGH…

Ils ont chopé ça dans un journal économique qui s’appelle Forbes. C’est depuis les débuts de Google que nous avons remarqué que l’entreprise supprimait systématiquement, sans doute à la main, au début, des résultats de recherches qui pointaient vers les sites de  l’AAARGH. C’est bien sûr encore aujourd’hui le cas. C’est pourquoi nous avons toujours considéré Google comme un appendice, plutôt cacateux, des organisations de la domination sioniste. Mais voir aujourd’hui les Chinois le renvoyer dans la gueule à Page et Brin, ça nous amuse beaucoup. On rigole bien à Pékin.

LE JUGE COURROYE JUSTEMENT PUNI

Samedi 9 janvier 2010

La presse annonce que le juge Philippe Courroye, procureur à Nanterre, n’est pas en odeur de sainteté à la cour. Les révisionnistes ont le souvenir d’avoir eu sur le dos ce type froid et coupant. En 2001, sur dénonciation de Bréchignac, alors à la tête du CNRS, il avait ouvert une enquête sur Serge Thion, accusé de violations répétées de la Loi Gayssot. Interrogé par des policiers de la rue du Chateau des Rentiers, Thion avait refusé de répondre aux questions qui violaient l’article 19 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et aux paragraphe 11, tiret 1, de la déclaration de Nice, qui est devenue la charte des Droits de l’Homme comprise dans le traité de Lisbonne. Ces deux articles prévoient explicitement que la liberté d’expression est assurée aux citoyens, « sans cpnsidération de frontières » et   »sans ingérence de l’Etat ». Par conséquent les articles de loi sur lesquels s’appuyait le juge Courroye et les policiers chargés de l’enquête étaient parfaitement contradcitoires avec les principes hautement affirmés par les plus hautes autorités politiques de l’Europe. Thion a affirmé que son devoir constitutionnel était par conséquent de refuser de s’engager dans cette voie explicitement interdite, et priait les policiers de faire savoir au juge qu’il sortait de la légalité et qu’il devrait en subir les conséquences. Les flics faisaient une drôle de tête. Courroye jugea plus prudent de laisser tomber et de conclure par un non-lieu. Il s’est plaint par la suite que Thion avait refusé de répondre, mais il ne s’étendait pas sur les raisons de ce refus.

Courroye a continué sa carrière cahin-caha mais, d’après les rumeurs répandues par l’entourage du Château, il aurait pris des libertés avec les lois qui régissent son activité. Voir http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/08/le-poste-de-procureur-de-la-republique-de-paris-echappe-a-philippe-courroye_1289021_3224.html

Tant pis pour ce triste personnage. Qu’il aille en enfer.

LIBERTÉ DE LA PRESSE EN ALLEMAGNE

Lundi 28 décembre 2009

Résumé :

L’éditeur Wigbert Grabert, qualifié par la presse comme étant d’extrême-droite, a été condamné en appel  pour « incitation » à huit mois au lieu de trois en première instance.

Il s’agissait d’un article pau dans la revue Deutschland in Geschichte und Gegenwart (« L’Allemagne dans l’histoire et dans le présent ») publié par la maison Grabert. Déjà en février 2007, Grabert avait été condamné à trois mois par le tribunal de Tübingen pour un article écrit par un auteur finlandais. Grabert et le procureur avaient fait appel. Dans une autre affaire de novembre 2007, Grabert avait vu l’accusation d’incitation abandonnée. Il s’agissait d’un texte de l’avocat autrichien Herbert Schaller, 85 ans,  qui avait exprimé des doutes sur l’existence des chambres à gaz. Ce texte n’avait pas été écrit spécifiquement pour Grabert : il s’agissait d’un discours prononcé à la conférence négationniste de Téhéran de décembre 2006. Schaller a été l’avocat de David Irving et d’Ernst Zündel. L’éditeur avait été condamné à 500 euros d’amende pour « imprudence ». Appel avait été interjeté. Les débats ont été retardés par la maladie d’un juge. Finalement la cour a décidé qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’« incitation coupable ». Le procureur avait demandé dix mois. Finalement, le tribunal a infligé huit mois avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, au gré de l’accusation, et 3000 euros d’amende.

http://www.stattweb.de/baseportal/NewsDetail&db=News&Id=6636

LES BOBOS DE GAUCHE RÉCLAMENT LA CENSURE

Mardi 22 décembre 2009

Y’A DE QUOI SE TORDRE.

Le peuple bobo a enfin accompli sa révolution complète. Dans une pétition rédigée dans un français prétentiard et hasardeux (normalement, on mettrait zéro sur vingt à la copie), tout ce que le parisianisme de gauche compte de grandes têtes molles réclame « la fin du débat ». Quel débat ? Celui qui a été lancé par le  Besson, sous-merde dans un ministère, sur le thème bateau de « l’Identité nationale », juste avant que s’ouvre une campagne électorale. Sujet à notre avis totalement dépourvu d’intérêt si l’on veut bien voir que la « nation » est une entité périmée depuis longtemps. La preuve, personne ne veut plus faire le service militaire, et partout dans le monde les armées « nationales », fondées sur la conscription, ont été remplacées par des armées de métier, augmentées de quantités croissantes de mercenaires fournis par des boîtes privées. Une « nation » dont personne ne veut plus prendre la défense, c’est quoi ? C’est un souvenir folklorique.

Il paraît, d’après la pétition boboïque, que les gens, le peuple quoi, tient des propos « inakseptabel » dans diverses réunions publiques. Le débat public « libérerait une parole au mieux stigmatisante, au pire raciste ». La belle affaire. Les bobos n’aiment pas le peuple qui pue des pieds et dit ce qu’il pense. Et ce qu’il pense n’est pas correct. Il ne soutient pas le grand capital qui a absolument beoin de la main d’œuvre immigrée pour faire baisser les salaires. Le peuple est égoïste. Il a sa culture et se fout éperdument de la multicul. En un mot comme en cent, le peuple déteste l’arrogance des bobos et les voue aux gémonies (voir dictionnaires). Et quand il trouve qu’il y a trop d’étrangers, il le dit. Comme le dit la pétition, cette opinion est raciste, donc ce n’est pas une opinion, c’est un crime. Va te faire lanlaire !

Le ravissant Cohn-Bendit vient d’être acculé par un vacher suisse (je dis bien « acculé ») à faire aussi sa révolution et à nous faire part des conclusions qu’il tire de 40 ans de vie politique : le peuple a tort, la démocratie c’est de la merde, c’est nous les juifs qui avons toujours raison et les Suisses devront revoter pour se faire enfin mettre partout des minarets. C’est comme pour l’Europe et les Irlandais. On revotera jusqu’à ce que mort s’ensuive…

On nous dit : la droite est antidémocratique, Sarko, Berlue sont des graines de dictateur qui n’attendent qu’une occasion. C’est certain. Mais toute cette mouvance de gauche, qui a perdu le pouvoir dans les 10-15 dernières années, montre la trame; ses origines absolument staliniennes. Brecht le disait déjà sur les ruines fumantes de Berlin en 1953: si le peuple ne donne pas satisfaction, changeons de peuple ! Tous les salopards qui ont signé cette pétition inouïe méritent d’être stigmatisés et envoyés aux mines de sel, que Naposarko devrait rouvrir au plus vite. En voici la liste:

LES PREMIERS SIGNATAIRES:

Ameziane ABDAT, président de l’association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI  porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste – écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice – adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien – réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université  de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député  européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d’Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l’Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue – ENS Michel FEHER philosophe – Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d’Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue – IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député  européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur – comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l’Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d’Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d’Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d’Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice – Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à  Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, somédien.

Ces petits marquis ne veulent un « débat » que si on leur garantit que leur point de vue ultra-minoritaire s’imposera à la fin. Ils sentent approcher 89 et ils ont peur.

http://www.liberation.fr/societe/0101609703-arretez-ce-debat-monsieur-le-president

L’ÉTAT FRANÇAIS À GENOUX DEVANT REYNOUARD

Samedi 30 mai 2009

REPUBLIQUE FRANÇAISE
 NO 98PA04225

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M. Vincent R.EYNOUARD et FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE 

 

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

 M. JANNIN Président

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M. EVEN Rapporteur

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M. HEU Commissaire du Gouvernement

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Séance du 23 octobre 2001

Lecture du 22 janvier 2002

 

LA COUR ADMINISTRATIVE D’APPEL DE PARIS
(4ème chambre A)

 VU la requête, enregistrée au greffe de la cour le 26 novembre 1998, présentée pour M. Vincent REYNOUARD, demeurant à XXX, et l’association la FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE, dont le siège est situé P.O. Box 60, B 2600 Berchem 2, Belgique, par Me DELCROIX, avocat ; M. REYNOUARD et la FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE demandent à la cour:

 l°) d’annuler le jugement n° 9714846/4 en date du 29 mai 1998, par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l’annulation de l’arrêté du ministre de l’intérieur du 2 septembre 1997 interdisant la circulation, la distribution et la mise en vente sur le territoire français de la publication intitulée Le massacre d’Oradour, un demi-siècle de mise en scène ;

 2°) d’annuler pour excès de pouvoir cet arrêté 

 

Classement CNIJ: 26-03-09 A 26-055-01     53-01

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 No 98PA04225

 3°) de condamner l’Etat à leur verser une somme de 20.000 F en application de l’article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel ; 

 

Ils soutiennent que l’article 14 alinéa 2 abusivement dit de la loi du 29 juillet 1881, issu du décret du 6 mai 1939 sur lequel prétend s’appuyer l’arrêté ministériel contesté, est devenu caduc ; qu’il méconnaît l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales proclamant la liberté d’expression ; que les motifs invoqués sont insusceptibles de correspondre aux, possibilités de limitation de la liberté d’expression prévues par l’article 10-2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; que la décision querellée, qui recèle une discrimination entre les ouvrages français et étrangers, est contraire au principe de l’égalité de concurrence entre les opérateurs commerciaux des pays signataires, proclamé par les traités de Rome et de Maastricht ; que le décret du 6 mai 1939 est contraire aux articles 11 et 17 de la déclaration de 1789 ; qu’il a été implicitement abrogé par des dispositions législatives ultérieures, et notamment le nouveau code pénal ; que la mesure d’interdiction en litige est constitutive d’une voie de fait ,

 VU le jugement et la décision attaqués

 VU les pièces produites pour M. REYNOUARD et la FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE, enregistrées les 31 décembre 1998 et 26 janvier 1999 ;

VU, enregistré au greffe de la cour le 6 juillet 1999, le mémoire en défense présenté par le ministre de l’intérieur, tendant au rejet de la requête et à la condamnation des requérants à verser une somme de 2.000 F au titre de l’article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel ; le ministre soutient qu’une décision peut être motivée par une référence expresse à une motivation contenue dans d’autres documents ; qu’il ne saurait être contesté que l’ouvrage incriminé reprend la plus grande partie du livre d’Otto Weidiger intitulé Tulle et Oradour, une tragédie franco-allemande ; que l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 modifiée dans sa rédaction issue du 6 mai 1939 n’est pas contraire à la loi d’habilitation du 19 mars 1939 ; que la décision contestée ne méconnaît pas les article 11 et 17 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, les articles 10 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, les articles 3, 8 et 10 du traité de Rome, l’article 8 du traité de Maastricht, ni aucun autre texte en vigueur ou principe général du droit ;

 VU, enregistré au greffe de la cour le 24 novembre 1999, le mémoire en réplique présenté pour M. REYNOUARD et la FONDATION EUROPÉENNE POUR

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No 98PA04225

 LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE, tendant aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et en outre par les moyens que la recherche scientifique doit rester indépendante des dogmes et des préjugés et que l’arrêté contesté, substituant à la loi garantissant la liberté de la presse, la libre volonté d’un ministre, est contraire à la jurisprudence constitutionnelle ;

 VU, enregistré au greffe de la cour le 29 décembre 1999, le nouveau mémoire présenté pour M. REYNOUARD et la FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE, tendant aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens;

 VU, enregistré au greffe de la cour le 26 juin 2000, le nouveau mémoire en défense présenté par le ministre de 1′intérieur tendant au rejet de la requête, par les mêmes moyens que ceux précédemment exposés et en outre par les moyens que le décret du 6 mai 1939 modifiant l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 n’est pas devenu caduc et n’a pas été abrogé par le nouveau code pénal ; que l’exigence d’un fondement légal prescrite par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales est satisfaite par l’existence de l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 ; que le but poursuivi par cette législation est légitime au sens du 2ème alinéa de l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; que le pouvoir ainsi exercé par l’autorité administrative sous le contrôle du juge n’est pas incompatible avec les dispositions combinées des articles 10 et 14 de cette convention ; que ce régime ne méconnaît pas les traités de Rome et de Maastricht

 VU les autres pièces du dossier

 VU la Constitution ;

 VU la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

 VU la loi du 29 juillet 1881

 VU la loi du 19 mars 1939

 VU le décret-loi du 6 mai 1939

 VU le code de justice administrative

 Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l’audience

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 No 98PA04225

 Après avoir entendu au cours de l’audience publique du 23 octobre 2001

 - le rapport de M. EVEN, premier conseiller,

 - les observations de Me DELCROIX, avocat, pour M. REYNOUARD et LA FONDATION EUROPEENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE,

 - et les conclusions de M. HEU, commissaire du Gouvernement ;

 Considérant qu’aux termes de l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction issue de l’article 1er, du décret du 6 mai 1939 : « La circulation, la distribution ou la mise en vente en France des journaux ou écrits, périodiques ou non, rédigés en langue étrangère peut être interdite par décision du ministre de l’intérieur. Cette interdiction peut également être prononcée à l’encontre des journaux et écrits de provenance étrangère rédigés en langue française, imprimés à l’étranger ou en France » ;

 Considérant que le ministre de l’intérieur s’est fondé sur ces dispositions pour interdire, par l’arrêté attaqué du 2 septembre 1997, la circulation, la distribution et la mise en vente sur l’ensemble du territoire de l’ouvrage d’un collectif de chercheurs animé par M. REYNOUARD, intitulé Le massacre de l’Oradour, un demi-siècle de mise en scène, au motif que la mise en circulation en France dudit ouvrage, publié à l’étranger et d’inspiration étrangère, faisait courir un risque de trouble à l’ordre public ;

 Sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête 

 

Considérant qu’aux termes de l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « I. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. 2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité d’un pouvoir judiciaire » ;

 Considérant que le régime d’interdiction administrative institué en 1939 et

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 No 98PA04225

 inséré à l’article 14 précité de la loi du 29 juillet 1881 attribue compétence au ministre de l’intérieur pour interdire, par dérogation au droit commun et de manière générale et absolue sur l’ensemble du territoire français, la circulation, la distribution ou la mise en vente de toutes publications en langue étrangère ou de provenance étrangère ; que les motifs pour lesquels de telles publications peuvent être interdites ne sont pas précisés ; que si la situation très particulière régnant en 1939 pouvait justifier un contrôle renforcé desdites publications, un régime à ce point dérogatoire, discriminatoire et contraire à la liberté d’expression ne présente plus, dans les circonstances actuelles, le caractère d’une mesure nécessaire dans une société démocratique au sens de l’alinéa 2 de l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; qu’ainsi les dispositions précitées de l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 ne sont pas compatibles avec les stipulations dudit article 10 ; qu’il s’ensuit que l’arrêté attaqué du ministre de l’intérieur du 2 septembre 1997, qui a été pris sur le fondement de ces dispositions, est dépourvu de base légale ; que M. REYNOUARD et la FONDATION EUROPEENNE POUR LE LIBRE EXANŒN HISTORIQUE sont, dès lors, fondés à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l’annulation dudit arrêté 

 

Sur les frais irrépétibles :

 Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L.76 1 -1 du code de justice administrative et de condamner l’Etat à payer à M. REYNOUARD et à l’association FONDATION EUROPEENNE POUR LE LIBRE EXAM[EN HISTORISQUE la somme globale de 1.000 euros au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens

 D E C I D E:

 Article ler : Le jugement du tribunal administratif de Paris en date du 29 mai 1998 et l’arrêté du ministre de l’intérieur en date du 2 septembre 1997 sont annulés.

 Article 2 : L’Etat versera la somme globale de 1.000 euros à M. REYNOUARD et à la FONDATION EUROPEENNE POUR LE LIBRE EXAM[EN HISTORIQUE au titre de l’article L. 76 1 -1 du code de justice administrative.

 Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. REYNOUARD, à la FONDATION EUROPÉENNE POUR LE LIBRE EXAMEN HISTORIQUE et au ministre de l’intérieur.

 6 

 

No 98PA04225 

 

Délibéré à l’issue de l’audience du 23 octobre 2001 où siégeaient :

 Le président de la formation de jugement, M. JANNIN, président de chambre, Le rapporteur, M. EVEN, premier conseiller, Les assesseurs, Mme DESIRE-FOURRE, M. MAGNARD et M. COIFFET, premiers conseillers.

 PRONONCE A PARIS, EN AUDIENCE PUBLIQUE, LE 22 JANVIER 2002.

Ce qu’il ne faut pas faire pour simplement publier un bouquin…

FACEBOOK S’EMBROUILLE LES PINCEAUX

Dimanche 17 mai 2009
Facebook continue de fermer les yeux sur les groupes révisionnistes

16 Mai 2009 Par thierrysteiner 

Facebook doit il faire taîre les révisionnistes ? La polémique a été lancée par un avocat de Dallas (Texas), Brian Cuban, qui a adressé, dimanche 10 mai, une lettre ouverte au patron (CEO) de Facebook, Mark Zuckerberg, demandant la suppression des pages niant la réalité de l’Holocauste. ["Montagne de sucre", il s'appelle, le gars...]

« La négation de l’Holocauste, n’est rien d’autre qu’un prétexte pour permettre l’expression de la haine contre les juifs » écrit Brian Cuban [Lui, c'est le calomniateur type, judéocentriste et sioniste malade] . De son côté, Barry Schnitt, porte-parole de Facebook, affirme que « le simple fait d’affirmer que l’Holocauste n’a pas existé ne constitue pas une violation de nos règles d’utilisation ». [Et toc.]

D’un point de vue purement légal, Facebook est irréprochable. Aux Etats-Unis et dans la plupart des pays, la négation de la mort de six millions de juifs durant la deuxième guerre mondiale ne tombe sous le coup d’aucune loi. Seuls treize pays, dont l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la France [, la Suisse] et l’Allemagne, ont criminalisé les propos négationnistes. [Les champions de la censure et de la ringardise.] Néanmoins, rien n’empêche Facebook ou les autres réseaux sociaux d’imposer leurs propres règles, indépendamment des lois en vigueur. 

Facebook le fait déjà pour interdire les images de nudité. 150 employés de la société sont ainsi occupés à temps plein à scruter les pages des profils et des groupes, et à effacer la moindre photo douteuse. [Ces pauvres mecs doivent être cinglés à la fin d'une journée de travail passée à effacer des culs...] Récemment, la suppression d’images de mères allaitant leur enfant avait provoqué un tollé.

Facebook vient d’ailleurs d’annoncer l’interdiction de deux groupes négationnistes, Holocaust is a Holohoax et Based on the facts… there was no Holocaust, au motif qu’ils ne respectaient pas l’article 3-6 de la Déclaration des droits et responsabilités, certains messages postés par des usagers ayant incité à la haine. Chaque nouvel utilisateur de Facebook s’engage à respecter cette Déclaration. Le paragraphe 3 de l’article 6 stipule : « Vous ne publierez pas de contenu incitant à la haine, pornographique, ou contenant de la nudité ou de la violence gratuite. » De nombreux autres groupes négationnistes sont néanmoins toujours accessibles sur le réseau social, notamment Holocaust : A Series of Lies et Holocaust is a Myth.  Ces groupes sont en théorie inaccessibles depuis les pays dotés d’une législation interdisant la négation du génocide. En réalité, l’utilisation d’un proxy permet aisément de contourner le blocage. Selon Facebook, ces groupes se contentent d’encourager « un débat autorisé par la loi sur un sujet controversé » et il n’y a aucune raison de les interdire tant qu’ils n’incitent pas explicitement à la haine. [Comme nous. La haine, c'est débile. Il n'y a qu'à voir celle dont nous inondent les sionards.

« Naturellement nous condamnons l’idéologie nazie et nous trouvons les théories négationnistes répugnante et stupides, précise Barry Schnitt. Pour autant, nous croyons que les gens ont le droit de discuter ces idées et nous voulons que Facebook soit un lieu ou les idées, même les plus controversées, puissent être discutées. Bien sûr, nous avons des limites. » Il interroge alors : « Veut-on que ces théories négationnistes soient débattues en cachette et que la propagande circule, silencieusement et de façon anonyme ? Ou préfère-t-on que cela puisse être discuté ouvertement sur Facebook, où les gens se présentent sous leur nom et avec leur photo ? » [Nous, remarquez bien, on s'en tamponne le coquillard. On n'est pas sur Facebook et ce n'est pas demain qu'on ira se fourrer dans ce piège-à-cons.]

L’avocat Brian Cuban est loin d’être convaincu par cet argument. Dans sa lettre au patron de Facebook, il interroge : « S’agit-il d’une déclaration officielle de Facebook sur la manière dont la négation de l’Holocauste doit être traitée dans la société ? (…) Quels experts Facebook a-t-il consulté pour en arriver à la conclusion qu’un « débat ouvert » était la manière la plus appropriée pour gérer le sujet ? Avez-vous bien conscience de la signification historique d’une telle déclaration pour les Juifs ? » [Eh oui, ils vont être obligés de discuter et de prouver l'exactitude de ce qu'ils disent. Dur dur...

Barry Schnitt assure en tout cas que Facebook surveille attentivement ces groupes et qu’ils seront immédiatement supprimés « si les discussions entre leurs membres dégénèrent au point de constituer une incitation à la haine ou à la violence ». Pour Brian Cuban, certains groupes ont déjà franchi la ligne. Ainsi, « **** Israel and Their Holocaust Bull**** » invite ses visiteurs à adresser leurs suggestions par email à destroy.israel@xxxx.com.

La plupart de ces groupes font une large place à la dénonciation des « crimes » commis par Israël contre le peuple palestinien. Les partisans de leur suppression estiment que, s’il est légitime de critiquer Israël pour sa politique à l’égard des Palestiniens, en venir à la conclusion que « les juifs sont la pire pourriture de la terre » relève incontestablement d’un discours de haine. [C'est pas gentil, en tout cas, et puis ce n'est pas vrai].

Avec plus de 200 millions d’utilisateurs et 3,5 millions d’utilisateurs supplémentaires chaque semaine, Facebook peut difficilement éviter ce genre de polémique. Deborah Lautner, responsable de la Ligue anti-diffamation, [organisation de police juive privée] estime que « des mesures doivent être prises pour enrayer la propagation exponentielle des contenus haineux sur internet. C’est pour l’instant un incendie immaîtrisable ». Son organisation a déjà participé à des réunions avec les responsables de YouTube et elle espère que Facebook sera également disposé à entendre leurs arguments [surtout leur chantage].

De son coté, le Centre Simon Wiesenthal a publié mercredi 13 mai un rapport consacré aux discours de haine sur le web. Il note que le nombre de pages et de documents faisant la promotion du racisme, de l’antisémitisme ou de l’homophobie sur la toile a augmenté de 25 % en un an. Le Centre a recensé 10,000 pages et documents, dont 30 % accessibles par l’intermédiaire de Facebook. Les critères selon lesquels Facebook détermine qu’un groupe a violé ses règles sont malheureusement assez floues et Barry Schnitt le reconnaît : « Nous avons une équipe pluridisciplinaire, avec notamment des juristes, qui aide à élaborer les réponses aux cas les plus difficiles. »

Pour sa démonstration, le représentant de Facebook préfère prendre l’exemple de la nudité : « Qu’est ce qui définit la nudité ? Nous avons eu un certain nombre de réunions sur ce sujet, nous avons consulté des experts, nous avons consulté les avis précédents, et nous sommes arrivé à quelques règles simples, qui peuvent paraître idiotes : la règle des seins nus, la règle de la raie des fesses, etc… » [Pour les jeux olympiques de la connerie, ils sont bien placés... Ce sont des cons de protestants anglo-saxons, fils de puritains, qui sont à peu près ce que l'humanité a produit de plus arriéré et de plus stupide.] A l’arrivée, admet Barry Schnitt, « dans la plupart des cas, ce sont les personnes chargées de contrôler les contenus qui doivent s’en remettre à leur propre jugement. Nous formons ces personnes, nous leur apprenons à devenir des experts pour décider si un contenu franchit la ligne rouge, ou le cas échant pour en référer à un supérieur ou au département juridique. » [Ah! l'ambiance !]

Ce débat sur les pages négationnistes accessibles sur Facebook met en lumière, plus généralement, le défi posé dans les cas où un contenu n’est pas à proprement parler illégal, ou seulement dans certains pays, et où la responsabilité incombe au réseau social de définir ses propres limites morales. [Ce n'est pas "face book" -- qui ne veut rien dire -- qu'ils devraient s'appeler mais "tartignoles".]

http://www.stormfront.org/forum/showthread.php?t=600088