Dans un article publié par Le Figaro sur le service de la police qui s’occupe de l’informatique, l’Ocloctique, dirigée par le bon gros commissaire Agroumian, dit Agroum, après les sempiternelles jérémiades sur les escroqueries (y en a-t-il plus que dans la rue ?) et les faits de pédopronographie (en seize ans de fréquentation de l’internet, je n’en ai pas encore vu un seul), on voit l’article se terminer sur ces robustes conclusions :
L’année dernière encore, près de 1 350 sites ou blogs xénophobes, néonazis, révisionnistes ont été portés à la connaissance des cyberenquêteurs. Les plus structurés sont hébergés aux États-Unis, retranchés derrière le premier amendement de la Constitution garantissant une absolue liberté d’expression. [Merci de donner la recette] Dans le cadre de la future loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), les fournisseurs d’accès pourraient bloquer dès le printemps un millier de sites figurant sur une liste noire. Par ailleurs, à l’initiative de la police judiciaire française, une «superplate-forme» Icros (Internet Crime Reporting Online System) verra le jour d’ici à la fin de l’année au sein d’Europol pour mieux coordonner la répression des sites illicites à travers les 27 pays de l’Union. Aujourd’hui encore nombre de sites interdits refleurissent peu après dans des pays voisins.
Ce que ces andouilles ne veulent pas voir, c’est qu’il s’agit de censure politique. Que nos ordres constitutionnels et juridiques interdisent d’interdire. Il s’agit donc de camoufler en crimes, ou délits, des revendications parfaitement légales et légitimes. Les flics ne sont peut-être pas aussi stupides que le supposent les politiques qui veulent leur refiler le sale boulot. Nous vivons en parfaite intelligence avec le bon gros Agroum : il nous fout la pais, et nous lui foutons la paix. C’est un équilibre instable, parce que des fanatiques veulent toujours faire la police eux-mêmes. Si ces gens-là l’emportent, ça finira mal.