TUNIS, CAPITALE DU GANGSTÉRISME

2 février 2010

TUNISIE – Shoah : l’Onu déroule un projet contre le négationnisme

Un colloque sur le thème « Témoignage et mémoire : l’extermination des Juifs d’Europe » s’est ouvert hier à Tunis dans le cadre d’un projet de l’Onu contre le négationnisme. 

Une exposition dédiée à Primo Levi et des lectures en français, italien et arabe d’extraits de « Si c’est un homme », le livre récit de cet écrivain juif italien rescapé de l’Holocauste, ont inauguré le colloque de deux jours, à l’initiative de l’Institut français de coopération. Des débats sont au programme avec la participation de M’hamed Hassine Fantar, professeur titulaire de la « Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions », de l’universitaire Annie Dayan Rosenman et du « chasseur de nazis » Serge Klarsfeld. Aujourd’hui, « Mémoires d’enfants » le documentaire de Bô Gaultier de Kermoal sera projeté en présence du réalisateur et de professeurs ayant organisé un voyage d’élèves au camp d’Auschwitz. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Projet Aladin lancé en mars dernier par l’Unesco à Paris et présenté à Tunis par l’ambassadeur de France Jacques Andreani. Visant à rendre disponibles en arabe, en farsi et en turc des informations et des livres sur l’Holocauste et les relations judéo-musulmanes, ce projet est parrainé notamment par l’ancien président français Jacques Chirac, l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder et le prince Hassan de Jordanie, oncle du roi Abdallah II.

Tunis n’est pas une « capitale arabe », c’est la capitale du gangstérisme, dirigée par Ben Ali, ancien policier corrompu jusqu’à la moëlle, qui a organisé un formidable rackett au profit de sa petite personne et de son clan de vautours. Il y a longtemps que Ben Ali a donné les clefs du pays aux Israéliens, qui ne se gênaient pas pour venir assassiner des dirigeants palestiniens ayant commis l’erreur de s’y réfugier. Ben Ali a instauré la plus sanglante dictature de toute l’histoire tunisienne, avec tortures, assassinats, menaces, enlèvements, tout ce qui fait ressembler Tunis au Chicago des années 20. Nul ne s’étonnera de voir cette bande de crapules se mettre au service du lobby juif français (qui comprend beaucoup de juifs tunisiens) pour une opération de propagande, dont le grotesque n’échappera qu’aux dirigeants du CRIF: traduire Primo Levi, fumiste bien connu et baratineur infernal, en arabe… comme si les Tunisiens en avaient besoin ! Tous ces criminels s’entreblanchissent les uns les autres, avec des opérations de Relations publiques de ce genre-là. Carthage a été détruite, et Tunis ne semble pas très solide, avec ce maudit Ben Ali…

est aussi compétente sur ce genre de sujet que sur

QUE RÉPONDENT LES CHINOIS A GOOGLE ?

27 janvier 2010

La presse rapporte que Google, après avoir aidé les autorités chinoises à censurer les internautes chinois, se rebiffe et réclame « plus de liberté » pour étendre ses opérations commerciales. Que répondent les Chinois ?

In France and Germany, Google blocks search results for extremist groups such as the neo-Nazi group Stormfront and the Holocaust denial association AAARGH, the article said. 

Source:Global Times

http://english.people.com.cn/90001/90776/90883/6877642.html

http://www.globaltimes.cn/

En bref, les Chinois rétorquent: et vous, vous censurez la recherche sur le site de l’AAARGH…

Ils ont chopé ça dans un journal économique qui s’appelle Forbes. C’est depuis les débuts de Google que nous avons remarqué que l’entreprise supprimait systématiquement, sans doute à la main, au début, des résultats de recherches qui pointaient vers les sites de  l’AAARGH. C’est bien sûr encore aujourd’hui le cas. C’est pourquoi nous avons toujours considéré Google comme un appendice, plutôt cacateux, des organisations de la domination sioniste. Mais voir aujourd’hui les Chinois le renvoyer dans la gueule à Page et Brin, ça nous amuse beaucoup. On rigole bien à Pékin.

COMMENT TRAITER D’IDIOTS LES MUSULMANS

27 janvier 2010

La France a lancé mardi une série de colloques consacrés à la Shoah dans plusieurs villes du monde arabo-musulman, dont un premier à Jérusalem-est, dans le cadre d’un projet de lutte contre le négationnisme, ont annoncé à Paris les organisateurs.

Organisés dans les centres culturels français, [et payés par les impôts des Français] ces événements visent à présenter le Projet Aladin, lancé en mars dernier au siège parisien de l’Unesco [par des organisations judéo-sionistes], à faire des lectures en arabe de Si c’est un homme, récit du grand écrivain juif italien, rescapé de l’Holocauste, Primo Levi et à ouvrir le débat avec des intellectuels du monde arabo-musulman. [Rappelons que Primo Levi, chimiste, a été employé comme chimiste dans les usines de Monowitz, à quelques kilomètres d'Auschwitz, où il n'a jamais mis les pieds mais sur lequel il "témoigne" abondamment. Primo Levi est un escroc, parmi beaucoup d'autres.]

Le premier colloque devait se tenir mardi soir à Jérusalem-est. [Juste pour faire souffrir encore plus une population ompprimée par les sionistes] D’autres doivent suivre à Nazareth (nord d’Israël) [Nazareth est en Palestine !] , Istanbul, Tunis, Rabat, Casablanca, Le Caire, Bagdad et Amman, en présence notamment de Serge Karlsfeld, [=Klarsfeld] le « chasseur de nazis » français qui évoquera l’histoire de la Shoah et de François Zimeray, ambassadeur français pour les « droits de l’Homme » [ou plus exactement, pour "les droits du Juif", les autres n'ayant rien à demander.] .

« Il est impossible de rester impuissant devant la montée du négationnisme », a déclaré au cours d’une conférence de presse M. Karlsfeld, qui est aussi vice-président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah qui a initié le Projet Aladin. [Ils sont toujours tous présidents de quelque chose, c'est une maladie.] 

Ce projet vise à rendre disponibles en arabe, en farsi et en turc des informations factuelles sur le génocide juif et les relations judéo-musulmanes (www.projetaladin.org). [Non, l'idée est de reproduire dans des langues orientales, les livres qui ont le plus empoisonné l'esprit des occidentaux depuis 1945.

Sur le site de la bibliothèque du projet (www.aladdinlibrary.org) sont proposés pour la première fois dans ces trois langues, ainsi qu’en anglais et en français, des livres très connus en rapport avec l’Holocauste comme le livre de Primo Levi ou le Journal d’Anne Frank.

Selon Abe Radkin, directeur exécutif du Projet Aladin, quelque 10.000 de ces livres ont été téléchargés depuis le site. « L’Iran arrive en tête des pays où ont eu lieu les téléchargements », a-t-il dit. [Va vérifier....] 

Le projet Aladin, dont le nom a été choisi car il est identifié dans plusieurs langues – »c’est un pont culturel », dit M. Radkin — est parrainé notamment par l’ex-président français Jacques Chirac, l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder et le prince Hassan de Jordanie, oncle du roi Abdallah II.

26 janvier  2010

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100126175242.jth0b7zv.htm

LA CENSURE A UN BEL AVENIR

23 janvier 2010

Dans un article publié par Le Figaro sur le service de la police qui s’occupe de l’informatique, l’Ocloctique, dirigée par le bon gros commissaire Agroumian, dit Agroum, après les sempiternelles jérémiades sur les escroqueries (y en a-t-il plus que dans la rue ?) et les faits de pédopronographie (en seize ans de fréquentation de l’internet, je n’en ai pas encore vu un seul), on voit l’article se terminer sur ces robustes conclusions :

 L’année dernière encore, près de 1 350 sites ou blogs xénophobes, néonazis, révisionnistes ont été portés à la connaissance des cyberenquêteurs. Les plus structurés sont hébergés aux États-Unis, retranchés derrière le premier amendement de la Constitution garantissant une absolue liberté d’expression. [Merci de donner la recette] Dans le cadre de la future loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), les fournisseurs d’accès pourraient bloquer dès le printemps un millier de sites figurant sur une liste noire. Par ailleurs, à l’initiative de la police judiciaire française, une «superplate-forme» Icros (Internet Crime Reporting Online System) verra le jour d’ici à la fin de l’année au sein d’Europol pour mieux coordonner la répression des sites illicites à travers les 27 pays de l’Union. Aujourd’hui encore nombre de sites interdits refleurissent peu après dans des pays voisins.

Ce que ces andouilles ne veulent pas voir, c’est qu’il s’agit de censure politique. Que nos ordres constitutionnels et juridiques interdisent d’interdire. Il s’agit donc de camoufler en crimes, ou délits, des revendications parfaitement légales et légitimes. Les flics ne sont peut-être pas aussi stupides que le supposent les politiques qui veulent leur refiler le sale boulot. Nous vivons en parfaite intelligence avec le bon gros Agroum : il nous fout la pais, et nous lui foutons la paix. C’est un équilibre instable, parce que des fanatiques veulent toujours faire la police eux-mêmes. Si ces gens-là l’emportent, ça finira mal.

UN INGÉNIEUR VIENNOIS

23 janvier 2010

PAR ROBERT FAURISSON

 

Walter Lüftl, alors président de la chambre des ingénieurs d’Autriche, avait publié en 1991 sous le titre de Holocaust, Glaube und Fakten (L’Holocauste, croyances et faits) un mémoire concluant à l’inexistence des chambres à gaz homicides d’Auschwitz. L’affaire avait provoqué une vive émotion au parlement autrichien et W. Lüftl avait été contraint de donner sa démission. Une plainte avait été déposée en justice mais pour aboutir à un non-lieu le 15 juin 1994. Mon commentaire avait été alors le suivant : “Si son procès avait eu lieu, l’ingénieur Lüftl aurait pu démontrer à la face du monde que l’existence et le fonctionnement des prétendues chambres à gaz nazies sont matériellement inconcevables, comme l’avait si bien démontré ce pionnier de la science qu’a été F. Leuchter” (Ecrits révisionnistes (1974-1998), p.1686). [EN LIGNE SUR LE SITE DE L'AAARGH]

 En 2009, W. Lüftl a reçu le “Diplôme d’Or” normalement octroyé à certains anciens diplômés de l’Université Technique de Vienne. Nouvelle émotion, nouveau scandale. L’université en question vient de céder et de retirer ce diplôme à l’ancien ingénieur.   RF

 J’ai rencontré W. Lüftl à Vienne en 1992 et nous avons par la suite entretenu une correspondance.

Pas de distinction pour un négationniste

AFP / 18/01/2010 | Mise à jour : 18:04

Le rectorat de l’Université Technique (TU) de Vienne a annoncé aujourd’hui le « retrait formel » de son Diplôme d’Or à un ingénieur qui avait nié l’existence de l’extermination des juifs dans les chambres à gaz d’Auschwitz dans une « expertise » publiée en 1991.

 La TU a précisé dans un communiqué qu’elle retirait cette distinction honorifique accordée en décembre à Walter Lüftl, 50 ans après avoir obtenu son titre d’ingénieur dans la même université.

 La distinction ayant été fortement critiquée, notamment par les comités d’anciens déportés, le recteur de la TU, Peter Skalicky, avait chargée une commission [d']experts de vérifier si cet ingénieur méritait bien ce « Diplôme d’Or », octroyé à certains anciens diplômés 50 ans après la fin de leurs études. 

Lüftl, ex-président de la chambre autrichienne des ingénieurs, « a massivement nui à sa profession et à l’Université technique » par la publication, dans des revues néonazies de son expertise sur l’impossibilité technique de l’extermination des Juifs par des gaz mortels, a souligné le recteur cité dans le communiqué. Il s’est excusé pour la négligence du choix des bénéficiaires de la distinction.

Le recteur a ensuite été décoré de l’ordre de la Diarrhée Verte.

LE DEVOIR PARTICULIER DE LA FRANCE ENVERS HAÏTI

19 janvier 2010

www.claude-ribbe.com

Le devoir particulier de la France envers Haïti 

Par Claude Ribbe

 

Haïti est frappée, une fois de plus, mais Haïti se relèvera, malgré ses souffrances. Haïti existe et continuera d’exister, n’en déplaise aux racistes. J’entends pleurer les crocodiles. La fatalité. Une malédiction peut-être. Le diable probablement. Ces reptiles  affligés sous-entendent  que les Haïtiens auraient fait certainement quelque chose de terrible pour que la nature s’acharne à ce point sur eux. Cependant, aussi spectaculaire soit-il, le séisme qui fait aujourd’hui des milliers, des dizaines de milliers de victimes peut-être, est-il plus violent que les catastrophes imposées à ce pays depuis trois siècles par des hommes? Et puisqu’il faut bien qu’un Français au moins le dise, j’avoue, en tant que français, que mon pays porte, à l’égard des malheurs d’Haïti, une responsabilité particulière. La France y a déporté pendant cent cinquante ans un million d’hommes, de femmes et d’enfants d’Afrique, niant qu’ils fussent des êtres humains, les exploitant en esclavage d’une manière qui ne leur laissait qu’une espérance de vie de quelques années seulement. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont pris les armes. Deux ans plus tôt, les bourgeois de Nantes et  de Bordeaux, devenus députés, pensaient qu’ils pourraient se déclarer, eux, libres et égauxtout en continuant de s’enrichir en trafiquant les Africains.

Les Haïtiens, en abattant l’esclavage, ont rendu la déclaration des droits de l’homme universelle, sans distinction de couleur. Napoléon a voulu les remettre dans les fers. Ne pouvant y parvenir, il a tenté l’extermination sur le fondement de la couleur, utilisant tous les moyens, ouvrant en quelque sorte la voie à toutes les barbaries. Ce n’est pas à Napoléon qu’il faut en vouloir, mais à ceux qui aujourd’hui encore tentent de défendre ses bassesses parce qu’ils aimeraient les reproduire.

L’indépendance était la seule issue. Les Haïtiens ont gagné la guerre contre l’armée qui faisait trembler l’Europe et le monde. Vingt et un ans plus tard, les Français, pour se rembourser du prix des esclaves qu’ils avaient perdus, ont imposé par la force un traité par lequel les Haïtiens se condamnaient d’avance à la misère. Cent vingt-cinq millions de francs or, réduits à quatre vingt dix millions, mais alourdis des intérêts des emprunts que naturellement des banquiers  français s’étaient empressés de consentir. Le principal représentait au bas mot l’équivalent d’un milliard d’euros. On ne sait trop à quelle somme on aboutirait si l’on tenait compte de la dépense globale imposée aux Haïtiens par cette opération de racket. Ils ont mis plus d’un siècle à payer. En 1972 encore, la France ergotait sur des sommes dérisoires qu’elle exigea avant de signer un prétendu traité de coopération. En 2004, un grand admirateur de Napoléon, devenu ministre des Affaires étrangères, a fini d’enfoncer Haïti dans le marasme en y soutenant un coup d’État qui a occasionné, hélas, par ses conséquences, autant de morts qu’on risque d’en dénombrer après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Des rapports objectifs l’attestent. Aucun Français n’a eu le courage de se dresser contre cette révoltante injustice ni de dénoncer l’enlèvement d’un président démocratiquement élu. Personne n’a osé protester contre ce coup d’État qui n’avait d’autre but que d’empêcher Haïti de célébrer le bicentenaire de son indépendance. Personne excepté moi. Il est des circonstances où la voix discordante d’un seul homme peut sauver l’honneur d’un pays tout entier. L’histoire l’a démontré. L’histoire peut le démontrer encore.

Au moment où le tremblement de terre a frappé Port-au-Prince, les pays qui se vantent de constituer la communauté internationale (dont les Africains et leurs descendants seraient implicitement exclus) s’apprêtaient à organiser des élections prétendument démocratiques, en interdisant au principal parti  haïtien d’y prendre part, quitte à obtenir un résultat acceptable avec deux pour cent de participation au scrutin.

Le chef de ce parti éliminé par le monde dit civilisé, en exil forcé depuis six ans, protégé des assassins par l’Union africaine et la Caricom, n’aurait pas le droit de rentrer chez lui parce qu’il dérangerait le jeu dont quelques anciens pays esclavagistes auraient fixé les règles ?

 Certes, le passé est le passé. En tant que français qui n’a pas dédaigné de porter les armes pour son pays (ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui me critiquent)  je ne cherche pas à humilier ma patrie. Mais certains trous de mémoire ne sont-ils pas plus humiliants encore que certains repentirs ?

 J’observe que les chefs d’État de la République française se sont rendus dans tous les pays du monde. Tous les pays, sauf un : Haïti. Cette absence ne trahirait-elle pas un embarras ? Une gêne obscure ? La France n’a peut être pas de dette à l’égard d’Haïti. Mais n’aurait-elle pas un devoir ?

 C’est pourquoi j’appelle le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, d’abord à débloquer, pour cette ancienne colonie, qui n’a pas renoncé à parler notre langue, une somme assez significative pour qu’elle n’ait pas l’air d’une misérable et indigne aumône qui ridiculiserait la France eu égard à l’effort consenti par d’autres nations qui n’ont, elles, rien à se reprocher.

Je l’appelle également à se rendre dès à présent en Haïti pour qu’il soit ainsi le premier chef d’État de la République à accomplir ce geste fort. Au nom de la dignité  de la France, au nom de l’identité nationale dont il veut que nous débattions. Oui, de l’identité nationale, car, sans même tenir compte des dizaines de milliers de Français d’origine haïtienne qui apprécieraient ce signe de solidarité, Haïti, qui fit vivre pendant cent cinquante ans un Français sur huit, fait partie intégrante, comme l’histoire de l’esclavage, de l’identité nationale, aussi sûrement que ma part de refoulé fait partie de moi-même.

 J’appelle du même coup le président de la République française à rendre à l’instant ses droits au plus méritant des Haïtiens de France, le général Alexandre Dumas, père du célèbre écrivain, qui s’est sacrifié pour la Révolution et la République et dont on refuse depuis deux cent huit ans, simplement à cause de sa couleur et de son origine, de lui rendre la place qu’il mérite dans le cœur et la mémoire des Français. 

Voici que qu’écrivait le fils de ce héros en 1838 : Il serait bon que les Haïtiens apprissent à la vieille Europe, si fière de son antiquité et de sa civilisation, qu’ils n’ont cessé d’être français qu’après avoir fourni leur contingent de gloire à la France.

NOTRE COMMENTAIRE : Cette affaire de la dette énorme que les autorités françaises ont imposé aux Haïtiens, par pure vengeance, est une des pires saloperies que notre pays ait commises au XIXe siècle, pourtant riche en ce domaine. Nous avons une énorme DETTE envers nos frères haïtiens, envers les héritiers de Toussaint-Louverture, et comme le dit si bien Ribbe, envers le général Dumas, père d’Alexandre, auteur lui-même de Georges.

LE JUGE COURROYE JUSTEMENT PUNI

9 janvier 2010

La presse annonce que le juge Philippe Courroye, procureur à Nanterre, n’est pas en odeur de sainteté à la cour. Les révisionnistes ont le souvenir d’avoir eu sur le dos ce type froid et coupant. En 2001, sur dénonciation de Bréchignac, alors à la tête du CNRS, il avait ouvert une enquête sur Serge Thion, accusé de violations répétées de la Loi Gayssot. Interrogé par des policiers de la rue du Chateau des Rentiers, Thion avait refusé de répondre aux questions qui violaient l’article 19 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et aux paragraphe 11, tiret 1, de la déclaration de Nice, qui est devenue la charte des Droits de l’Homme comprise dans le traité de Lisbonne. Ces deux articles prévoient explicitement que la liberté d’expression est assurée aux citoyens, « sans cpnsidération de frontières » et   »sans ingérence de l’Etat ». Par conséquent les articles de loi sur lesquels s’appuyait le juge Courroye et les policiers chargés de l’enquête étaient parfaitement contradcitoires avec les principes hautement affirmés par les plus hautes autorités politiques de l’Europe. Thion a affirmé que son devoir constitutionnel était par conséquent de refuser de s’engager dans cette voie explicitement interdite, et priait les policiers de faire savoir au juge qu’il sortait de la légalité et qu’il devrait en subir les conséquences. Les flics faisaient une drôle de tête. Courroye jugea plus prudent de laisser tomber et de conclure par un non-lieu. Il s’est plaint par la suite que Thion avait refusé de répondre, mais il ne s’étendait pas sur les raisons de ce refus.

Courroye a continué sa carrière cahin-caha mais, d’après les rumeurs répandues par l’entourage du Château, il aurait pris des libertés avec les lois qui régissent son activité. Voir http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/08/le-poste-de-procureur-de-la-republique-de-paris-echappe-a-philippe-courroye_1289021_3224.html

Tant pis pour ce triste personnage. Qu’il aille en enfer.

LIBERTÉ DE LA PRESSE EN ALLEMAGNE

28 décembre 2009

Résumé :

L’éditeur Wigbert Grabert, qualifié par la presse comme étant d’extrême-droite, a été condamné en appel  pour « incitation » à huit mois au lieu de trois en première instance.

Il s’agissait d’un article pau dans la revue Deutschland in Geschichte und Gegenwart (« L’Allemagne dans l’histoire et dans le présent ») publié par la maison Grabert. Déjà en février 2007, Grabert avait été condamné à trois mois par le tribunal de Tübingen pour un article écrit par un auteur finlandais. Grabert et le procureur avaient fait appel. Dans une autre affaire de novembre 2007, Grabert avait vu l’accusation d’incitation abandonnée. Il s’agissait d’un texte de l’avocat autrichien Herbert Schaller, 85 ans,  qui avait exprimé des doutes sur l’existence des chambres à gaz. Ce texte n’avait pas été écrit spécifiquement pour Grabert : il s’agissait d’un discours prononcé à la conférence négationniste de Téhéran de décembre 2006. Schaller a été l’avocat de David Irving et d’Ernst Zündel. L’éditeur avait été condamné à 500 euros d’amende pour « imprudence ». Appel avait été interjeté. Les débats ont été retardés par la maladie d’un juge. Finalement la cour a décidé qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’« incitation coupable ». Le procureur avait demandé dix mois. Finalement, le tribunal a infligé huit mois avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, au gré de l’accusation, et 3000 euros d’amende.

http://www.stattweb.de/baseportal/NewsDetail&db=News&Id=6636

LES BOBOS DE GAUCHE RÉCLAMENT LA CENSURE

22 décembre 2009

Y’A DE QUOI SE TORDRE.

Le peuple bobo a enfin accompli sa révolution complète. Dans une pétition rédigée dans un français prétentiard et hasardeux (normalement, on mettrait zéro sur vingt à la copie), tout ce que le parisianisme de gauche compte de grandes têtes molles réclame « la fin du débat ». Quel débat ? Celui qui a été lancé par le  Besson, sous-merde dans un ministère, sur le thème bateau de « l’Identité nationale », juste avant que s’ouvre une campagne électorale. Sujet à notre avis totalement dépourvu d’intérêt si l’on veut bien voir que la « nation » est une entité périmée depuis longtemps. La preuve, personne ne veut plus faire le service militaire, et partout dans le monde les armées « nationales », fondées sur la conscription, ont été remplacées par des armées de métier, augmentées de quantités croissantes de mercenaires fournis par des boîtes privées. Une « nation » dont personne ne veut plus prendre la défense, c’est quoi ? C’est un souvenir folklorique.

Il paraît, d’après la pétition boboïque, que les gens, le peuple quoi, tient des propos « inakseptabel » dans diverses réunions publiques. Le débat public « libérerait une parole au mieux stigmatisante, au pire raciste ». La belle affaire. Les bobos n’aiment pas le peuple qui pue des pieds et dit ce qu’il pense. Et ce qu’il pense n’est pas correct. Il ne soutient pas le grand capital qui a absolument beoin de la main d’œuvre immigrée pour faire baisser les salaires. Le peuple est égoïste. Il a sa culture et se fout éperdument de la multicul. En un mot comme en cent, le peuple déteste l’arrogance des bobos et les voue aux gémonies (voir dictionnaires). Et quand il trouve qu’il y a trop d’étrangers, il le dit. Comme le dit la pétition, cette opinion est raciste, donc ce n’est pas une opinion, c’est un crime. Va te faire lanlaire !

Le ravissant Cohn-Bendit vient d’être acculé par un vacher suisse (je dis bien « acculé ») à faire aussi sa révolution et à nous faire part des conclusions qu’il tire de 40 ans de vie politique : le peuple a tort, la démocratie c’est de la merde, c’est nous les juifs qui avons toujours raison et les Suisses devront revoter pour se faire enfin mettre partout des minarets. C’est comme pour l’Europe et les Irlandais. On revotera jusqu’à ce que mort s’ensuive…

On nous dit : la droite est antidémocratique, Sarko, Berlue sont des graines de dictateur qui n’attendent qu’une occasion. C’est certain. Mais toute cette mouvance de gauche, qui a perdu le pouvoir dans les 10-15 dernières années, montre la trame; ses origines absolument staliniennes. Brecht le disait déjà sur les ruines fumantes de Berlin en 1953: si le peuple ne donne pas satisfaction, changeons de peuple ! Tous les salopards qui ont signé cette pétition inouïe méritent d’être stigmatisés et envoyés aux mines de sel, que Naposarko devrait rouvrir au plus vite. En voici la liste:

LES PREMIERS SIGNATAIRES:

Ameziane ABDAT, président de l’association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI  porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste – écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice – adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien – réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université  de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député  européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d’Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l’Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue – ENS Michel FEHER philosophe – Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d’Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue – IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député  européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur – comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l’Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d’Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d’Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d’Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice – Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à  Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, somédien.

Ces petits marquis ne veulent un « débat » que si on leur garantit que leur point de vue ultra-minoritaire s’imposera à la fin. Ils sentent approcher 89 et ils ont peur.

http://www.liberation.fr/societe/0101609703-arretez-ce-debat-monsieur-le-president

ILS L’ONT DANS LE BABA

20 décembre 2009

Autrefois, il y a une ou deux générations, autrement dit un abîme, on disait : « Ils l’ont dans le cul, la balayette». Bien sûr, l’expression était grossière, violente, mais enfin, c’est celle qui convient aujourd’hui. Depuis son élection, l’ancien membre des Hitlerjugend Ratzinger s’est prosterné devant les juifs. Mais non pas, sans doute, prostitué. Il a obéi aux réclamations des juifs. Il s’est précipité dans les synagogues (antres de Satan, pour ses prédécesseurs), il a fait le voyage en Terre Sainte, en avalant des couleuvres mais en faisant aussi quelques gestes d’indépendance, qui faisait « froncer les sourcils » de quelques-uns des petits maîtres du monde, qui se croient tout permis.

Dans sa lutte séculaire contre l’Eglise catholique, le judaïsme organisé avait, depuis une quarantaine d’années, balisé son champ de bataille: le pontificat de Pie XII, inauguré à la veille de la seconde guerre mondiale. Pie XII avait été nonce en Allemagne, parlait allemand et connaissait la politique allemande. Comme ses prédécesseurs, son souci principal était de protéger autant qu’il était possible la vaste communauté catholique allemande et, surtout, de maintenir en vie l’enseignement catholique dont l’existence semblait insupportable aux dirigeants nazis qui ne la contrôlaient pas. Dans la lutte du faible contre le fort, Pie XII avait une diplomatie fort active, malgré les énormes pressions qui s’exerçaient sur lui, et qui provenaient de tous les côtés. L’histoire s’est accélérée, Mussolini a édicté des « lois raciales » contre les juifs, la guerre est survenue, les fascistes ont déposé Mussolini et trahi les Allemands en octobre 1943. Ceux-là savaient de quel côté les tartines allaient être beurrées. Les Allemands ont procédé à l’arrestation et à l’évacuation des juifs d’Italie vers le grand centre de triage que fut Auschwitz.

Comme les juifs eux-mêmes, le pape fut pris au dépourvu. Il demanda immédiatement au clergé de cacher les juifs, le plus possible, dans la mesure des disponibilités. Il a pensé qu’il ne srvirait à rien de se donner en spectacle, de faire le pantin pour énerver encore plus les Allemands, qui rêvaient d’une occasion de se débarrasser de lui. C’est ce que les imbéciles lui reprochent aujourd’hui : de ne pas avoir fait le clown, comme on le fait maintenant à la télé. Crier à l’antisémtisme dans le confort des profonds fauteuils des clubs sionistes est facile. A l’époque, les Allemands étaient encore en chair et en os, ils occupaient le pays, et ils n’étaient pas venus pour rigoler. Et d’ailleurs les grandes gueules juives de l’époque ont soigneusement évité de se faire remarquer.

Pie XII fut un pape très aimé non seulement du peuple catholique, mais aussi du clergé. C’était un homme très intelligent, très cultivé et très sensible. Il fut entouré d’une grande vénération et c’est ce qui explique le mouvement qui demande sa canonisation. Il y a déjà une grande statue de lui en bronze à Saint Pierre-de-Rome. L’entreprise était bien avancée quand Jean-Paul II, matamore polonais qui avait une peur bleue des juifs, arrêta le processus, qui comporte de nombreuses étapes. Les juifs avaient déclenché une véritable guerre: la cause de Pie XII étant populaire dans l’Eglise, les juifs allaient s’installer sur le terrain de la pensée et de la doctrine catholiques, pour faire plier les autorités de l’Eglise, la réduire à moins que rien. C’est un combat engagé depuis le IVe ou Ve siècles, qui a eu des hauts et des bas, et qui n’est pas terminé. Mais on voit bien que depuis deux ou trois siècles, l’Eglise catholique a perdu beaucoup de terrain, a reculé sur presque tous les fronts, mais qu’elle doit encore faires acte de soumission aux juifs, à peu près tout le temps.

Quand le bavarois Ratzinger a été élu pape, on a pu se dire que les moyens de chantage des juifs sur lui étaient tellement forts qu’ils allaient gagner tout ce qu’ils voulaient. Et effectivement, le premier geste de Ratzinger a été de se précipiter à Cologne pour se déguiser en juif. Le spectacle était écoeurant. Mais à quelques signes, on a pu croire qu’il faisait montre d’une certaine duplicité, celle des esclaves qui essaient d’éviter le fouet du maître. La cause de Pie XII, immobilisée par Wojtyla, reprenait son chemin. Les prétendus « experts » juifs, qui désiraient fort saccager l’archive secrète du Vatican étaient priés de la fermer : il n’y avait rien à voir. Il s’est installé une certaine ambiguïté. Jusqu’à ce coup de Jarnac du 18 décembre : profitant de l’occasion de proclamer Jean-Paul II « vénérable », étape obligatoire sur le chemin de la canonisation, Benoît XVI a fait passer Pie XII en douce, sans tambours ni trompettes, et encore en plein shabbat!  La majorité des journaux ne le mentionnent même pas (comme Le Monde). Ils ont peur de se faire fustiger par les juifs et choisissent le silence….

L’Eglise a-t-elle conservé assez de force pour résister aux juifs ? Ou est-ce la ruse ultime avant la reddition complète ? Les révisionnistes, pour leur part, y voient la justification du combat de Paul Rassinier contre l’auteur d’une pièce de théâtre infâme, Le Vicaire, combat poursuivi ensuite par d’autres révisionnistes (tout aussi athées que Rassinier) comme Robert Faurisson. Vous trouverez leurs ouvrages sur le site de l’AAARGH. Noël approche, c’est l’occasion de vous plonger dans ces saintes lectures… Les bonnes nouvelles se multiplient, on dirait…

20 décembre 2009.

GROS COMIQUE A AUSCHWITZ

18 décembre 2009

La tristement célèbre inscription “Arbeit macht frei” de l’entrée du camp d’Auschwitz a été dérobée. Ce que vous voyez là est une réplique qui a été rapidement installée après le vol.

La police est en train de visionner toutes les caméras de surveillance de l’ancien camp de concentration nazi devenu musée. Pour l’heure, le vol n’a pas été revendiqué et les autorités ne savent pas comment les auteurs s’y sont pris pour déjouer les vigiles.

Les condamnations ont été nombreuses et vives. Depuis Jérusalem, un survivant, Noah Flug, réagit:
“Ces voleurs veulent nier l’Holocauste, l’extermination des juifs par les nazis, et je pense que ce symbole est très important et il le sera encore plus, quand nous, anciens prisonniers d’Auschwitz, nous ne serons plus là pour témoigner. Auchwitz est un symbole qui permet à tous de voir ce qui s’est passé.”

Il est curieux de voir que l’administration du camp avait, sous la main, une copie de cet objet dont on présume qu’il était fait de fer forgé… Les faussaires et Auschwitz ont toujours vécu une histoire d’amour.

http://fr.euronews.net/2009/12/18/vol-a-auschwitz/ 

LES ENNEMIS TRADITIONNELS DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

13 décembre 2009

Le 12 décembre 2009 se tenait à la Sorbonne une réunion publique sur « Gaza, un an après, les nouveaux risques d’agression dans la région », organisée par le Mouvement des Indigènes de la République. les principaux orateurs étaient Ali Fayad, député au Parlement de Beyrouth, représentant du Hezbollah, orateur brillant et connu, et Nadine Rosa Rosso, qui parlait au nom du Hamas. De nombreux analystes indiquent que l’armée israélienne, qui a largement échoué au début 2009, se prépare à une nouvelle offensive sur Gaza, toujours soumise à un blocus inhumain.

La tenue de cette réunion n’a pas eu l’heur de plaire aux ennemis traditionnels de la liberté d’expression. Les militants de la fantomatique « Union des Etudiants Juifs de France » était résolus à empêcher les orateurs de s’exprimer. Après avoir vainement tenté de faire pression sur la présidence de la Sorbonne, ils avaient infiltré un petit commando à cet effet. Mais quand ces sionistes ont commencé à faire étalage de leurs idées racistes et génocidaires, il y a eu un hourvari et ils ont été promptement expulsés par les auditeurs. Le plus amusant c’est de voir sur un site estampillé BHL la nouvelle présidente de cette racaille raciste, une certaine Arielle Schwab, pleurnicher en disant que la Sorbonne, haut-lieu des « valeurs républicaines », n’aurait pas dû accepter patati patala.

Cette pauvre présidente ne sait pas de quoi elle parle. Loin d’avoir été, historiquement, un « haut-lieu » (expression typiquement biblique) des « valeurs républicaines », la Sorbonne a été le centre d’un pouvoir ecclésiastique qui censurait de tous les côtés, et au service du roi. La liberté, chère Arielle, se gagne, s’arrache dans une bataille sans fin contre ceux qui, comme toi, cherchent à l’étouffer, à la détourner, comme toi qui veux utiliser ta propre liberté pour écraser les habitants de Gaza, massacrer femmes et enfants, sans entraves, sans censure, et aux applaudissements d’un public abruti. Il n’est pas besoin de faire des comparaisons pour savoir si les sionistes sont pires ou non que les nazis, que les impérialistes américains, que les sectateurs staliniens, que Gengis Khan, que Jack l’Eventreur, ou tel autre grand spécialiste du massacre.

La présidente de l'UEJF interpelle la tribune
Arielle Schwab

Une chose est sûre : le culot d’essayer d’empêcher de parler des représentants élus, légitimes, des peuples qu’Israël écrabouille régulièrement sous des bombes données en cadeau par les imbéciles américains, participe de cette même entreprise qui consiste à génocider les Palestiniens et tous leurs alliés, dans la région, et dans le monde. Ici, comme la-bas, la résistance vaincra.

http://laregledujeu.org/2009/12/12/589/589/

VA DONC, EH, NÉGATIONNISTE !

7 décembre 2009

Le débat sur l’évolution du climat bat son plein depuis des années. Dans les savants qui se disent qualifiés pour en parler, nombreux sont ceux qui affirment l’existence d’un réchauffement du climat de la planète, qu’ils attribuent aux activités anthropiques, chauffage urbain, gaz d’échappement des véhicules automobiles, production d’électricité, etc. D’autres, SANS NIER ces phénomènes, pensent que le réchauffement climatique, incontestable, dépend de l’activité du soleil, et qu’il y a même un cycle de mille ans, qui fait alterner périodes « chaudes » et périodes « froides » (le petit âge glaciaire du XVIIe siècle: la Seine gelait à Paris !). Nous avons lu l’histoire du climat de Leroy Ladurie et nous SAVONS qu’il y a de puissantes oscillations dans les périodes climatiques et que le petit réchauffement actuel entre très bien dans le cadre historique. Mais le besoin  de crier à la catastrophe est puissant et, surtout, ne mange pas de pain. Au nom du principe terroriste et totalement imbécile dit « de précaution », on prépare des opérations extrêmement juteuses au terme desquelles les pollueurs vont créer de nouvelles ressources financières liées à de prétendus « droits » : autrement dit, on crée de nouveauds fonds basés sur du virtuel, qu’on va pouvoir multiplier par les enchères et la spéculation! D’où nouvelles bulles, nouvelles spéculations et krach à la fin, avec ruines spectaculaires ! Le miroir aux alouettes ne cesse pas de tourner, comme dans un film d’Orson Welles.

Il s’est formé une sorte de consensus rigide entre les politiciens, plus ou moins opportunistes, certains scientifiques, avide de pouvoir, et la grande presse, toujours impatiente d’affoler le lecteur, ou le spectateur. Pour faire taire ceux qui décidément se refusent à hurler avec les chiens, on voit surgir l’accusation de « négationnisme ». Ce mot, inventé par un publiciste au début des années 80, ne désigne aucune personne réelle. Personne ne « nie » les évidences, mais il y a débat quand il s’agit de les contextualiser, les dimensionner et les expliquer. Ce terme est une rupture: si je vous accuse de « négationnisme », je peux vous faire envoyer aux galères. Alors fermez votre gueule ! Il affleure à la bouche de tous un tas de misérables ignorantins et ignorantines, comme on vient de le voir à la télévision. La seule réponse adaptée serait une bonne tarte dans la gueule. Il paraît que ces choses ne se font plus. Alors quelques paroles bien senties devraient faire rentrer ces imbéciles dans leur trou. 

N’ayez pas peur. les négationnistes n’existent pas et ne pourront donc pas vous venir en aide. Foncez dans le lard de vos insulteurs : ils cesseront d’employer des mots dont ils ne connaissent pas le sens.

OBAMA, TRISTE PANTIN BUSHISTE

2 décembre 2009

par Serge Thion

Le 2 décembre 2009, le président Obama a montré ce qu’il valait comme homme et comme politicien : il a répété tous les mythes fabriqués par les néo-cons bushistes, comme quoi, en 2001, dix-neuf Arabes, venus des confins afghans, ont attaqué l’Amérique. Il a enveloppé tous cet affreux tas de mensonges dans la rhétorique des « valeurs américaines », vieille litanie qui lui a valu son élection. Il a rappelé que la guerre d’agression contre l’Afghanistan (l’un des pays les plus pauvres du monde) a été votée à l’unanimité par le Sénat et à l’unanimité moins une voix à la Chambre des Représentants, et que « cette autorisation dure encore ». Et il a dit qu’en tant que commandant en chef, il avait déterminé que la situation demandait l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires. Le nombre de mensonges avérés qu’il a débité en une demie heure est impressionnant : sur Al Qaida, sur les Afghans, sur Karzai, sur le Viêt-Nam: cet homme est une machine à débiter les lieux communs qui servent à à financer l’agression généralisée. (Nous ne cherchons à dominer personne…). TOUS les mensonges de Bush sont repris et réactualisés par celui qu’on sera désormais tenté d’appeler Ubu-ama. Il n’y aura pas de victoire militaire en Afghanistan…, et il va même jusqu’à renoncer à la croyance bovaryste en la « nation-building » chez les Afghan, pour qui le mot « nation » reste une énigme profonde. 

Nous avions eu l’occasion de noter qu’au cours de sa campagne, Obama s’était montré beaucoup plus belliciste que McCain, issu lui d’une dynastie militaire et qui a payé le prix pour savoir ce qu’est la guerre. Il avait en particulier dit qu’il fallait étendre la guerre au Pakistan s’il s’avérait que les Talibans jouissaient là de fortes complicités. Il s’est contenté de dire hier que l’armée pakistanaise avant lancé des offensives sans précédent. Il n’a pas parlé des massacres causés par les drones américains.

C’est toujours la même chose. Quand les militaires américains, embourbés avec leur gros matériel, commencent à se faire étriller, ils réclament des renforts. Si on ne leur envoie pas, ils menacent de se retirer et de tout laisser tomber: c’est ce qui s’est passé au Viêt-Nam. Après l’offensive du Têt, le général Westmoreland, commandant en chef au Viêt-Nam demanda un renfort de 400.000 hommes (à ajouter aux 550.000 déjà sur place). C’est là que le président US a crqué; il a renoncé. Il a fallu encore cinq ans pour tout remballer et accepter la plus énorme défaite que les Etats-Unis aient jamais subis. Obama vient de choisir de subir une grosse défaite plus tard, plutôt qu’une petite maintenant. L’opinion américaine s’est retournée : les Américains se foutent de l’Afganistan comme de leur première chaussette. Ils sont prêts à passer cette sinistre tartarinade par pertes et profits (ces renforts vont coûter une trentaine de milliards de dollars). C’est pourquoi UBuama leur serine qu’il s’agit de « leur sécurité ». Comment un pays de loqueteux et de gardiens de chèvres pourrait-il menacer la forteresse Amerika ?

Certains ont dit qu’Obama était le produit d’une certaine partie du lobby juif aux Etats-Unis. Peut-être.  Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il est le produit du lobby militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde l’Amérique, le 17 janvier 1961. Ce vieux singe avait raison. Ce lobby a récupéré sa place proéminente en 2001. Il a relancé la guerre tous azimuths, il a fortement contribué au déficit abyssal qui entraîne la crise économique. Obama a été élu pour mettre un terme au spectacle lamentable du débile mental nommé George Bush. Mais on voit maintenant qu’il en reprend les antiennes, qu’il envoie des renforts massifs (qu’il n’a d’ailleurs pas sous la main) et qu’il sera, dans cette logique, amené à intervenir de plus en plus au Pakistan. C’est ainsi que l’Amérique, au grand soulagement des peuples du monde, finira par s’auto-détruire.

Quant à Sarközy, il va faire comme d’habitude : le toutou qui fait où on lui dit de faire.

LA HAINE OBLIGÉE DE L’ALLEMAGNE

26 novembre 2009

Penant qu’ils en extraient un maximum d’or et de bien, y compris des bateaux de guerre, gratuits, les juifs s’obigent rituellement à haïr l’Allemagne et les Allemands. Tous les historiens vous diront que l’Allemagne était, de tous les pays européens, le pays le plus ouvert, le plus accueillant aux entreprises des juifs allemands et que, avant la guerre de 14, l’antisémitisme était nettement plus virulent en France ou en Angleterre qu’en Allemagne.

Mais il faut toujours des idéologues pour ressasser les haines recuites. Voici sur le site AKADEM, site de propagande judéo-sioniste, une brève recension d’une de ces dernières conneries à se faire imprimer:

L’Allemagne et ses juifs, avec Roland Charpiot <http://www.akadem.org/sommaire/series/module_6979.php>

 

Peut-on atteindre le summum de l’antisémitisme, si ce sentiment n’est pas profondément inscrit dans le patrimoine historique d’une Nation?  Pour Roland Charpiot, la réponse est implicite.  Ecore faut-il le démontrer rigoureusement. C’est ce qu’il s’emploie à faire, dans son ouvrage « l’Allemagne et ses juifs ».

Les six millions de victimes de la Shoah, ont été précédées par d’innombrables signes avant-coureurs.  Des pogroms du Moyen-Age, aux imprécations judéophobes de Martin Luther, en passant par la « réglementation à l’usage des juifs » de Frédéric Il (dont Mirabeau disait qu’elle était « digne d’un cannibale »), les invectives et jugements haineux du prédicateur Adolf Stoecker et de l’historien Heinrich von Treitschke, la tradition antisémite allemande semble ininterrompue.

Certes il y eut des accalmies, des bouffées de tolérance avec l’arrivée au pouvoir de Bismarck ou encore la Constitution weimarienne; mais  l’antisémitisme n’a jamais cessé de se manifester aussi bien au sein d’associations et de partis influents que dans l’opinion publique.  

Noire ingratitude, si l’on songe à tout ce dont l’Allemagne est redevable à la créativité et au talent juifs tant sur le plan culturel que dans le domaine économique. Troublante contradiction si l’on en juge par l’exceptionnelle acculturation des juifs allemands.  » Ces deux peuples attirés secrètement l’un vers l’autre ne pouvaient s’entendre. affirmait le philosophe Cioran.  Comment les Allemands, ces arrivistes de la fatalité, auraient-ils pardonné aux juifs d’avoir un destin supérieur au leur?

Cette thématique douloureuse pose la question de la responsabilité de l’ensemble du peuple allemand dans la Shoah.

 

Ed. Vuibert, 245 p., septembre 2009.

KHÂGNEUX = CAGNEUX BOUTONNEUX

26 novembre 2009

Déjà, il porte le nom d’un possible médicament pour les déplaisants reflux gastriques : GASTARD, Florentin. Il est en khâgne, la classe qui prépare au concours de Normale Sup Lettres. Mais ce fêlé entend donner son avis sur… la politique, l’extrême-droite, comme il dit. En voici un passage :

Le cas Dieudonné

Tout d’abord, afin que la sombre personnalité du comédien Dieudonné ne nous hante plus longtemps, il convient de commencer ce tableau par son ignoble combat. Chacun se rappelle,en effet, que l’acteur, qui avait déjà fait quelques incursions dans le monde politique avant cette année, s’est présenté aux dernières élections européennes (juin 2009) à la tête d’une liste « anti-sioniste », accompagné de pseudo-intellectuels tels que Alain Soral, de musulmans extrémistes ou encore d’un prétendu rabbin opposé à l’existence de l’Etat d’Israël. Si les médias et le pouvoir ont poussé des cris (et ils avaient bien raison, d’autant plus que Dieudonné avait déjà déclaré qu’il ne voyait aucune différence entre un « sioniste » et un « juif »…) contre ce qui s’apparentait à une résurgence d’antisémitisme en France, cela n’a servi qu’à faire de la publicité à cette mouvance détestable, jusqu’à ce qu’elle atteigne dans un sondage du site Agoravox 17% des intentions de vote. Dieudonné, héritier d’une certaine gauche qui n’a jamais caché son antisémitisme, et qui va de Jaurès à Laval en passant par Marcel Déat, se différencie pourtant de ses éventuelles sources d’inspiration en ce que son message « anti-sioniste » constitue son seul et unique argument. Sur ses conceptions sociales, économiques ou culturelles, nous n’aurons guère eu d’éclaircissements. C’est que l’extrême droite dont il se réclame touche aux limites de l’apolitisme ; celle-ci ne se bat pas pour des valeurs, en vertu de convictions, mais contre un système honni, sans qu’elle n’ait rien à proposer pour le changer. En cela, elle se rapproche du mouvement anarchiste de mai 68 ; de fait, elle est pleinement héritière de la médiocratisation issue de la modernité : un sentiment de rejet est au fondement de son existence, et assure dans le même temps son inauthenticité fondamentale en tant que force politique structurante de la société. Elle est, et cela est incontestable, le degré zéro de la politique.

Internet, terreau de l’extrême droite
L’essor de l’extrême droite, et sa représentation au second tour de l’élection présidentielle de 2002, n’aurait pas été possible sans l’arme fatale qu’a constitué pour celle-ci la « révolution » internet. En effet, ce sont des centaines de blogs nauséabonds qui pullulent aujourd’hui sur la toile, qui fustigent les étrangers, et qu’on autorise sans mal, puisque sur internet, tout est autorisé. Ces voix anonymes, incultes pour la plupart, insultantes et à la violence sans nom, semblent provenir d’individus fortement désocialisés, qui ont un véritable mal de vivre et qui l’expriment, sans crainte des poursuites judiciaires et du regard de l’autre. A l’époque de la montée du chômage, en effet, il n’est pas rare que des hommes et des femmes désoeuvrés, honnêtes jusque-là, plongent dans l’enfer de la vitupération raciste et antisémite. Ceux-ci se rêvent alors les porteurs d’une France nouvelle, épurée, délivrée du barbare, des prétendues influences américaine et musulmane. Affrontés aux difficultés de la vie moderne et citadine, souvent à l’origine d’un sentiment de perte des repères, ils veulent retrouver, comme le fasciste Pierre Drieu La Rochelle dans les années 30, « le souffle de la vie forte ». 

N’en jetons plus, la cour est pleine. Ce genre d’ânerie, « qu’on autorise sans mal puisque sur internet  tout est autorisé » (mais qui « autorise tout ??) se répète partout ad nauseam. Ce boutonneux ferait mieux de se consacrer à ses versions latines (s’il en est capable).

LES MABOULS ARRIVENT À LEURS FINS

20 novembre 2009

Un élève d’origine turque négationniste du génocide arménien sanctionné à Nancy

L’affaire fait les unes de la presse turque telle que Today’s Zaman et Hürriyet. Le jeune Mustafa Dogan, élève d’origine turque de 3e au Lycée Jacques Marquette de Nancy a été exclu pour deux jours de son établissement scolaire par mesure disciplinaire pour avoir nié le génocide arménien.

« Il a été soumis à un quasi harcèlement moral de la part de ses professeurs au motif qu’il niait le prétendu génocide arménien » écrivent les médias turcs qui se déclarent « scandalisés » par les faits. Le professeur d’Histoire aurait dit au jeune Mustafa « si tu n’admets pas le génocide dans une composition écrite intitulée « Le génocide arménien commis par l’Empire ottoman : un crime contre l’humanité », je te mets un zéro pointé et tu peux dire adieu à ton passage au lycée ».

Le père convoqué par le professeur a défendu son fils en rappelant que la négation du prétendu génocide arménien n’était pas un délit pénal. Le Principal du lycée aurait répondu « Je vois maintenant où votre fils apprend de telles choses » et décidé de sanctionner l’élève.

Krikor Amirzayan

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=56206

C’est le résultat du terrorisme intellectuels des hyper-nationalistes arméniens. Des fous qui méritent l’asile.

DES ARMÉNIENS DÉMENTS

19 novembre 2009

La FRA (fédération révolutionnaire arménienne) voit sa proposition de loi sur le négationnisme du génocide rejetée par le parlement à Erevan : Le Code pénal arménien prévoit déjà de lourdes amendes et jusqu’à quatre ans de prison pour négation publique des génocides et «autres crimes contre l’humanité ». L’amendement déposé par la FRA le mois dernier, visait à étendre la peine maximale à cinq ans de prison et à rendre les sanctions applicables également en cas de minimisation ou de justification du génocide des Arméniens. 
Cette tentative de renforcement de la loi par le Parti Dashnagtsoutioun [l'un des plus vieux partis arménien, réactionnaire, extrémiste, a longtemps pratiqué le terrorisme] visait à contrer les protocoles et les travaux de la commission chargée de l’histoire, pour pouvoir le cas échéant poursuivre ceux qui remettraient en question la réalité du génocide au sein de cette commission. [En clair, ils voulaient pouvoir saboter le contenu des futures éventuelles négociations entre la Turquie et la République d'Arménie.]
Le ministère de la Justice s’est opposé à cette proposition, et la commission en charge des lois a reporté l’examen du texte à au moins deux mois, expliquant que cela poserait de très graves problèmes aux négociations en cours avec la Turquie. 
L’adoption d’un tel texte pourrait conduire la Turquie à réactiver le fameux article 301 qui punit pour insulte à la nation turque ceux qui osent parler de génocide a encore déclaré le président de la commission des lois, qui n’est autre que l’ex-ministre de la Justice David Haroutounian 
En clair, l’Arménie se prive de renforcer son arsenal juridique contre le négationnisme du génocide arménien pour ne pas fâcher la Turquie, un retournement de situation qui ne manque pas de sel. [L’émigration trépigne de rage à l’idée que l’Arménie, exsangue, à la veille peut-être d’être lâchée par une Russie qui a d’autres chats à fouetter, prend le chemin du réalisme et cherche un terrain d’entente avec la Turquie, clé de l’ouverture des frontières. Il faudrait alors abandonner les gadgets et les cris de guerre des émigrés arméniens, qui vivent dans le confort occidental, mais aimeraient bien que les Arméniens pauvres du pays natal aillent se faire casser la figure par leurs voisins…

L’ignominie et le cynisme des prétendus nationalistes arméniens sont particulièrement répugnants.

20 novembre 2009

http://www.gamkonline.com/detail.php?r=0&id=8918&l=fr

ILS BALISENT

10 novembre 2009

Cheval de Troie sur eMule

VENDREDI, 06 NOVEMBRE 2009
MATHIEU MOLARD

 

Tous les utilisateurs de logiciel dit de peer to peer (eMule, LimeWire…) savent que le dernier Woody Allen peut parfois dissimuler des productions plus polissonnes.

Si cela ne prête que peu à conséquence quand il s’agit de films pornographiques, le danger est bien plus grand quand le contenu est d’un autre ordre. Des vidéos de propagande antisémite ou pédophiles transitent sur les logiciels peer to peer, dissimulées derrière les titres des bestsellers du moment.

Un entretien du négationniste Roger Dommergue remplace Unglourious Basterds sur les sites de téléchargement. Ce fichier présenté comme la version française du dernier opus de Quentin Tarantino transite massivement via les principaux logiciels de peer to peer (eMule, LimeWire…). La violence des propos relègue au rang de modéré le trop médiatique Dieudonné. Pendant presque deux heures celui qui se présente comme un « professeur juif » (sic) reprend la rhétorique propagandiste du troisième Reich matinée de révisionnisme (qu’il oppose à l’école « exterminationiste »), n’hésitant pas à convoquer indifféremment l’Abbé Pierre, Albert Camus, Simone Weil ou Robert Faurisson pour soutenir ses propos. Il présente « l’esprit spéculo-parasitaire » et le « physiques de carnassiers sans âmes, l’œil sans sentiments des sémites » comme une conséquence de la « circoncision au huitième jour » (à l’origine d’un dérèglement hormonale) !

La vidéo également présente sur You Tube et Dailymotion est notamment référencée sous les termes mensonge Juif, Islam, France, florence Foresti, Arthur… L’auteur s’était déjà tristement illustré en diffusant un ouvrage soutenant ouvertement l’idéologie et l’action hitlérienne, Vérité et Synthèse, la fin des impostures, également disponible en ligne.

 http://www.actutoulouse.fr/20091106462/libres-propos/libres-propos/cheval-de-troie-sur-emule.html

 Le gus oublie de donner l’adresse du petit livre de Dommergue Polacco de Menasce, Vérité et synthèse :

http://aaargh.codoh.info/fran/livres9/POLACsynthese.pdf

LES ESPIONS IRANIENS D’ISRAEL

10 novembre 2009

Par Serge Thion

Le Forward (ancien Vorwärts, quand il était imprimé en yiddish), le journal des juifs new-yorkais, publie un article d’un scribouillard nommé Meir Javedanfar, un nom moyennement persan. Le thème est « le cerveau derrière Ahmadinejad ». Il prétend expliquer d’où proviennent l’obsession révisionniste du président iranien, et son « antisémitisme » radical. Comme des dizaines d’articles avant lui, ce papier pointe la personnalité d’un « philosophe » iranien nommé Ahmad Fardid (1909-1994). Après des études à Téhéran et à la Sorbonne, Fardid a suivi les séminaires de Heidegger à Heidelberg. C’est ce qui permet à cet imbécile de Javedanfar de dire que Fardid était un « admirateur » d’un « dirigeant intellectuel supporter de l’idéologie nationale socialiste de Hiter (sic) ». Cet ignoramus ne sait pas de quoi il parle. Mais en déformant à outrance des faits par ailleurs bien connus, il essaie de créer une filiation directe Hitler -> Heidegger -> Fardid -> Ahmedinejad. Chaque étape de ce raisonnement est un mensonge énorme.

Cet espion au petit pied ignore beaucoup de choses. Nous sommes en mesure de révéler que dans les années 90, les dirigeants iraniens ont commencé à se poser des questions sur la signification du révisionnisme de l’Holocauste et sur les limites de l’antisémitisme, dont ils percevaient les échos assourdis à Téhéran. Ils ont alors fait ce que trop peu de gens se décident à faire, ils ont été à la source. Ils ont invité à Téhéran plusieurs révisionnistes connus, dont deux Français particulièrement en pointe. Pour l’heure, on ne donnera pas les noms, mais ils sont assez évidents. Des équipes attachées à la présidence (dès l’époque Khatami), formés d’universitaires de haut niveau, se relayaient pour poser des questions sur tous les aspects du révisionnisme et de l’histoire de la seconde guerre mondiale, pendant des séances de travail qui pouvaient durer dix-douze heures par jour. Ils ont de la sorte accumulé, des milliers de pages de notes, prises en farsi (la langue persane). Par la suite, un petit groupe a été chargé de rassembler une documentation écrite, récupérée sur Internet, qui a été rendue disponible sur papier. Ce groupe a exposé le résultat de ses recherches lors de la conférence révisionniste de décembre 2006, s’attirant les louanges des visiteurs étrangers.

Le révisionnisme en Iran a donc été l’objet d’une demande et d’une étude très approfondie, dès avant l’arrivée à la présidence de Mahmoud Ahmedinejad. Certainement, le terrain était préparé par des penseurs comme Fardid qui avait élaboré le concept de « ouestoxification », signifiant par là que l’emprunt direct et brutal des idées occidentales aurait pour effet la mort de la civilisation persane plurimillénaire, et qu’il fallait donc être prudent dans les emprunts. Une clique d’occidentalisés l’avait alors dénoncé comme obscurantiste et antisémite. C’est exactement ce que fait ce Meir Javedanfar, dont le prénom révèle l’appartenance à la communauté juive iranienne. Mais il a quitté le pays natal et s’est installé en Israël, où il est devenu « spécialiste » de l’Iran et surtout des questions militaires et des affaires d’espionnage. Il a écrit un livre récent avec Yossi Malman, journaliste à Ha’aretz, et lui aussi spécialiste des questions d’espionnage, ce qui indique que ces deux personnages sont à la solde du Mossad, qui entretient une petite armée de plumitifs pour répandre son point de vue dans la presse internationale. Nous en connaissons des paquets. Par conséquent toutes les informations transmises par ces espions en civil doivent être passées au crible. La « filiation » entre Hitler et Ahmedinejad est évidemment une stupidité toatle, mais elle cadre avec la propagande sioniste classique qui fait de tout adversaire du génocide sioniste une nouvelle réincarnation du défunt chancelier allemand: Nasser fut la tête de cette série, ensuite beaucoup d’autres, Arafat, Saddam Hussein, et maintenant Ahmedinejad, qui, quand il parle, est pourtant la douceur même !!! Les Israéliens s’enfoncent dans la bêtise engendrée par un nationalisme arriéré qui ne les mènent qu’à davantages de guerres et davantage de défaites. Le jour où ils prendront conscience du désastre provoqué par leur idéologie archaïque, il sera sans doute trop tard. Il faudra jeter tout et recommencer à dessiner une identité juive qui ne soit pas un objet de dégoût et de haine pour les trois quarts de l’humanité.

L’auteur difamé : http://www.ahmadfardid.com/ (en farsi)

Photo de Meir Javadanfar lisant le quotidien de Téhéran Kayhan dans un bistrot sur une rue israélienne: http://www.meepas.com/aboutmeepas.htm 

« The Brain behind Ahmadinejad », 21 Oct. 2009 : http://www.forward.com/articles/117308/

LA SALE HYPOCRISIE AMÉRICAINE

7 novembre 2009

Les Etats-Unis viennent d’arrêter Josias Kumpf, citoyen américain depuis 1964, de la priver de sa nationalité et de le déporter en Autriche, d’où il était parti en 1956. Il aurait été « gardien de camp de concentration » pendant la guerre, en Pologne, à Trawniki, et à Sachsenhausen en Allemagne. C’est possible, pour un homme qui a 83 ans, il devait avoir 17 ans… un peu jeunot. Il aurait participé au massacre de 8000 juifs le 3 novembre 1943. Cette histoire est tout sauf vraisemblable. Trawniki, une des multiples annexes de Lublin était un petit camp de travail qui produisait des équipements pour l’armée allemande. Dans la littérature « classique » (Hilberg, Reitlinger, etc.) il n’est mentionné aucun massacre dans ce camp. Tuer 8000 personnes en une journée (et on ne parle pas de chambre à gaz) n’est possible que dans le monde mythologique des malades mentaux qui entretiennent mille et une légendes sous le titre global de « Holocauste ». On ne sait pas si Kumpf sera traduit en justice, s’il aura des avocats un peu burnés, mais s’il attaque bille en tête cette fable, il pourrait faire du dégât. Mais on connaît la justice de ces pays-là; c’est surtout bouche cousue.

Ce qu’il convient de souligner c’est, une fois de plus, la monumentale hypocrisie des Yankees, qui font des pieds et des mains pour que leurs massacreurs galonnés, à eux, ne passent pas devant le Tribunal Pénal International. Au procès de Phnom Penh (Pol Pot et compagnie) aucun militaire américain, pourtant responsables de 600.000 morts par bombardement, n’a été convoqué. Les massacres en Iraq et en Afghanistan ne donnent lieu à aucune poursuite. Des dizaines et des centaines de milliers de gens déchiquetés par les bombes US…

Dans les pays civilisés, on connaît, depuis toujours le principe de la prescription. C’est un principe rude, pour les victimes, mais sage, pour la cohésion sociale. Les Américains qui ne sont pas réellement chrétiens (leur protestantisme est une pâle copie  du judaïsme) ne connaissent pas le pardon, qui est à la base de la prescription des crimes. En France, il a fallu faire une énorme entorse à nos traditions juridiques pour proclamer que les crimes contre l’humanité (une catégorie qui n’existait pas lors de la guerre) deviennent « imprescriptibles », ce qui est un crime contre l’esprit, la loi de l’époque et les traditions. Mais les tortionnaires et les massacreurs de la guerre d’Algérie ont été…amnistiés. Recta. Les Américains en sont restés à leur sauvagerie anglo-saxonne, à la loi du talion et à celle de Lynch. On vient encore de le voir à propos de Roman Polanski, certainement criminel, mais dont les crimes sont prescrits en Europe. Donc avant de déporter l’infortuné Kumpf, il serait bon que les Américains exercent la même justice à l’égard des massacreurs du Viêt-Nam, des bombardeurs du Cambodge, des tortionnaires de l’Iraq, des assassins des cortèges de noces en Afghanistan, sans parler des crimes abominables qu’ils permettent à leurs alliés israéliens, dont ils sont aussi redevables, comme financiers et fournisseurs d’armes. Alors l’Amérique, basta. C’est au lance-flammes qu’il faudrait nettoyer ce repaire de fauves. Patience.

PASSEPORT POUR PIMLICO

25 octobre 2009

par AAARGH

Dans sa folle jeunesse, Nick Griffin, militant du nationalisme anglais, était un révisionniste convaincu. Nous l’avions accueilli au Palais de Justice de Paris pour une petite visite, lors d’un des multiples procès du professeur Faurisson. Ce devait être vers 1983 ou 85. Les visiteurs étrangers se pressaient: le révisionnisme avait fait irruption dans la grande presse internationale. Nous avions pas mal travaillé.

Quinze ans plus tard, Griffin a fait son chemin. Il a éliminé ses concurrents en leur faisant des crocs-en-jambe fort démocratiques. Il a pris vingt kilos et a dû faire son aggiornamento politique. Pour assumer son passé et présenter un visage qui « passe » la rampe dans le contexte politique actuel, il faut une souplesse d’acrobate consommé. Griffin est une bête politique et il connaît à fond l’art de se renier sans se renier et de s’affirmer sans s’affirmer. Ce sont là les jeux ordinaires de la politique, une affaire assez sale dans laquelle nous ne plongerions pas le petit orteil.

L’opportunisme est certainement plus efficace que l’honnêteté, en politique, bien sûr. Griffin, devenu président de son parti (le British National Front) a profité d’un système proportionnel, exactement contraire au système de scrutin anglais (majoritaire à un tour), pour se faire élire au Parlement européen. Il est devenu instantanément « Griffin, MEP »: membre du Parlement Européen ! Cela en impose. La BBC a donc dû observer la règle du jeu et inviter le représentant d’une force politique désormais reconnue par les sacro-saints électeurs.

Une poignée de militants folkloriques gauchistes, collaborateurs de la police, ont prétendu empêcher Griffin de se rendre physiquement à la BBC, où il a pu, finalement, parvenir. La salle avait été bourrée d’immigrés, de personnes dites « de couleur », de lesbiennes, etc… Toutes personnes naturellement « offensées » par le programme du BNP, nationaliste, anti-islam sur un fond plutôt raciste. Les présentateurs ont fait montre d’une hargne sans précédent, dans une émission généralement ennuyeuse et compassée (Question Time). Ce qui était sans précédent était le nombre de téléspecteurs : 8,2 millions ! Trois fois plus que d’habitude. Le jeune taureau qui descendait dans l’arène attirait un sacré monde !

Il y eut les habituelles banderilles, la tension montait et brusquement le présentateur, M. Dimbleby (ce nom ne vient pas de Lewis Carroll) présenta l’épée pour l’estocade: « Do you deny the Holocaust ? » (Est-ce que vous niez l’Holocauste ?) Griffin hésita. L’autre répéta sévèrement sa question. Griffin expliqua qu’il avait changé de point de vue, qu’il avait écouté des enregistrement d’écoutes-radio du temps de la guerre parlant de plans pour éliminer les juifs mais qu’il ne voulait pas en dire plus à cause des lois qui, en Europe, font de la négation de l’Holocauste un délit (pour ne pas dire un crime).

Voilà comment Griffin, entre les manifestant hurleurs du dehors, l’audience surexcitée du dedans, les présentateurs ivres d’agressivité, venait de passer l’examen fatidique. C’est ce qui attend tout homme politique qui peut être soupçonné de vouloir défendre, en Europe, la liberté d’expression, la liberté de pensée et la liberté de recherche. Que Griffin ne se fasse aucune illusion: ces scènes, qui relèvent du cirque, se répéteront à chaque fois qu’il voudra prendre la parole dans une enceinte prévue à cet effet. C’est, par exemple, ce qui arrive à Chomsky, à chaque fois (plusieurs fois par mois) qu’il prend la parole en public. Depuis trente ans…

Tant que le monde n’aura pas écrasé le sionisme — le dernier grand totalitarisme de notre temps — il essaiera de museler tous ceux qui ne pensent pas et ne parlent pas comme lui. C’est un combat que nous finirons par gagner. Il suffira de prendre son temps.

25 octobre 2009

ACHTUNG ! MINEN !

23 octobre 2009

Cet écriteau, on le voyait souvent, en France, surtout dans les régions côtières, après la guerre. On devrait le remettre en usage pour tous les scrivailleurs sionistes qui pullulent dans ce qui reste de la presse écrite et parlée, dont l’agonie risque d’être longue.

Attention : terrain miné ! Il s’agit bien, comme les fins lecteurs l’auront supposé, du révisionnisme. On a vu, lors de procès récents, une meute d’avocaillons (et d’avocaillonnes) se précipiter sur le terrain de l’argumentation sioniste, et, du fait de leur prodigieuse ignorance et de leur insondable paresse, sauter sur des mines qu’ils n’avaient pas prévues. De même, pour les scrivailleurs des journaux, qui descendent comme des vautours dès qu’un « cas » de révisionnisme est signalé: Hier, l’évêque Williamson; aujourd’hui, le professeur Antonio Caracciolo, de l’Université La Sapienza de Rome. Des centaines d’autres cas sont signalés aux Etats-Unis, en Allemagne, en Scandinavie, en Espagne, en Grèce, en France même… Les dénonciateurs n’en peuvent plus. Ils explosent les uns après les autres dans des gerbes d’étincelles. L’époque ou un Faurisson ou un Butz ferraillaient vaillamment, presque seuls, est depuis longtemps révolue. Ils ont convaincu les gens par milliers. Ou d’avantage. Un peu partout, du Caire au Kamtchaka, de Chicago à Sydney… Ils ont pu donner une solide formation au président iranien, qui ne démord pas. L’ONU entre en trance. Obama a des frissons. Les prisons ne suffisent plus. On hésite à embastiller et ceux qui y sont commencent à sortir. Alors à quoi bon ? Les rodomontades israéliennes (nous allons juger et condamner tous ceux qui, dans le monde…) sont tombées dans l’oubli. La décision-cadre européenne 2008/913 n’a pas fait un pas en avant. La moitié de l’Europe ne veut pas de cette saloperie qui s’enlise. On ne sait plus quoi faire pour se faire pardonner l’existence des mines, imprévues, qui explosent au nez de ceux qui s’y attendent le moins. On envoie de plus en plus de wagons à Auschwitz, pleins d’écolier frais et rieurs, qui profitent du voyage pour faire une java de tous les diables.

Plus le temps passe, plus les mines se multiplient et rendent certains parcours dangereux. Il y a longtemps que les historiens, dans leur majorité, ont appris à contourner les questions sensibles, les mines,  qui les révisionnistes ont disposés sur les points de passage obligés. Il règne dans certains cénacles une véritable fièvre obsidionale devant les « lois mémorielles ». Certains, pour échapper, se lancent dans de longues diversions, parcourent les steppes et chipotent les cosaques. Hélas, sur leurs arrières, les mines n’arrêtent pas de détonner. Leurs jours sont comptés.

Après tout, c’est bien fait pour leur gueule. Allez-y , Messieurs. On vous enverra la Croix-Rouge, armée de beaucoup de petites cuillères.

23 octobre 2009

LE COMBLE DE L’INFAMIE SIONISTE

22 octobre 2009

il était une fois un agent du sionisme officiel qui s’était si profondément compromis avec les chefs nazis, alors qu’il était en position de pouvoir sur les 6 ou 700.000 juifs résidents en Hongrie, pendant la seconde guerre mondiale, que les autorités sionistes, en Palestine, où Reszo Käsztner avait fini par se retrouver, devant faire face à un procès en appel, qui allait révéler la véritable politique de sélection des réfugiés de la centrale sioniste,  se décidèrent à le faire assassiner par un de leurs agents, Zeev Eckstein.

Pendant qu’il se démenai en Hongrie  pour rassurer la masse des juifs qui redoutaient la déportation vers l’est, ou la Pologne, Käsztner négociait un sorte d’accord privé, secret, pour évacuer sa famille, ses amis et une sélection de richards, pleins de pognon, qui étaient prêts à tout pour échapper au sort commun. Des juifs vaniteux, pour qui le fric permettait tout. Et le fric a tout permis, en effet. Kasztner a su acheter les officiers SS qui étaient en charge du sort des juifs et qui devaient effectivement les évacuer vers l’Est, conformément au plan établi à Wannsee en janvier 42. Les Allemands venaient de conquérir la Russie d’Europe et entendaient bien se débarrasser des juifs en les chargeant de coloniser ces « nouveaux territoires », occupés seulement par des moujiks. Käsztner a donc payé les Allemands qui ont organisé un convoi ferroviaire, avec 1680 passagers, vers la Suisse, et plus tard le Portugal.

Lorsque des survivants identifièrent Käsztner en Israël, toujours employé par l’Organisation sioniste, ils déclenchèrent une campagne de presse contre lui. Pour se défendre, ils les attaqua en justice. Il gagna assez facilement en première instance, mais en appel tout le monde comprit que la défense avait trouvé des documents et des témoignages accablants pour lui et ses employeurs. Le procès a été très bien raconté par un juif américain, journaliste et scénariste, Ben Hecht, dans Perfidy. L’affaire était en train de déclencher des règlements comptes politique dans le marécage sioniste, menaçant le gouvernement de Ben Gourion, grand massacreur-en-chef de la Nakba. Le problème fut résolu à la sioniste : deux balles dans la tête. Pas d’appel. Les minutes du procès ont été publiées, en hébreu, mais jamais traduites. Cette affaire est devenue un tache obscure dans la conscience israélienne. Le livre de Ben Hecht, un partisan farouche de Jabotinsky, chantre de l’extrême-droite, est demeuré comme un objet tabou.

Et voilà que les richards et la famille de K., tous évidemment transférés à New York et ailleurs, se sont ligués pour faire un film qui blanchit K et si possible en fait un héros : rendez-vous compte, il a sauvé un jeune fille, qui a pu prendre le fameux train, qui a eu, après la guerre, deux enfants; treize petits-enfants et vingt-sept arrière-petits-enfants… Pour ces gens-là, K. était le bon dieu. Assis sur des fortunes qui n’ont pas diminué, ils réclament la béatification de leur sauveur, qui était venu à Nuremberg pour sauver et blanchir l’un des SS qu’il avait payé…

Cette affaire permet de jeter un coup d’œil sur le gouffre de corruption, de manipulation et de saloperie raciste qui a été nécessaire pour la construction de l’entité sioniste. Cette affaire de film est exposée de la manière la plus grossière (et la plus sélective) dans la gazette officielle des juifs américains, le New Tork Times d’aujourd’hui. La dégradation morale de cette petite minorité atteint des proportions nouvelles:

http://www.nytimes.com/2009/10/22/nyregion/22survivors.html?hp=&pagewanted=print

“Killing Kasztner: The Jew Who Dealt With Nazis,”

Le livre de Ben Hecht, Perfidy, est accessible en <pdf> à l’adresse:

http://aaargh.codoh.info/fran/livres6/perfidy.pdf

ILS ONT LA TROUILLE DE GUIGNOL

21 octobre 2009

 LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES

 A Lyon, droite et gauche unies pour interdire le concert de Dieudonné

par Geoffrey Mercier 

Ce doivent être de rudes crétins qui écrivent dans Le Progrès de Lyon : il croient que Dieudonné donne des « concerts »… Et ils écrivent un charabia qui est incompréhensible, même dans les plus petites traboules… Admirons le touchant spectacle de l’unanimité de tous les Pandore avant l’arrivée de Guignol :

 Apaisé. Serein. Détendu. Sur les affiches de son prochain spectacle placardées aux quatre coins de Lyon, le visage de Dieudonné tranche avec la vigueur d’une fronde qui a pris un nouveau tournant. Pour la première fois en France, la totalité des groupes politiques d’une ville a rédigé une déclaration commune pour déplorer la tenue du spectacle de l’humoriste samedi 24 octobre à la salle du Transbordeur. La nouveauté, c’est que l’UMP et ses colistiers divers droites regroupés au sein du groupe «Ensemble Pour Lyon» ont signé le communiqué.

Du côté des associations, si l’unanimité était plus attendue, elles sont toutes au rendez-vous. Licra, Crif, Mrap, LDH… Toutes pour se féliciter des prises de position des élus et du Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits. «Les Lyonnais ont mis du temps à se débarrasser des négationnistes dans leurs unversités, ce n’est pas pour les retrouver dans les salles de spectacle appartenant à la ville» commentent les représentants du Crif et la Licra Rhône-Alpes.

Lyon aux avant-postes de la lutte contre le négationnisme et les dérapages nauséeux, ce n’est pas un effet de mode. Sans se reposer sur un titre de capitale de la Résistance chèrement payé,[Arrêtez cette propagande stupide. Lyon est la capitale de la Rosette !] cette intransigeance est inscrite dans les gènes et l’Histoire de la Ville. [Et Blandine, pourquoi ils ne nous refilent pas Blandine ? Trop catholique, peut-être ??

Le paradoxe, c’est que Lyon a été le terreau parfois fertile de thèses négationnistes. [Ce connard n'ose pas dire que Faurisson y a enseigné pendant plusieurs années.] Les combats incessants d’élus [hébreux], d’associations [juives ou judaïsées] , de Lyonnais anonymes [ou bien connus au consistoire] ont permis d’éradiquer, au moins en surface, les extrémismes [Ici il manque un point] Dieudonné, nouveau symbole de cette lutte? Condamné en juin 2008 pour des propos sur la Shoah en 2005 qui avaient provoqué un tollé [tollé: cris des Juifs à Ponce Pilate, pour le pousser à faire crucifier Jésus.] , l’humoriste, dont une fille a pour parrain Jean-Marie Le Pen, avait récidivé en invitant sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson, [ancien de Lyon-2] qui conteste depuis plus de 30 ans la réalité de l’Holocauste et a déjà été condamné pour ces faits. [Non pas pour des "faits",  mais pour des opinions.]

Sa dernière venue à Lyon avait déclenché des réactions vives, certains militants associatifs n’hésitant pas à perturber son spectacle.[de vrais démocrates, quoi !]  Le gérant du ttransportuer Victor Bosch reconnait que «FDieudonné a payé un cable, mais sa production agit dans la légalité et il a un public». [Quézaco ? de l'arpitan?]

Dans un premier temps, la Licra avait demandé à la mairie de Lyon, qui a accordé une délégation de service public à la salle de spectacles, de faire interdire le spectacle. Ce qui est peu probable juridiquement sauf à considérer un trouble à l’ordre public. 

http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/2105849,192/A-Lyon-droite-et-gauche-unies-pour-interdire-le-concert-de-Dieudonne.html

SERVICES ISRAÉLIENS: DE PLUS EN PLUS MAUVAIS

18 octobre 2009

Georges Malbrunot
14/10/2009 

La France a livré du matériel d’écoutes téléphoniques aux Forces de sécurité intérieure libanaises (FSI) pour les aider à découvrir la vérité sur l’assassinat, en février 2005, de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, mais cet équipement sensible a servi ensuite à démanteler un vaste réseau d’espions pro-israéliens au Liban, ce qui a provoqué la colère de l’État hébreu.

L’affaire, confirmée par une source diplomatique et une autre au ministère de l’Intérieur, pourrait s’avérer embarrassante, lorsque le tribunal spécial pour le Liban publiera son acte d’accusation.

«L’opération s’est nouée au printemps 2006, lorsque les FSI, proches du camp Hariri, se sont plaintes de ne pas disposer d’un matériel de qualité identique à celui dont bénéficiait alors la commission d’enquête internationale», affirme une source française proche de la famille Hariri. À cette époque, les hommes du général Ashraf Rifi, patron des FSI, cherchaient à bâtir leur propre service de renseignements, pour ne pas se laisser déborder par les services existants, proches des factions rivales, notamment du Hezbollah pro-iranien.

Du matériel d’interception et de localisation d’écoutes sera livré aux FSI, par des sociétés privées françaises, après accord de l’État. Aux côtés d’autres équipements fournis eux par la CIA (en particulier, un précieux logiciel d’exploitation de données), ces outils vont notamment permettre aux enquêteurs de mettre au jour un réseau d’individus impliqués dans la préparation de l’attentat contre Hariri. Mais l’efficacité des limiers libanais finira par inquiéter leurs ennemis. En janvier 2008, le capitaine Wissam Eid, responsable des écoutes au sein des FSI, est tué, lorsque son convoi explose sur une bombe à Beyrouth.

Ces grandes oreilles devaient théoriquement traquer les communications des «ennemis syriens, iraniens et de leurs alliés locaux», mais, comme souvent en matière de fourniture de systèmes d’écoutes, ceux-ci auront d’autres applications.

Au printemps dernier, ils permettront à la Sécurité intérieure de démanteler le plus important réseau d’espions pro- israéliens au Liban. En quelques semaines, soixante-dix Libanais seront inculpés d’espionnage au profit d’Israël ; et une quarantaine de suspects placés en détention. La vague surprend par son ampleur. Juste avant des élections législatives, cruciales pour l’avenir du Liban, la pêche

tombe à pic pour le camp pro-occidental, conduit par Saad Hariri, le fils de l’ancien premier ministre, qui remportera le scrutin de juin. Le général Rifi le confiera ensuite à un diplomate français : «On avait les noms des collabos dans nos dossiers depuis quelque temps, mais on attendait le bon moment pour les sortir.»

 

Aide russe au Hezbollah

 

Inutile de dire que ces livraisons de matériel sensible ont vivement mécontenté Israël. Publiquement, rien n’a transpiré. Mais en coulisses, l’État hébreu a exprimé son courroux aux autorités françaises. Après son revers de l’été 2006 face au Hezbollah, Tsahal commit l’erreur de recruter hâtivement au Liban-Sud, pour rattraper un lourd déficit en renseignements humains dans cette région. «Mais quand on met le paquet trop vite, il y a toujours des fuites, note un expert militaire français. Le Hezbollah s’en est rendu compte, et il a renforcé les contre-mesures.» Dans cette chasse très populaire aux espions pro-israéliens, la milice chiite ne sera pas en reste pour se faire épauler. En début d’année, les services de renseignements russes (FSB) dépêchèrent auprès du Hezbollah une équipe d’experts avec du matériel, selon plusieurs sources concordantes.

En coulisses, les Israéliens accuseront même les FSI d’avoir livré des systèmes d’écoutes au Hezbollah. Faux, répondl’expert militaire, fin connaisseur du Liban. «Mais c’est vrai que la Sécurité intérieure a livré des collabos pro-israéliens au Hezbollah», ajoute-t-il. «C’est notamment le cas du colonel, qui commandait l’école des commandos de l’armée, un ancien de la milice chrétienne des Forces libanaises pendant la guerre civile. Le Hezbollah n’en a pas fait des tonnes. Il préfère garder le dossier qu’il ressortira le moment venu.» Contre ses ennemis intérieurs. Classique en matière d’espionnage.

Le Figaro

APPEL AUX LECTEURS

18 octobre 2009

Le 19 avril 1979, la télévision suisse italienne, station de Lugano, a invité Robert Faurisson et Pierre Guillaume à un grand débat avec Enzo Collotti (auteur de Germania nazista, Turin, Einaudi), Wolfgang Scheffler (collaborateur de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, expert auprès des tribunaux allemands) et Mmes Rolfi et Tedeschi (déportées à Ravensbrück et à Auschwitz). Le débat, prévu pour une heure, a duré deux heures cinquante minutes, et a bouleversé les programmes. En raison de l’intérêt suscité dans le public, l’émission a été rediffusée le 6 mai. La presse transalpine a abondamment commenté cette émission (reçue dans plusieurs régions d’Italie), dans des termes équivalents à ceux de la presse française. C’est à la suite de cette projection qu’Antonio Pitamitz, collaborateur de Storia illustrata, publiée par Mondadori, a proposé une interview écrite à Faurisson. Aujourd’hui la TSI (Télévision suisse italienne) fait savoir qu’elle a le document en archive mais que la loi suisse lui interdit de le diffuser sous quelque forme que ce soit. En d’autres termes: censure absolue, d’un document PUBLIC.

Nous lançons un appel à nos amis et lecteurs ? Quelqu’un possèderait-il un enregistement, sous une forme ou sous une autre, de cette émission ?

OBAMA ET LE PEUPLE SUPPRIMÉ PAR LES US

17 octobre 2009

Extrait d’un article de Jean-Marie Le Clézio :

Permettez-moi, monsieur le président, de vous remémorer les faits : en 1968, l’île Maurice accédait à une indépendance longuement désirée. Au moment des négociations entre les Mauriciens et le gouvernement colonial britannique, ce dernier exigea en contrepartie de maintenir son autorité sur un groupe d’îles de l’océan Indien comprenant l’archipel des Chagos, devenues de ce fait le British Indian Ocean Territory (BIOT).

Dès l’accord signé, les Britanniques s’empressèrent de louer cet archipel au gouvernement des Etats-Unis qui cherchait à établir une base militaire dans l’océan Indien. La seule exigence préalable des Etats-Unis était qu’il s’agît d’îles désertes, afin de ne pas contrevenir au droit d’éventuels habitants. Un mensonge des autorités britanniques apporta cette garantie : les Chagos, affirmèrent-elles, étaient peuplées seulement d’un groupe de pêcheurs qui n’y résidaient que le temps d’une saison. L’installation de la base eut lieu à Diego Garcia, l’île principale de l’archipel, après qu’une milice musclée eut expulsé de leurs îles les habitants, qui en réalité étaient là depuis des générations, pêcheurs et cultivateurs.

Ces malheureux durent abandonner leurs maisons et leurs biens dans des conditions dramatiques. A ceux qui refusaient d’obéir, les miliciens répondaient par la menace : « Partez, ou vous mourrez de faim. » On raconte que, lors du dernier voyage, faute de place sur le navire, certains durent abandonner leur chien sur le rivage. La compensation financière promise par le gouvernement britannique ne suffit pas à dédommager les Chagossiens. Depuis plus de quarante ans, ils sont sans domicile, sans identité. Certains survivent dans des conditions précaires à Maurice, sans travail, sans aide. D’autres ont trouvé asile en Angleterre, où ils sont des citoyens de seconde catégorie. Mais rien ne saurait remplacer leur patrie.

Toutes leurs demandes de retour dans leurs îles sont restées sans effet. Pendant longtemps, l’armée américaine leur a même refusé de venir fleurir les tombes de leurs ancêtres sous le prétexte de la menace terroriste (Diego Garcia était le point de départ des bombardements sur Bagdad). Pourtant, à plusieurs reprises, des voix se sont élevées dans le Sénat américain afin qu’on reconnaisse le droit des Chagossiens, et qu’on dénonce le mensonge qui a causé leur déportation.

Monsieur le président, vous êtes un homme de paix et de justice, vous avez le pouvoir de changer le sort de ce peuple venu d’Afrique de l’Est au temps de l’esclavage. Vous avez le pouvoir d’autoriser ces gens et leurs enfants à revenir vivre sur le sol natal, à y travailler (sur la base militaire, pourquoi pas ?), à y honorer leurs défunts. Ce ne serait pas un acte de charité, mais de justice. Ecoutez, je vous prie, la voix de la grande dame des Chagos, Charleezia, qui chante sur un rythme de séga la douleur de l’exil et l’espoir du retour. Elle en dit plus long que tous les discours.

Jean-Marie Gustave Le Clézio, Ecrivain français et mauricien Prix Nobel de littérature (2008) Le Monde, 18 octobre 2009.

Le Clézio est trop pudique. Rappelons que le territoire volé à ses habitants sert à génocider les peuples du Moyen-Orient, après le Viêt-Nam. Les Américains y ont installé des prisons secrètes sur lesquelles on ne sait pas grand chose. Guantanamo-Diego Garcia-Bagram… On attend toujours que le locataire de la Maison blanche bouge son cul et ferme ces donjons moyennageux.

MINISTRE ET ABRUTI

13 octobre 2009

par Serge Thion

Comme le dit l’organe des godillots de l’UMP, « Une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi (10 oct.) à Poitiers pendant un festival culturel a dégénéré en violences. ». Si les prisons étaient gérées simplement selon les règles, ces choses là n’arriveraient pas… Une quinzaine de vitrines ont été pétées, du verre par terre, des tags… Bref, une affaire d’Etat : immédiatement, Hortefeux est arrivé, la langue pendante, le poil hérissé et il s’est mis à aboyer à la lune: « Je n’hésiterai pas à appliquer la loi de 1936 [contre les milices fascistes qui auraient été tentées par un coup d'Etat] contre ces formes de groupes et de groupuscules, et dans un certain nombre de cas à demander [à demander à lui-même, c'est lui le détenteur du pouvoir arbitraire prévue par cette loi exorbitante] que soit prononcée la dissolution de certains groupuscules qui encore une fois [pourquoi encore une fois ?] saccagent et ne respectent pas les règles de la démocratie. » [La "loi de 36" non plus.] Il assistait, dans un garage de la préfecture, à une exposition de masques en carton qui avaient servi aux émeutiers.

Les lois normales sont en état de sanctionner ces faits, effectivement répréhensibles. Il me souvient même d’une certaine loi dite « anticasseurs » qui, dans les années 70, avait paru elle aussi exorbitante mais qui reste néanmoins inscrite dans l’arsenal répressif, extrêmement vaste aujourd’hui (et qui n’existait pas en 1936). 

Suelement, il y a un hic. Pendant que de joyeux drilles cassaient tout à Poitiers, les zorros de la brigade anti-terroriste arrivaient à l’heure du laitier chez les dirigeants du MDI (mouvement des damnés de l’impérialisme) avec à la bouche le gros mot de « dissolution ». Justement celui qui remonte à la bouche d’Hortefeux à Poitiers le lendemain. C’est de l’obsession, de la magie verbale. Or les gens du MDI n’ont jamais commis la moindre violence, il n’ont pas cassé un verre, ils n’ont pas même frappé la table du poing: ils ont parfois défilé dans la rue, sans bousculer le moindre piéton, ils ont crié leur indignation, ils ont joui de leurs droits de citoyens libres, malgrés tous les hortensias en feu, d’exprimer leurs opinions. Leur arrestation était donc totalement injustifiée et se trouve être une atteinte aux libertés publiques. Un ministre qui se livre à ce genre de délit relève de la Haute Cour.

Les flics d’ailleurs avaient l’air passablement fatigués des foucades de cet abruti qui est leur chef. Pour justifier les gesticulations sarközystes, les ministres exigent des policiers qu’ils remontent des « affaires » auréolées de la flamboyante étiquette d’« ultra-gauche ». Il l’a répété à Poitiers : il a demandé au préfet de recenser « les squats qui sont susceptibles d’accueillir ces militants d’ultra-gauche ». On ne peut pas demander à un bonhomme si fort dépourvu de cervelle qu’il est obligé d’emprunter le peu que possède Sarközy, de savoir ce qu’est réellement, historiquement, l’ultra-gauche. Donc il emploie des mots dont il ne connaît pas le sens, juste pour effarer le bourgeois – et se faire peur à lui-même. C’est classique. Il y a un siècle, on parlait « d’anarchistes ». Que ces messieurs de la maison poulaga aient été éperonnés pour trouver de l’ultra-gauche là où il n’y en a pas, on l’a vu dans la célèbre affaire Coupat. Mais les efforts de tous ces braves pandores pour « monter  » l’affaire ont tourné au grotesque.

Pas d’ultra-gauche, pas de « terroristes », pas le moindre séide du défunt Ben Laden, pas d’Afghan, pas de « burka », pas de… rien. Rien. Les flics n’ont rien à foutre. Ils s’ennuient à cent sous de l’heure. L’Etat n’est pas menacé, sinon par les banquiers frénétiques qui mettent en perce les réserves de la Banque de France. Sarközy se dépêche de faire la carrière de son fils, avant que la sienne  sombre dans le ridicule. Sommes-nous dans le pays le plus stupide du monde ?

http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&num=1409607

MARINE IMMONDE

9 octobre 2009

par Serge Thion

       Vit-on dans un pays libre ? Les individus peuvent-ils choisir leur vie sexuelle ou doit-elle être imposée par l’État ? L’Église ? Le Front national ? Le procédé de Marine Le Pen qui consiste à lire à la télévision des extraits d’un livre qui ne peuvent se comprendre que dans le contexte du livre, du récit d’une vie, dans le cas présent, dont elle prive les téléspectateurs, relève de la bassesse intellectuelle et morale qui représente bien les débats des années 30, entre fachos et cocos. 

       Frédéric Mitterrand est un homosexuel mondain, qui hante la vie parisienne depuis 30 ou 40 ans. C’est, me semble-t-il, son droit. Le délit d’homosexualité, qui faisait la fortune des spécialistes de la Mondaine et des maîtres-chanteurs, a été aboli, depuis peu, dans pratiquement toute l’Europe (il reste un crime en Chine et dans certains États américains). Dans son livre « controversé » (il est controversé parce qu’il est cru), Mitterand évoque l’univers de Patpong. Patpong est une rue de Bangkok qui est le centre d’un quartier dominé par la prostitution. C’est une industrie très prospère en Asie, mais il faut se souvenir que Patpong a été organisé pour permettre le délassement des GIs quand ils faisaient la guerre au Viêt-Nam. Les militaires appelaient « R and R » (Rest and Recreation) les séjours des soldats, officiers compris, qui prenaient d’assaut les bordels, conquêtes un peu plus faciles que le colline 712 où étaient retranchés les Viêtcongs. Par la suite, dans les années 80, Patpong est passé dans les mains du Gang des Lyonnais, qui avaient dû s’expatrier sous la pression policière française. L’ambassade de France était alors dotée d’un attaché de police qui tentait de surveiller le petit monde des malfrats français réfugiés à Bangkok. Ils exerçaient leurs talents de maquereau sous la tutelle et au profit de la police de Bangkok, pourrie jusqu’à la moëlle. (Je n’ai jamais vu d’enquête de presse sur ce sujet, pourtant les Lyonnais étaient là, j’ai parlé avec eux). Mitterrand était donc un client, parmi des milliers d’autres, venus du monde entier, qui pratiquaient chaque soir ce que l’opinion ne condamnait pas encore sous le nom de « tourisme sexuel ». Qui existe toujours et qui est florissant, plus que jamais.

     La condamnation de la pédophilie et du « tourisme sexuel » est extrêmement récente. Elle procède d’un certain puritanisme américain, qui, comme toutes les âneries inventées par l’hypocrisie américaine, fait le tour du monde. Trois ou quatre mille ans d’histoire nous garantissent que cette mode absurde ne durera pas. L’exploitation sexuelle est-elle pire que l’exploitation du travail, de la précarité sociale, de la faiblesse physique, de la beauté féminine, des discrimination raciales ? Je crois qu’elle est au contraire moins destructrice. La pluapart des jeunes femmes de Patpong finissent par en sortir, avec un petit pécule, et par se faire une autre vie, régulière celle-là. J’ai enquêté à Patpong et ailleurs et j’affirme que Mitterand – que je n’apprécie guère par ailleurs – a décrit fidèlement ce qu’il a vu, et en outre, qu’il le fait avec une force littéraire dont je ne le soupconnais pas capable. Cette campagne est abjecte : lancée par l’extrême-droite, elle est reprise par une partie de la gauche. La France se berlusconise.

10 octobre 2009

LE RETOUR D’UNE VIEILLE VÉROLE : LE FILTRAGE

9 octobre 2009

Il fuat bien reconnaître que l’AAARGH a joué un rôle de pionnier pour crever la panse aux filtreurs fous. Cette bataille a été menée sans avocats, sans pétitions, sans prévarication, juste par le fait que nous avions raison.

Mais ça recommence. A l’Assemblée nationale, on trouve une énorme bande d’abrutis complets. La preuve ? 

L’Assemblée met le filtrage du net dans les mains du juge

par Astrid Girardeau

 Bloquer les sites de jeux argent illégaux oui si le pouvoir revient au juge. C’est ce que vient de décider l’Assemblée nationale, en adoptant l’article 50, ainsi que les amendements 2, 80 et 114, du projet de le loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne.

« Entre prohibition et protection des libertés »

La censure du Conseil Constitutionnel sur le projet de loi Création et Internet planait au-dessus de l’hémicycle. Pour rappel, le 10 juin dernier, les Sages interdisaient que la coupure d’un accès à Internet puisse être décidée par une autorité administrative, l’Hadopi. « On ne bloque pas l’accès à Internet, mais à un site illégal, ça n’a rien à voir », a expliqué en séance Jean-François Lamour, rapporteur de la commission des finances. On ne touche pas à la « liberté d’information » et à la « liberté publique » sans passer par une autorité judiciaire, ont répondu en chœur un ensemble de députés.

Assez houleux, les débats ont également rappelé ceux d’Hadopi. Avec d’un côté, les députés qui s’interrogent sur l’efficacité technique, les risques collatéraux (sur-blocage, blocage par erreur, etc.), le coût financier et le danger en matière de liberté de la mise en place d’un tel dispositif. De l’autre, ceux qui répondent oui peut-être, mais il faut y aller malgré tout et rapidement. « La réactivité conditionne l’efficacité », a soutenu Jean-François Lamour. Alors que le député socialiste Gaëtan Gorce appelait à « une réflexion, qui ne va cesser de se poser dans les prochaines années, entre prohibition et protection des libertés. »

Le juge introduit dans le processus

L’article 50 présenté ce matin prévoyait que ce soit l’autorité administrative indépendante, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) qui ait le pouvoir d’ordonner, à un fournisseur d’accès Internet (FAI) ou à un hébergeur, le blocage d’un site de jeux non-labellisé par l’Etat. En votant les trois amendements, les députés ont rejeté ce processus, et réintroduit le juge.

Désormais, quand un tel site, français ou étranger, sera repéré, l’ARJEL sera chargée de lui envoyer une mise en demeure lui demandant de régulariser sa situation. Sans réponse dans les huit jours, si elle souhaite qu’il soit bloqué, elle devra alors saisir un juge des référés. Et c’est lui qui décidera d’ordonner au FAI ou à l’hébergeur d’empêcher l’accès de ce site depuis la France.

La décision a été prise avec le soutien du ministre du budget, Eric Woerth, mais contre l’avis du rapporteur, Jean-François Lamour. C’est finalement un retour à la version initiale du texte. En effet, comme on le rapportait vendredi dernier, le texte original prévoyait bien le juge, mais lors de son passage en Commission des finances, en juillet dernier, un amendement déposé par Jean-François Lamour a remis le plein pouvoir dans les mains de l’ARJEL . Et ce, malgré l’avis du gouvernement. « Il est plus sûr de passer par le juge », indiquait alors Eric Woerth.

« Toute mesure de blocage est contournable »

« Toute mesure de blocage est contournable. Je suis conscient que c’est un sujet pas évident. Et aujourd’hui on a pas de solutions sans avoir des dommages collatéraux », a expliqué le député UMP Lionel Tardy. Et de citer le cas du site révisionniste Aaargh, qui est réapparu presque aussitôt après la décision du tribunal de Paris d’interdire son accès. Selon lui, on aurait mieux à faire en agissant sur la maîtrise des flux financiers.

« Je suis convaincu que les FAI savent le faire, je ne peux pas entendre qu’on ne maîtrise pas un outil comme celui-là », a répondu Jean-François Lamour. Tout en reconnaissant que, seul, le blocage serait « une barrière pas suffisamment haute et solide » pour lutter contre les sites illégaux, mais qu’il faut l’apprécier dans un paquet, qui comprend également le développement « d’une offre légale, concurrentielle et diversifiée ». Il a également admis que cela serait contournable, mais pour une infime minorité.

De même, Eric Woerth estime qu’on ne peut pas avoir « une vision si laxiste du sujet ». Il évoque alors une série de chiffres (dont on ne connaît pas la source). Par exemple « qu’on sait faire pour 95% des cas », et que le blocage sera utile pour « 98% des joueurs ».

« Et si non, on est mal »

« Si le blocage ne peut être efficace, alors il faut aller se coucher !, a répliqué de son côté le député UMP Jaques Myard. Vous me dites que la Fédération Française des Télécoms a mis en place un système qui fait passer l’information de droite et de gauche et que nous ne sommes pas capables de le réguler et de bloquer un site. Eh bien je dis non ! »

Selon lui, on est « parfaitement capable de le faire à 98-99%, mais ça demande de gros moyens, ça nécessite des ordinateurs puissants. Et connaissant l’industrie de l’armement, je sais que ça existe ! Et si non, on est mal, car derrière, c’est l’ensemble d’un système économique qui sera mis par terre. »

« Ouvrir la porte à d’autres possibilités de filtrage »

Pour le député Gaëtan Gorce, cette question pose un problème de liberté publique et risque d’ouvrir la boîte de Pandore. « Confier à une autorité administrative, même indépendante, de bloquer des sites, c’est entraver l’exercice d’une liberté et ouvrir la porte à d’autres possibilités de filtrage », a t-il déclaré en séance. Selon lui, « on risque de mettre en place un engrenage où l’administration se donnerait le droit de filtrer les sites qui lui posent problème. »

Conscient que la question du filtrage (déjà posée dans Hadopi, et bientôt de nouveau abordée dans la Loppsi) va revenir fréquemment devant le parlement, il souhaite qu’il y ait une réflexion de fond sur « une philosophie et des principes qui nous permettent d’aborder ces questions plus sereinement ».

Par ce nouveau vote, les députés actent le recours au blocage comme méthode pour lutter contre les sites illégaux. Maintenant, comme pour la loi Création et Internet, reste la difficulté pratique de sa mise en application.

 http://www.ecrans.fr/Toute-la-planete-Internet-comme,8316.html

UNE LETTRE UN PEU EMBARASSANTE

9 octobre 2009

Il s’agit d’une lettre envoyée par le vétéran du révisionnisme américain, le doux et paisible Bradley Smith, à une sommité universitaire. A déguster à la petite cuillère.

 

 

President Drew Faust
Office of the President
Harvard University
Massachusetts Hall
Cambridge, MA 02138 USA
5 Octobre 2009
Monsieur le Président,
Il semble que le corps enseignant de Harvard ait adopté une stratégie
consistant à refuser de poser des questions sur les armes de destruction
massive allemandes de la deuxième guerre mondiale (les chambres à gaz). Il
semble également que, vu son silence, ce même corps enseignant de Harvard
estime qu’il n’est pas convenable de mettre en question la « monstruosité
unique » des Allemands, et qu’il ne veuille pas apporter son soutien aux
étudiants de Harvard qui seraient prêts à un libre échange d’idées sur ces
deux points. Le Bureau du Président soutient-il ce tabou? Je n’ai rien
entendu qui me laisse penser que ce n’est pas le cas.
   Le 8 septembre, le « Harvard Crimson » a publié mon annonce où je demandais
pourquoi le général Dwight D. Eisenhower, dans [ses mémoires] « Crusade in
Europe », avait choisi (choisi!) de ne pas mentionner les armes de
destruction massive allemandes de la deuxième guerre mondiale, les « chambres
à gaz ». Mon annonce posait la question: « Pourquoi donc? » J’y demandais
également qu’un professeur, quelqu’un, de l’Université de Harvard, me
fournisse « preuve à l’appui, le nom d’une personne tuée dans une chambre à
gaz d’Auschwitz ».
   Le 9 septembre, Maxwell L. Child, président du « Harvard Crimson », s’est
cru obligé de présenter ses excuses pour avoir publié cette annonce, disant
que le texte « contestait que l’Holocauste ait eu lieu » (il ne le contestait
pas) et qu’il avait provoqué la colère de beaucoup de membres de la
communauté de Harvard. Les responsables du « Crimson » ont alors publié une
lettre spécifiant « Nous estimons qu’une telle annonce [sur ces questions] ne
devrait jamais figurer dans les pages d’un journal d’étudiants ».
   Pas un membre du corps enseignant de Harvard n’a tenté de répondre à
l’une ou l’autre de mes questions et il ne semble pas qu’un seul membre de
ce corps enseignant de Harvard ait apporté son soutien aux étudiants
journalistes du « Crimson » qui avaient été favorables à la publication de
l’annonce. Quand les courriels, coups de téléphone et lettres se sont
déversés sur le « Crimson » en provenance de groupes à-intérêt-spécial
appartenant au campus ou extérieurs au campus, le corps enseignant de
Harvard a joué le rôle de « spectateur » et laissé dans le pétrin les
journalistes du « Crimson ».
   Monsieur le Président, pourquoi pensez-vous qu’il ne se trouve pas un
universitaire, à Harvard, pour accepter de répondre à deux questions simples
sur les armes de destruction massive allemandes? Pourquoi pensez-vous que le
corps enseignant de Harvard refuse de soutenir des journalistes du « Crimson »
qui sont en faveur d’un libre échange d’idées sur la question? Est-ce que le
Bureau du Président confirme qu’il existe à Harvard un tabou interdisant de
s’interroger sur l’opinion orthodoxe (celle de l’Etat) relative aux armes de
destruction massive allemandes?
   Ne pensez-vous pas qu’il est normal que les étudiants de Harvard soient
au courant du fait que Dwight D. Eisenhower ait choisi (choisi!) de ne pas
mentionner les chambres à gaz dans son « Crusade in Europe »? du fait que
Winston Churchill, dans les 6 tomes de son « Histoire de la 2e guerre
mondiale », ait choisi de ne pas mentionner les chambres à gaz? du fait que
Charles De Gaulle ait choisi de ne pas mentionner les chambres à gaz
allemandes dans ses « Mémoires »? du fait que, alors que le premier ministre
israélien Benjamin Netanyahu, rien que le mois dernier, s’est adressé à
l’Assemblée générale des Nations unies pour proclamer que les protocoles de
Wannsee contenaient des renseignements « précis » sur l’extermination des
juifs, les gens qui ont produit ces protocoles aient choisi de ne pas
mentionner les chambres à gaz? Que pense le corps enseignant de Harvard de
cette « précision »? Exactement?
   Peut-être estimez-vous que poser des questions critiques sur les armes de
destruction massive allemandes c’est faire preuve de « haine ». Si c’est le
cas, c’est que vous considérez le fait de poser de telles questions comme un
problème moral. Je le vois, moi aussi, comme un problème moral mais d’un
point de vue, à mes yeux, différent. Je considère comme immoral de supprimer
la liberté intellectuelle à Harvard, comme de la supprimer où que ce soit.
Je considère comme immoral que le corps enseignant de Harvard (ou tout autre
corps enseignant) ne vienne pas en aide à des étudiants qui ont fait le
choix d’un libre échange d’idées et d’une presse libre; qu’il est immoral
que le corps enseignant de Harvard exploite un tabou interdisant à des
étudiants de s’interroger sur une accusation de monstruosité unique
régulièrement portée contre autrui.
   Le corps enseignant de Harvard a le droit d’être sceptique face à chacun
des arguments révisionnistes mettant en doute les armes de destruction
massive allemandes. Le scepticisme, ce n’est pas un péché. Les
révisionnistes sont sceptiques face aux allégations officielles concernant
les ADM allemandes et ils ont publié une vaste documentation expliquant les
raisons de leur scepticisme. A ma connaissance, il n’y a pas un seul
professeur à Harvard qui ait publié dans un seul journal évalué par ses
pairs un seul article qui illustrerait l’inanité d’un texte révisionniste
fondamental sur les ADM allemandes. Le scepticisme du corps enseignant de
Harvard, alors, ne fait que révéler sa crédulité.
   Monsieur le Président, estimez-vous normal que le Bureau du Président
permette et même approuve qu’un tabou l’emporte sur la liberté
intellectuelle à Harvard? qu’un tabou puisse servir à interdire un libre
débat dans des publications d’étudiants sur la question de l’utilisation par
les Allemands d’armes de destruction massive? Si c’est le cas, à quoi
devrai-je distinguer un membre de votre faculté adepte de ce tabou
particulier d’un membre du culte du cargo des mers du Sud adepte de quelque
autre tabou? A ses pantalons?
   Merci de votre attention
Bradley R. Smith, Fondateur du
Committee for Open Debate on the Holocaust
[Comité pour un débat public sur l'Holocauste]
PO Box 439016
San Ysidro, California  92143
Bureau:   209 682 5327
Courriel:  bradley1930@yahoo.com
Site:    www.codoh.com
NOTE: J’enverrai copie de cette lettre à quelques-uns de vos collègues ainsi
qu’à d’autres personnes qui, je pense, devraient être intéressées.
<END>
Pour le « culte du cargo », voir:
http://www.oceanie.org/graphes/cultes_du_cargo.html

President Drew Faust
Office of the President - Harvard University - Massachusetts Hall
Cambridge, MA 02138 USA

5 Octobre 2009

Monsieur le Président,

Il semble que le corps enseignant de Harvard ait adopté une stratégie consistant à refuser de poser des questions sur les armes de destruction massive allemandes de la deuxième guerre mondiale (les chambres à gaz). Il semble également que, vu son silence, ce même corps enseignant de Harvard estime qu’il n’est pas convenable de mettre en question la « monstruosité unique » des Allemands, et qu’il ne veuille pas apporter son soutien aux étudiants de Harvard qui seraient prêts à un libre échange d’idées sur ces deux points. Le Bureau du Président soutient-il ce tabou? Je n’ai rien entendu qui me laisse penser que ce n’est pas le cas.

   Le 8 septembre, le Harvard Crimson [revue des étudianst de Harvard] a publié mon annonce où je demandais pourquoi le général Dwight D. Eisenhower, dans [ses mémoires] Crusade in Europe, avait choisi (choisi!) de ne pas mentionner les armes de destruction massive allemandes de la deuxième guerre mondiale, les « chambres à gaz ». Mon annonce posait la question: « Pourquoi donc? » J’y demandais également qu’un professeur, quelqu’un, de l’Université de Harvard, me fournisse « preuve à l’appui, le nom d’une personne tuée dans une chambre à gaz d’Auschwitz ».

   Le 9 septembre, Maxwell L. Child, président du Harvard Crimson, s’est cru obligé de présenter ses excuses pour avoir publié cette annonce, disant que le texte « contestait que l’Holocauste ait eu lieu » (il ne le contestait pas) et qu’il avait provoqué la colère de beaucoup de membres de la communauté de Harvard. Les responsables du Crimson ont alors publié une lettre spécifiant « Nous estimons qu’une telle annonce [sur ces questions] ne devrait jamais figurer dans les pages d’un journal d’étudiants ». 
          Pas un membre du corps enseignant de Harvard n’a tenté de répondre à l’une ou l’autre de mes questions et il ne semble pas qu’un seul membre de ce corps enseignant de Harvard ait apporté son soutien aux étudiants journalistes du Crimson qui avaient été favorables à la publication de l’annonce. Quand les courriels, coups de téléphone et lettres se sont déversés sur le Crimson en provenance de groupes à-intérêt-spécial appartenant au campus ou extérieurs au campus, le corps enseignant de Harvard a joué le rôle de « spectateur » et laissé dans le pétrin les journalistes du Crimson.
      Monsieur le Président, pourquoi pensez-vous qu’il ne se trouve pas un universitaire, à Harvard, pour accepter de répondre à deux questions simples sur les armes de destruction massive allemandes? Pourquoi pensez-vous que le corps enseignant de Harvard refuse de soutenir des journalistes du Crimson qui sont en faveur d’un libre échange d’idées sur la question? Est-ce que le Bureau du Président confirme qu’il existe à Harvard un tabou interdisant de s’interroger sur l’opinion orthodoxe (celle de l’Etat) relative aux armes de destruction massive allemandes?  Ne pensez-vous pas qu’il est normal que les étudiants de Harvard soient au courant du fait que Dwight D. Eisenhower ait choisi (choisi!) de ne pas mentionner les chambres à gaz dans son Crusade in Europe? du fait que Winston Churchill, dans les 6 tomes de son Histoire de la 2e guerre mondiale, ait choisi de ne pas mentionner les chambres à gaz? du fait que Charles De Gaulle ait choisi de ne pas mentionner les chambres à gaz allemandes dans ses Mémoires de guerre? Du fait que, alors que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu,  le mois dernier, s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies pour proclamer que les protocoles de Wannsee contenaient des renseignements « précis » sur l’extermination des juifs, les gens qui ont produit ces protocoles aient choisi de ne pas mentionner les chambres à gaz? Que pense le corps enseignant de Harvard de cette « précision »? Exactement?

   Peut-être estimez-vous que poser des questions critiques sur les armes de destruction massive allemandes c’est faire preuve de « haine ». Si c’est le cas, c’est que vous considérez le fait de poser de telles questions comme un problème moral. Je le vois, moi aussi, comme un problème moral mais d’un point de vue, à mes yeux, différent. Je considère comme immoral de supprimer la liberté intellectuelle à Harvard, comme de la supprimer où que ce soit. Je considère comme immoral que le corps enseignant de Harvard (ou tout autre corps enseignant) ne vienne pas en aide à des étudiants qui ont fait le choix d’un libre échange d’idées et d’une presse libre; qu’il est immoral que le corps enseignant de Harvard exploite un tabou interdisant à des étudiants de s’interroger sur une accusation de monstruosité unique régulièrement portée contre autrui.

        Le corps enseignant de Harvard a le droit d’être sceptique face à chacun des arguments révisionnistes mettant en doute les armes de destruction massive allemandes. Le scepticisme, ce n’est pas un péché. Les révisionnistes sont sceptiques face aux allégations officielles concernant les ADM allemandes et ils ont publié une vaste documentation expliquant les raisons de leur scepticisme. A ma connaissance, il n’y a pas un seul professeur à Harvard qui ait publié dans un seul journal évalué par ses pairs un seul article qui illustrerait l’inanité d’un texte révisionniste fondamental sur les ADM allemandes. Le scepticisme du corps enseignant de Harvard, alors, ne fait que révéler sa crédulité.

   Monsieur le Président, estimez-vous normal que le Bureau du Président permette et même approuve qu’un tabou l’emporte sur la liberté intellectuelle à Harvard? qu’un tabou puisse servir à interdire un libre débat dans des publications d’étudiants sur la question de l’utilisation par les Allemands d’armes de destruction massive? Si c’est le cas, à quoi devrai-je distinguer un membre de votre faculté adepte de ce tabou particulier d’un membre du culte du cargo des mers du Sud adepte de quelque autre tabou? A ses pantalons?

   Merci de votre attention

Bradley R. Smith, Fondateur du Committee for Open Debate on the Holocaust [Comité pour un débat public sur l'Holocauste] PO Box 439016, San Ysidro, California  92143
Bureau:   209 682 5327
Courriel:  bradley1930@yahoo.com
Site:    www.codoh.com

NOTE: J’enverrai copie de cette lettre à quelques-uns de vos collègues ainsi qu’à d’autres personnes qui, je pense, devraient être intéressées.

Pour le « culte du cargo », voir:

http://www.oceanie.org/graphes/cultes_du_cargo.html

UNE BANDE DE RIGOLOS

8 octobre 2009

Pierre Maurel, proviseur du lycée Jacques-Ruffié à Limoux.
Pierre Maurel, une bonne tête de délateur.

L’enveloppe est arrivée en milieu de semaine dernière sur le bureau du proviseur du lycée Jacques-Ruffié à Limoux. A l’intérieur, une lettre assortie d’une affichette et d’un CD-ROM destiné au centre de documentation et d’information de l’établissement. Pierre Maurel remarque d’emblée sur le courrier l’en-tête de l’Union Européenne, ainsi que le logo de l’Education nationale. A la lecture du contenu, il a très vite compris : « Lundi dernier nous avons été alertés par le Recteur de l’existence de ces courriers qui sont envoyés à des chefs d’établissements depuis la rentrée. Il est signé d’une mystérieuse députée européenne italienne et nous met en garde contre une maladie aussi contagieuse que le virus H1N1. »

Les négationnistes sont à l’origine de l’enveloppe et du matériel audiovisuel qu’elle contient. Dans la sombre lettre, il est écrit que les élèves risquent de contracter deux virus très dangereux pour leur mémoire et qu’il faut donc combattre. Ils sont appelés AUS-2 et TRE-2, abréviations sans doute des camps de la mort de Auschwitz et Tréblinka. Quant à la maladie en question, elle est baptisée Fauridel-Zunsson. L’allusion à Robert Fauri-sson et Ernst Zün-Del, deux révisionnistes notoires est manifeste.

En visionnant le CD-ROM, Pierre Maurel n’est pas moins scandalisé par les images qui défilent : « On y voit des mères juives marchant avec leurs bébés dans les bras, comme si elles étaient dans un camp de vacances. Tout pour faire croire que l’holocauste n’a jamais existé. »

Le proviseur du lycée n’a pas manqué de se rendre dans la foulée à la compagnie de gendarmerie de Limoux. Il a déposé deux plaintes : une pour négationnisme et une autre pour usurpation du logo de l’Education nationale.

Les enquêteurs ont également récupéré toutes les pièces à conviction, en particulier l’enveloppe qui a été postée en France.

La maréchaussée va enfin trouver de quoi s’occuper : une affaire énorme, qui vaut médailles et promotions ! Hardi les petits ! La chasse au révizo est ouverte… C’est moins dangereux que le sanglier !

HORTEFEUX : ENCORE UNE CONNERIE

7 octobre 2009

Paris: un groupe antisémite arrêté

AFP – Le Figaro, 07/10/2009 | Mise à jour : 16:48

L’ex-leader [pas du tout "ex"]  d’un groupe noir [pas seulement noir] ultra-radical [surtout anticolonialiste] et antisémite [pas du tout: seulement antisioniste] dissous et six de ses sympathisants ont été interpellés aujourd’hui près de Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.
Stellio Capo Chichi, alias Kémi Séba, et les six autres militants ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour reconstitution d’une ligue dissoute, a-t-on précisé.

[Alors pourquoi ont-ils été serrés par l'antiterroriste ? ] Le 13 juillet dernier, le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait présenté en Conseil des ministres un décret portant dissolution du groupe noir ultra-radical et antisémite « Jeunesse Kémi Séba », avatar de « Tribu K » dissous le 26 juillet 2006.
[Ces cascades de "dissolution" sont une forme de terrorisme politique. ] Kémi Séba a été plusieurs fois condamné, en particulier pour injure, incitation à la haine raciale, et pour contestation de crime contre l’humanité.
[fariboles.] Son premier groupe, « Tribu K », avait été dissous, en juillet 2006, par le ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy, l’actuel président français.
[Sarkozy avait réagi à un défilé de la tribu K, en ordre et sans aucune violence, dans la rue des Rosiers, repaire du Bétar et des groupements factieux juifs.] 
Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative, avait rejeté, le 17 novembre suivant, le recours en annulation du décret de dissolution qu’avait déposé l’intéresssé.
L’avocate de Kémi Séba, Me Isabelle Coutant-Peyre, s’est insurgée dans un communiqué contre ces interpellations, alors qu’ »aucune convocation n’a été préalablement adressée » aux intéressés comme le prévoit le code de procédure pénale. « La procédure de coercition » à leur encontre « est donc nulle », soutient-elle.

 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/07/01011-20091007FILWWW00575-paris-un-groupe-antisemite-arrete.php

Communiqué de Serge Thion, 7 octobre 2009, 22h 10 :

La reconstitution de ligue dissoute est un instrument de l’arbitraire du ministère de l’intérieur. A ce compte-là, il devrait mettre en garde à vue le jeune Besancenot et le vieux Krivine Alain, qui reconstitent, sans aucun doute, la Ligue communbiste révolutionnaire, dissoute par un ministre précédent… On n’empêche pas la vie politique par ce genre de truc policier. Si cette organisation a commis des délits, qu’on la poursuive pour ces délits. Ce n’est pas le cas. Donc on est dans l’arbitraire d’un ministre qui a déjà fait preuve de sa bovine stupidité. La meilleure preuve est qu’il fait profession d’admirer Nicolas Sarkozy, un jeune idiot de banlieue qui ne parle même pas le français couramment.

Aujourd’hui Kemi Seba anime le « Mouvement des damnés de l’impérialisme » auquel j’ai l’honneur d’appartenir, en vertu de mes 50 ans de militantisme anticolonialiste. C’est ça qui gêne les partisans de la Françafrique, de la pompe à fric et de l’exploitation à mort du continent noir. Kémi Seba et les autres militants doivent être libérés immédiatement et sans condition. Les excuses du petit Hortefeux seront les bienvenues. Sinon, le jugement que portera sur lui et sa clique le peuple africain exploité sera sans appel.

CÉLINE AVAIT BIEN RAISON

7 octobre 2009

Le génial Céline avait bien prévu ce qui allait se passer. Peu avant sa mort, en 1961, il avait eu ces propos désabusés et prophétiques: 

« Quelque chose a été brisé. Nous avons l’histoire contre nous, je veux dire « leur histoire » avec tout ce qui compte d’obligations, de soumissions, d’interdits, de tabous, d’exclusives, de chasses gardées. Nous n’aurons jamais connu dans l’histoire une période aussi longue de haine, de vengeance… Autrefois, après un bouleversement, il fallait attendre dix ans pour qu’une amnistie mette le point final aux antagonismes… Dix ans après la Commune tout a été effacé… Tu verras, cette fois-ci… Trente ans, quarante ans passeront sans que rien ne soit fait pour apaiser, remettre les choses en place… L’Histoire a été arrangée pour cent ans… « Ils » ont sûrement détruit tout ce qui a été écrit et publié avant et pendant la guerre à l’encontre de leurs « thèses »… Ils vont ressasser… Pilonner… la télé… »

(Citation de Louis-Ferdinand Céline, dans Ferdinand furieux de Pierre Monnier, p. 261, réédité par L’Age d’Homme (2009), passage extrait de l’excellante revue Le Petit Célinien, n°20, 5 octobre 2009, qui paraît chaque semaine depuis peu sur internet : http://lepetitcelinien.blogspot.com Adresse : lepetitcelinien@gmail.com

 Notre devoir sera donc de « désasser », de « dépilonner », de republier ce qui a été écrit avant et pendant la guerre, non pas pour l’approuver, ce qui serait grotesque ; mais pour y repenser; de casser la télé, bref, de renouer avec une histoire multiple, contradictoire, incommode, trop salée, une histoire inutilisable, qui ne donne plus de leçons à la con. Tas de tarés, l’aaargh vous obligera à penser avec vos propres demi-cervelles, et même à coups de pieds au cul, s’il le faut. Vive Céline et les pommes de terres frites !

LES EGOUTIERS DU VATICAN

6 octobre 2009

 Nouvel « attentat » médiatique programmé contre le Pape Benoît XVI :
Un pétard mouillé !  

Le 23 septembre 2009  – Eucharistie Sacrement de la Miséricorde – Le « hasard » fait décidément bien les choses… Alors qu’un dialogue serein et fructueux est tout prêt de s’instaurer entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie-X, voilà que la télévision suédoise va repasser le plat Williamson : ce soir, une émission violemment anti-romaine, inclura un obus pointé vers le Pape en personne. Car, cette fois, l’attaque est frontale. Elle consiste à dire sur le modèle de l’affaire Watergate : le Pape a menti ! Sauf que Benoît XVI n’est pas Nixon. L’effet escompté de cette « bombe » est une reprise de l’hystérie de février dernier, hypocritement attisée par un certain nombre de prélats sur le thème des dysfonctionnements au sein de la Curie. 

Le pire est que l’odieuse attaque de la TV suédoise repose sur deux « témoignages » de hauts prélats : 

1°/ Un entretien de l’évêque de Stockholm, Mgr Arborelius, ami des cardinaux Lehmann et Kasper. La journaliste qui l’interroge affirme : « Le Pape et les cardinaux chargés de l’affaire assurent au monde entier qu’ils n’ont rien su de l’entretien [de Mgr Williamson à la TV suédoise], mais ce n’est pas vrai ». L’évêque, loin de se récrier, dit : « De notre côté, nous avons passé l’information. C’est-à-dire de la manière accoutumée, l’Église locale passe les informations importantes qui concernent l’Église au représentant du Pape [au nonce] ».

2°/ Et un entretien du cardinal Walter Kasper, président du Conseil pour l’Unité des Chrétiens, qui date de juillet dernier, lors de sa visite au festival des chœurs Pueri Cantores à Stockholm qui affirme que, selon lui, les sympathies de Williamson avec le négationnisme étaient largement connues et qu’il s’étonne que la Commission Ecclesia Dei soit restée dans le brouillard. 

Ah, les bons apôtres… 

Point besoin d’être un juge d’instruction chevronné pour voir tout de suite que ce dossier prétendument « nouveau » est un pur montage mal ficelé, qui ne contient strictement rien de nouveau. L’entretien de Williamson avait été diffusé le 21 janvier (le hasard, encore une fois avait bien fait les choses : c’était le jour de la date donnée au décret de la levée des excommunications, date connue du cardinal Re, Préfet de la Congrégation des Évêques, qui avait apposé sa signature et des personnes qu’il avait mis dans la confidence…). Or, Arborelius ne dit pas qu’il a connu l’entretien de Williamson avant sa diffusion, le 21 janvier, ni surtout qu’il l’a communiqué au nonce avant cette date. Kasper ne le dit pas davantage. Ou plutôt, il énonce quelque chose qui ressemble à une restriction mentale, cachant un aveu : avant le décret, il n’avait reçu aucune information interne – comprenez : officielle – du Vatican.

Des dysfonctionnements à la Curie ? Oh, que oui ! Ils ont consisté en ceci : les gens qui savaient, mais qui avaient le plus grand intérêt à ce que la bombe explose à la figure du cardinal Castrillón et du Pape (Re ? Kasper ? et un certain nombre d’autres de moindre importance, comme ce journaliste qui a affirmé avoir su longtemps à l’avance) n’ont rien dit. Ils savaient et ils se sont bien gardés d’avertir qui de droit. 

En revanche, jusqu’au 21 janvier, ni le Pape (qui l’a clairement affirmé dans sa lettre aux évêques du monde entier), ni par conséquent le Secrétaire d’État et le cardinal Castrillón qui suivaient l’affaire pratiquement jour et nuit avec lui, ne savaient. 

Et la preuve du contraire serait aujourd’hui… l’affirmation péremptoire d’une journaliste suédoise qui accuse le Pape d’être un menteur ? Mais qui laisse dire cela aujourd’hui à cette journaliste ? Qui, connaissant en gros le contenu de cette nouvelle émission, a averti le Souverain Pontife du mal qu’on voulait lui faire et qu’on voulait faire au Saint-Siège ? Tout cela montre que ce nouvel épisode est monté de toutes pièces. Cela montre surtout que la hargne de certains prélats, y compris au sein de la Curie, ne désarme pas. 

C’est d’ailleurs peut-être la leçon la plus grave de cette affaire : sept mois après que la papauté a été ébranlée par un séisme dont personne ne doute qu’il a été au minimum répercuté par de très hauts dignitaires (sinon même déclenché par eux), et bien que ces prélats aient passé l’âge d’une salutaire retraite, ils continuent à diriger des ministères du Pape…

***

Note du Bureau de Presse du Saint-Siège :

Au sujet des annonces d’une nouvelle émission télévisée suédoise sur le « cas Williamson » et en réponse à certaines questions, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège fait remarquer que :

L’affirmation ou la seule insinuation selon laquelle le Pape aurait été informé par avance des positions de Williamson est absolument infondée. Ce qui a déjà été clairement nié dans la Note de la Secrétairie d’État du 4 février dernier, qui exprime également de manière très nette la dissociation radicale du Pape et de l’Église quant à toute position antisémite ou négationniste de l’Holocauste.
De plus, la lettre du Pape aux évêques, du 10 mars, a mis un point final au dossier : il n’y a donc aucune raison de le rouvrir. Le Pape a expliqué le sens de la levée de l’excommunication comme un geste qui vise à favoriser l’unité de l’Église ; il a en même temps montré l’absence totale de fondements aux accusations de manque de respect envers le peuple juif qui étaient dirigées contre lui ; il a également reconnu avec simplicité les limites de la communication vaticane en interne et vers l’extérieur ; il a par ailleurs doté la Commission Ecclesia Dei d’un nouveau statut, justement pour assurer une méthode meilleure et plus sûre de procéder dans les questions relatives aux relations avec les traditionalistes.
Relancer le « cas Williamson » ne sert donc qu’à semer de nouveau la confusion sans aucune raison.

 23 eptembre 2009

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2309091_tv

COURS DE JUDÉOLÂTRIE POUR FONCTIONNAIRES

4 octobre 2009

 

Cadres de la défense: une nouvelle formation au mémorial de la Shoah.
Pour la première fois un module sur le « rôle de la fonction publique dans le
processus d’exclusion et la genèse des génocides » a été créé pour la
formation des cadres de l’administration nouvellement affectés au ministère
de la Défense.
   Conçu à l’initiative de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des
archives (DMPA) et mis en place par la direction des ressources humaines du
ministère de la Défense, ce nouveau module permettra aux attachés
d’administration de réfléchir sur l’attitude des agents publics dans cette
période difficile ainsi que sur les limites du devoir d’obéissance et du
service de l’Etat dans un régime non démocratique.
   Résultat d’une collaboration entre le ministère de la Défense et le
mémorial de la Shoah à Paris, cette formation comprend:
- la diffusion d’un documentaire illustrant le travail des fonctionnaires
pendant la Seconde Guerre mondiale;
- une conférence de Marc-Olivier Baruch sur « Servir l’Etat sous Vichy »;
- une visite du mémorial de la Shoah.
La première présentation aura lieu le vendredi 25 septembre 2009 à 13h30 au
mémorial de la Shoah (Paris).Cadres de la défense: une nouvelle formation au mémorial de la Shoah.
Pour la première fois un module sur le « rôle de la fonction publique dans le
processus d’exclusion et la genèse des génocides » a été créé pour la
formation des cadres de l’administration nouvellement affectés au ministère
de la Défense.
   Conçu à l’initiative de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des
archives (DMPA) et mis en place par la direction des ressources humaines du
ministère de la Défense, ce nouveau module permettra aux attachés
d’administration de réfléchir sur l’attitude des agents publics dans cette
période difficile ainsi que sur les limites du devoir d’obéissance et du
service de l’Etat dans un régime non démocratique.
   Résultat d’une collaboration entre le ministère de la Défense et le
mémorial de la Shoah à Paris, cette formation comprend:
- la diffusion d’un documentaire illustrant le travail des fonctionnaires
pendant la Seconde Guerre mondiale;
- une conférence de Marc-Olivier Baruch sur « Servir l’Etat sous Vichy »;
- une visite du mémorial de la Shoah.
La première présentation aura lieu le vendredi 25 septembre 2009 à 13h30 au
mémorial de la Shoah (Paris).

Cadres de la défense: une nouvelle formation au mémorial de la Shoah.

Pour la première fois un module sur le « rôle de la fonction publique dans le processus d’exclusion et la genèse des génocides » a été créé pour la formation des cadres de l’administration nouvellement affectés au ministère de la Défense.

   Conçu à l’initiative de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et mis en place par la direction des ressources humaines du ministère de la Défense, ce nouveau module permettra aux attachés d’administration de réfléchir sur l’attitude des agents publics dans cette période difficile ainsi que sur les limites du devoir d’obéissance et du service de l’Etat dans un régime non démocratique.

   Résultat d’une collaboration entre le ministère de la Défense et le mémorial de la Shoah à Paris, cette formation comprend:
— la diffusion d’un documentaire illustrant le travail des fonctionnaires pendant la Seconde Guerre mondiale;
— une conférence de Marc-Olivier Baruch sur « Servir l’Etat sous Vichy »;
— une visite du mémorial de la Shoah. [La séance de prosternation est incluse]

La première présentation aura lieu le vendredi 25 septembre 2009 à 13h30 au mémorial de la Shoah (Paris). [financé par nos impôts]

SOURCE :  le site même du ministère de la défense, page non datée:

http://www.defense.gouv.fr/defense/votre_espace/journalistes/communiques/communiques_du_ministere_de_la_defense/cadres_de_la_defense_une_nouvelle_formation_au_memorial_de_la_shoah

UN COIN DANGEREUX

28 septembre 2009

par Serge Thion

Nous avons envoyé de malheureux soldats arpenter les djebels en Afghanistan. Nos chefs ne savaient pas que c’est un coin dangereux, pire que les autoroutes un week-end de juillet. Les journaux nous apprennent que quatre petits gars de chez nous sont morts hier, en une seule journée, et à la suite de divers « accidents ». Un premier gus était dehors la nuit, « en opération » et a été « foudroyé ». On peut supposer qu’il était dehors, sous l’orage, en attendant que ça se passe, peut-être sous un arbre. Et il a reçu la foudre. Ou un grand coup de fusil dans la tronche. Va savoir.

Deux autres étaient toujours dehors, la nuit, en « opération » quand ils ont coulé en tentant de traverser une rivière en crue. Et ils se sont noyés. On aurait pu leur apprendre à nager. Ou leur lancer des bouées. Ou les délester de leur 50 kg de barda (musitions, boussoles, rations, moustiquaire, pansements, slip de rechange, sans compter la quincaillerie, gilets-pare-balle, Famas et autres buffleteries. Ce ne sont pas de bonnes conditions pour faire le 100 m nage libre. Ou alors, un malotru les a flingués pendant qu’ils faisaient la brasse à papa…

Un quatrième est encore mort d’accident. L’état-major ne sait pas ce qui s’est passé. Peut-être un piège à loups, la nuit… On le voit pas les pièges à loups, mais c’est parce qu’il y a vraiment des loups, et aussi des brebis…

Bref, dans tout ça, la faute en est aux officiers maniaques qui veulent absolument sortir la nuit, dans un pays qu’ils ne connaissent pas et où les gens ne sont pas vraiment accuillants. Si tous ces pauvres cons étaient restés sagement sur leurs lits Picots à roupiller du sommeil du juste, ils n’auraient pas eu ces vilains accidents. La guerre, déjà, c’est pas beau, mais si en plus on a plein d’accidents, il va falloir rétablir la conscription. Misère !

Voir 20 minutes du 28 septembre 2009

http://www.20minutes.fr/article/350569/Monde-Quatre-soldats-francais-tues-ce-week-end.php

LES ANTIRACISTES LES PLUS BÊTES DU MONDE

11 septembre 2009

C’est chez nous qu’on les trouve. Par exemple, SOS-Racisme, qui a un palmarès déjà très fleuri en matières de conneries variées. Mais là, ils se sont dépassés. Ils accusent Pierre Péan, auteur de nombreux livres et d’un dernier sur le Rwanda, d’avoir écrit qu’il y a chez les Tutsi une « culture du mensonge ». Et ce serait « raciste ». Déjà, d’abord et d’une, si c’est culturel, ce n’est pas de l’ordre de la « race ». Par définition. Ces pauvres débiles ne savent même pas en quoi consiste le racisme. Ensuite, Péan a absolumennt raison. Tous les Tutsi vous le diront. Enfin, et surtout, toutes les cultures humaines prônent le mensonge comme une défense légitime. Certaines plus que d’autres, c’est sûr, mais en français on sait très bien que « toute vérité n’est pas bonne à dire ». On ne peut même pas imaginer ce que serait une vie sociale où tout le monde dirait la vérité. Dans les années 60, on pratiquait, à la suite de je ne sais quel film, ce qui s’appelait le « jeu de la vérité ». Les joueurs s’obligeaient à répondre par la vérité aux questions que leur posaient les autres joueurs. C’était terrible. Ça se terminait toujours par des crises violentes, des ruptures, des assassinats verbaux, bref, la vérité est une matière explosive dont il faut faire l’usage le plus restreint. Céline, dans son « Hommage à Zola » dit qu’aucun régime politique résisterait à trois jours de vérité.

Pierre Péan a déjà gagné contre ceux qui l’accusaient de « révisionnisme » parce qu’il ne se coule pas dans le moule des vérités officielles, qui cachent  la complicité française (gauche droite confondues) dans le soutien au génocide. L’anti-révisionnisme est une attitude qui conforte la plus effrayante bêtise. Plus con qu’un anti-raciste, il n’y a pas. La preuve : ce procès… Et le procureur qui renchérit sur les imbéciles patentés… Mais dans quel monde vit-on ? 

Voir http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20090911.OBS0755/la_condamnation_de_pean_pour_incitation_a_la_haine_raci.html

LA LUTTE CONTRE LE RÉVISIONNISME EST DANS LA MOUISE

10 septembre 2009

On trouve sur le site du CRIF la lamentable nouvelle suivante : La Fédération Euro-Arménienne, le Centre Communautaire Laïc Juif et IBUKA-France co-organisent une conférence sur le négationnisme qui se tiendra au Parlement européen, à Bruxelles, le mardi 6 octobre prochain à partir de 9h30. Cette conférence vient en prévision de la future interdiction paneuropéenne du négationnisme : cette décision doit être transposée dans les législations des 27 Etats membres avant la fin 2010. La conférence intitulée « Négationnisme et Démocratie en Europe » est placée sous le patronage du député européen Elmar Brok (Conservateur allemand) et vise à expliquer aux responsables politiques de l’Union européenne en quoi le négationnisme constitue une perversion de la liberté d’expression et une menace pour les fondements des sociétés démocratiques. Des responsables politiques, des juristes, des historiens et des chercheurs en sciences sociales – grandes figures de la lutte contre le négationnisme – présenteront de manière comparée les points communs entre les négationnismes des différents génocides. Ils viseront à convaincre les leaders européens de la nécessité d’étendre les dispositions pénales à l’encontre de l’ensemble des cas de négationnisme avéré comme le permet la décision européenne.

Les observateurs remarquent que les trois organisations qui lancent cet appel sont fantomatiques et ne regroupent que quelques maigres fanatiques. Ils font le boulot que le CRIF, en perte de vitesse, n’ose pas faire. Praskier est en effet un leader en pâte à modeler dont les compétences se bornent à peu près à boire une tasse de thé en levant le petit doigt. Cette affaire est très révélatrice : en principe, à la fin de l’année prochaine, tous les Etats européens devraient, s’ils suivent la directive Zypries, s’être doté d’une législation spécifiquement anti-révisionniste. On n’en prend pas le chemin et c’est pourquoi les suppresseurs de liberté se mobilisent. Ils tirent la sonnette parce qu’ils n’ont fait aucun progrès. Beaucoup d’Etats considèrent que cette affaire porte sérieusement atteinte à la liberté d’expression et aux droits les plus élémentaires et qu’il n’est pas question de « transposer » dans leur législation interne. Il y a bien d’autres cas où les directives européennes sont restées lettre morte.

C’est parce qu’ils voient bien que les révisionnistes tiennent le bon bout que les malfaisants commencent à faire des bonds. Il y en aura d’autres. Mais le vent a tourné. Gaza était DE TROP. On ne peut pas tout laisser faire à une bande de sanguinaires. Israel delenda est…


 

 

 

 

 

 

 

 


A QUOI SERT UN PAPE ?

7 septembre 2009

Le pape Ratzinger se rend à Viterbe, vieille cité papale, où ses prédécesseurs se sont souvent réfugiés quand ils avaient le feu aux trousses, à Rome, ville souvent remuante. C’est un peu comme si il faisait le tour du propriétaire, à une centaine de kilomètres de la ville éternelle. Allait-il célébrer la grandeur du christianisme ? De l’Eglise catholique ? Nenni. Il ne faut pas oublier qu’il y a des gens qui nous surveillent. Rappelez vous « 1984″. Non, il avait plus urgent à faire. Il fallait, avant toute chose, nous rappeler à tous que nous ne pouvions pas oublier la seconde guerre mondiale et surtout, plus que tout, l’Holocauste. Le Grand Zolo. Evidemment, c’était il y a 70 ans : « La mémoire de ces événements nous incite à prier pour les victimes et pour ceux qui en portent encore les blessures dans leur corps et dans leur cœur ». Il ne doit plus y avoir grand’monde pour réclamer. Mais la mémoire est élastique et transmissible, donc les victimes sont égalements élastiques et transmissibles. Il y a donc, logiquement, de plus en plus de victimes du grand Zolo, qui réclament de plus en plus notre attention, et c’est pourquoi le pape en personne,  au lieu de nous parler des miracles de la délicieuse sainte Rose de Viterbe, célébrée chaque année par d’extraordinaires pyramides trimbalées dans les rues par la foule de Viterbois, se croit obligé de nous casser les pieds et les oreilles avec son grand Zolo. En plus, il a demandé de s’unir aux « leaders » de diverses religions réunis à Cracovie par la communauté de Saint Egidio. On est donc en plein œcuménisme sauvage, pour ne pas dire dans le paganisme polythéiste de l’Empire romain. Il a d’ailleurs terminé sur le thème « DES religions…promouvant le pardon et la réconciliation bla bla… qui maculent l’image du Créateur de l’homme et obscurcissent l’horizon de Dieu… » Le petit jésus est passé à la trappe. Le pape n’est plus catholique (il ne parle pas de l’adorable Sainte Rose); il devient porte parole d’une sorte de syndicat de théocrates mandatés par le Grand Zolocauste. C’est, à notre humble avis, une escroquerie bien pire que celle de Madoff.

Voir PAPA A VITERBO: NON DIMENTICARE II GUERRA E OLOCAUSTO, AGI news

http://www.agi.it/news/notizie/200909061212-cro-rt11016-papa_a_viterbo_non_dimenticare_ii_guerra_e_olocausto

LE ROI DES FUMISTES

6 septembre 2009

Les fumistes, les mythomanes ont toujours le même défaut. Ils en rajoputent, même quand ce n’est pas nécessaire. Les Wiesel, Fonseca, Karski, les mille autres qui mentent et inventent sans aucun risque se font toujours prendre sur un détail idiot. Par exemple, Martin Gray, auteur de la fumisterie nommée Au nom de tous les miens, paru il y a longtemps, piège grossier dans lequel était tombé le naïf et infortuné Vidal-Miquet. Ce livre avait d’ailleurs été rédigé, et en grande partie imaginé, par un romancier cavalcadeur qui maintenant pourrit doucement à l’Académie française : Max Gallo.

Dans une interview donnée le 30 octobre 2004 aux gogos Evelyne Benaïm et Olivier Abitbol du site hypersioniste Guyssen, ledit Gray déclare la chose suivante: 
 Plus de 800 000 personnes m’ont écrit depuis mon premier livre, vous savez à quoi correspond 800 000 lettres, une pièce de 50 m2 ne suffit pas ; dans chacune d’elle quelque chose de poignant. 

Un fumiste se trahit toujours.

LA NORVÈGE MONTRE LA VOIE

5 septembre 2009

Pendant que la presse israélienne fait campagne contre la « liberté (bien relative) de la presse » en Occident, voilà que les autorités norvégiennes montre la voie du boycott : retirer les investissements dans des sociétés israéliennes (le plus souvent dans des industries destinées à faciliter le génocide).  Le bon sens et la moralité le réclament :

 

Le coup dur d’Oslo

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

samedi 5 septembre 2009

/ Itamar Eichner, Yigal Rom et Zvi Zinger Yediot Aharonot

La Norvège assène un coup économique et politique à Israël : La ministre norvégienne des Finances, Kristin Halvorsen, a annoncé hier la décision de la Norvège de retirer ses investissements de la société israélienne Elbit Systems à cause de « son implication intensive dans la construction de la barrière de séparation ». En Israël on craint que d’autres pays ne prennent une mesure semblable et on menace d’une réaction sévère à l’encontre de la Norvège. Pour l’heure, le résultat est une crise politique. 

La participation du fonds souverain norvégien dans la société Elbit Systems s’élève à près de six millions de dollars. Mme Halvorsen a justifié la décision par la recommandation du comité d’éthique du fonds selon lequel Elbit Systems aurait fourni 90 % des systèmes de contrôle et de surveillance de la barrière de sécurité (dispositifs dont le but est d’empêcher les infiltrations) et par conséquent, « soutient un acte contraire à la morale internationale ». En réalité, c’est Mme Halvorsen elle-même qui est à l’initiative de la plainte contre Elbit et qui a demandé au comité d’éthique d’ouvrir une enquête. La recommandation du comité se base principalement sur l’avis de la Cour internationale de justice de La Haye qui avait établi en 2004 que « la construction de la barrière est une violation du droit internationale et porte atteinte aux droits des citoyens Palestiniens qui vivent à proximité ».

En Israël, on est en colère [ils sont toujours "en colère, ces gens-là. Mais qu'ils crèvent de leur colère !!] contre cette décision et on craint que d’autres pays suivent l’exemple norvégien et retirent leurs participations dans des sociétés israéliennes. Le ministère des Affaires étrangères envisage des mesures de rétorsion sévères contre la Norvège. Selon un haut responsable politique, c’est la première fois qu’un Etat cesse d’investir dans une société israélienne à cause de ses activités dans les territoires ou à cause de la barrière de séparation.

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yossi Gal, a convoqué hier l’ambassadeur de Norvège en Israël et l’a prévenu qu’Israël réagirait. Le boycott d’Elbit Systems fait suite à la détérioration cette semaine des relations israélo-norvégiennes suite à la rencontre entre un diplomate norvégien de haut rang et le haut responsable du Hamas, Khaled Mashal. Suite à cette rencontre, Israël a décidé d’annuler toutes les rencontres officielles avec l’émissaire norvégien pour le Proche-Orient qui se trouve en Israël depuis quelques jours. L’ambassade d’Israël à Oslo a elle aussi fait part hier de sa protestation et de sa vive déception dans un communiqué officiel. « La barrière de séparation est un dispositif de sécurité contre le terrorisme palestinien dans les territoires qui a coûté la vie de plusieurs centaines de citoyens israéliens », a indiqué l’ambassade.

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=15006

LES RÉVISIONNISTES CASSENT LA LOI CANADIENNE

3 septembre 2009

Depuis des années, et le dernier grand procès de Zundel au Canada à la fin des années 90, les révisionnistes livrent bataille pour faire abolir des lois particulièrement vicieuses qui permettent à des pseudo tribunaux, comme la « Commission canadienne des droits de la personne » d’imposer  un cadre totalitaire aux libertés canadienne, bafouées et mises au service de l’effroyable lobby juif qui règne en maître sur les « arpents de neige » bien connus. Il faudrait des volumes pour faire la chronique de ces abus du droit et de moyens déloyaux utilisés par les magistrats pour faire règner la terreur juive. C’est elle qui a poussé Zündel, écœuré par les combines des palais de justice, à s’expatrier aux Etats-Unis, ce qui, finalement, n’était pas une si bonne idée, à y bien réfléchir. L’autre grand combattant de ces obscure batailles a été Marc lemire, révisionniste de vieille date, qui a participé à toutes les aventures de cette poignée de sceptiques. Il faut aussi souligner le rôle de l’avocate Barbara Kulaszka qui fut longtemps aux côtés de Zündel.  Voici quelques extraits d’un papier de « nationalpot.com » traduits par Bob Gratton, sur son blog, (qui ne manque pas d’intérêt): 

(2 septembre 2009) Le Tribunal Canadien des Droits de la Personne a statué que l’article 13, très décrié sur son interprétation des « propos haineux » est une violation des garanties constitutionnelles du droit à la liberté d’expression. La décision publiée ce matin par le président du Tribunal Athanasios Hadjis semble désavouer la Commission canadienne des Droits de la Personne (CCDP) ainsi que son mandat légal très controversée sur la traque de la haine sur Internet, équivalent à une véritable censure. Cet article 13 a été beaucoup utilisé par un avocat du lobby juif, nommé Richard Warman. La décision d’aujourd’hui est une victoire sur M. Warman obtenue par Marc Lemire, le webmaster de freedomsite.org, qui a été soutenu dans sa contestation constitutionnelle de l’article 13 par l’équipe d’avocats qui a défendu Ernst Zundel, révisionniste déporté en Allemagne par l’arbitraire des « tribunaux » canadiens. M. Warman a déclaré que des messages postés sur le site web de Mr Lemire, écrits par d’autres, contrevenaient à l’article 13 en ce qu’ils étaient susceptibles d’exposer des groupes identifiables à  » la haine ou au mépris « . M. Lemire a répondu en contestant la loi elle-même, qui avait confirmée pour la dernière fois par la Cour suprême du Canada en 1990 dans une décision majoritaire, avant l’apparition d’Internet.

On trouvera tous les détails, y compris le <pdf> de la décision du tribunal, sur le site <freedomsite.org> Le Blog de Gratton : http://cristos.over-blog.com/

LOCKERBIE, OU LE DOSSIER TRUQUÉ

25 août 2009

Pan Am 103 & The Charge Against Libya: Case Closed or More Disinformation? 

by William Blum

 

Pan Am Flight 103? Oh yes, Christmas time 1988, those two Libyans did it, but the Libyan leader, Col. Muammar Qaddafi has refused to allow them to be tried in an American or British court. He knows they’ll be found guilty, and the whole world will condemn him.

He does indeed. But not necessarily because the two men are guilty. The acquittal of the Los Angeles police in the Rodney King beating was sufficient confirmation of the Libyan leader’s lack of illusions about the workings of the American justice system.(1) The verdict in the O.J. Simpson case may well have reinforced that view, while « The Guilford Four, » the « Birmingham Six, » and other infamous miscarriage-of-justice cases in Britain have reportedly imparted to Qaddafi a similar lesson about the U.K.(2)

Now, with December 21 having marked the tenth anniversary of the tragedy that took two hundred and seventy lives in Lockerbie, Scotland, the United States, the United Kingdom, and Libya have agreed, at least in principle, to try the two Libyan suspects in the Netherlands, before Scottish judges, and under Scottish law.

In actuality, the evidence against the Libyans, Abdel Basset Ali al-Megrahi and Lamen Khalifa Fhimah, who worked for Libyan Arab Airlines at the Malta airport, is thin to the point of transparency. There is no forensic evidence to support the charge that they placed a suitcase containing the fatal bomb in an Air Malta plane in Malta, tagging it so it would eventually be transferred to Flight 103 in London. No witnesses, no fingerprints. Nothing to tie them to that particular brown Samsonite suitcase. No past history of terrorism.

Among the reported pieces of evidence casting suspicion on the two Libyans or on the Libyan government is an entry on December 15, 1988, in a diary kept by Fhimah, which, according to the U.S. indictment, says: « Abdel Basset is coming from Zurich with Salvu…take taggs from Air Malta. » It is all in Arabic except for the misspelled « taggs. » « Salvu » is not explained.(3)

However, the indictment further states that « Air Malta…was the handling agent for Libyan Arab Airlines » for flights to and from Malta, « and as such utilized Air Malta luggage tags on luggage destined for Libyan Arab Airline flights. » It therefore seems rather unsurprising that Fhimah might have had some normal business reason to be using such tags. More importantly, if he were actually planning a murderous covert operation using the tags, why would he mention them on paper? And then leave the diary in his office where it could be taken?

Another piece of evidence presented by U.S./U.K. investigators, out of which they derived much mileage, is that the type of timing device used in the bomb was sold only to Libya. It was later revealed that, in fact, the investigators were told in 1990 by the Swiss manufacturer that it had also sold the same timers to East German intelligence, which had close contact with the Popular Front for the Liberation of Palestine-General Command (PFLP-GC) and numerous other « terrorist » groups.(4)

 Coverup

The investigators’ failure to disclose this information can best be described by the word « coverup. » And in any event, there is no reason to assume that Libya could not have given one of their timers to another party.

Malta became a focus for investigators, even before serious Libyan involvement was presumed, when tests indicated that the suitcase which contained the bomb also contained several items of clothing manufactured in Malta and supposedly sold in a particular clothing shop on the island. The present U.S./ U.K. version of events would have the world believe that al-Megrahi has been identified by the shopkeeper, Tony Gauci, as the purchaser of the clothing. But there is no such evidence. Al-Megrahi has never been presented to Gauci in person, and there has been no report that Gauci has even been shown his photo. Moreover, the Maltese shopkeeper has already made several erroneous « positive » identifications, including one of a CIA asset.(5)

Before the indictment of the two Libyans, the press reported police findings that the clothing had been purchased on November 23.(6) But the indictment of al-Megrahi states that he made the purchase on December 7. Can this be because the investigators can document his being in Malta on that date but cannot do so for November 23?

The identification of al-Megrahi is even more questionable than the above indicates.(7) The fact that the investigative authorities do not make clear exactly how al-Megrahi was identified by Gauci is indicative of the weakness of their case.

Furthermore, after the world was assured that these items of clothing were sold only on Malta, it was learned that at least one of the items was actually « sold at dozens of outlets throughout Europe, and it was impossible to trace the purchaser. »(8)

Once Malta became a focus due to the clothing, it appears that the next « logical » conclusion for the investigators was that the suitcase containing the bomb and the Maltese clothing was put together there; and thus the suitcase was somehow put aboard Air Malta flight KM180 to Frankfurt without an accompanying passenger, on the first leg in its fateful journey. News reports presenting the latter as a certainty have alternated with reports like the following: The Lockerbie investigating team « discovered [that] the list of luggage checked into the hold against passengers’ names on Air Malta KM180 to Frankfurt bore no resemblance to what the passengers had checked in. The Air Malta list was a shambles, one officer said. »(9)

Air Malta itself made an exhaustive study of this matter and has categorically denied that there was any unaccompanied baggage on KM180 or that any of the passengers transferred to the Frankfurt to London flight.(10) And a report sent by the FBI from Germany to Washington in October 1989 reveals profound doubts about this thesis. The report concludes: « There remains the possibility that no luggage was transferred from Air Malta 180 to Pan Am 103. »(11)

In January 1995, more than three years after the indictment of the two Libyans, the FBI was still of the same mind. A confidential Bureau report stated: « There is no concrete indication that any piece of luggage was unloaded from Air Malta 180, sent through the luggage routing system at Frankfurt airport, and then loaded on board Pan Am 103. » The report added that the baggage records are « misleading » and that the bomb suitcase could have come from another flight or was simply a « rogue bag inserted into the system. »(12)

To accept the Malta scenario is to believe that the suitcase itself led the following charmed life: 1) loaded aboard the Air Malta flight to Frankfurt without an accompanying passenger; 2) transferred in Frankfurt to the Pan Am 103A flight to London without an accompanying passenger; 3) transferred in London to the Pan Am 103 flight to New York without an accompanying passenger.

To the magic bullet of the JFK assassination, can we now add the magic suitcase?

Under international airline rules, baggage unaccompanied by passengers should not be allowed onto aircraft without being searched or x-rayed. Actual practice is, of course, more lax, but how could serious professional terrorists count on this laxness occurring three times in a row for the same suitcase? Regular airline passengers would not make such an assumption. Moreover, since the perpetrators in all likelihood wanted to time the explosion to occur over the ocean, adding Malta as an extra step could only add much more uncertainty.

In any event, the Pan Am x-ray operator at Frankfurt on December 21 testified in court that he had been told to look for a radio in such baggage, but found none.(13)

A passenger could conceivably have accompanied the suitcase on the first, and/or second leg, but this would carry with it the sizeable risk of subsequent identification.

We must also ask why Prime Minister Margaret Thatcher, writing in her 1993 memoirs about the U.S. bombing of Libya in 1986, with which Britain had cooperated, stated: « But the much vaunted Libyan counter-attack did not and could not take place. Qaddafi had not been destroyed but he had been humbled. There was a marked decline in Libyan-sponsored terrorism in succeeding years. »(14)

Finally, it should be pointed out that even if the two Libyans were involved, there is no reason to assume they knew that the suitcase contained a bomb, and not drugs, or some other contraband.

 Alternative Theory

There is, moreover, an alternative scenario, laying the blame on Iran and Syria, which is much better documented and makes a lot more sense, logistically, politically, and technically. Indeed, this was the Original Official Version, delivered with Olympian rectitude by the U.S. government –guaranteed, sworn to, Scout’s honor, case closed — until the Gulf War came along and the support of Iran and Syria was needed, and Washington was anxious as well to achieve the release of American hostages held in Lebanon by groups close to Iran. The distinctive scurrying sound of backtracking then became audible in the corridors of the White House. Suddenly — or so it seemed — in October 1990, there was a New Official Version: It was Libya, the Arab state least supportive of the U.S. buildup to the Gulf War and the sanctions imposed against Iraq, that was behind the bombing after all, declared Washington.

The two Libyan airline employees were formally indicted in the U.S. and Scotland on November 14, 1991. « This was a Libyan government operation from start to finish, » declared the State Department spokesman.(15) « The Syrians took a bum rap on this, » said President Bush.(16) Within the next 20 days, the remaining four American hostages were released along with the most prominent British hostage, Terry Waite.

The Original Official Version accused the PFLP-GC, a 1968 breakaway from a component of the Palestine Liberation Organization (PLO), of making the bomb and somehow placing it aboard the flight in Frankfurt. The PFLP-GC was led by Ahmed Jabril, one of the world’s leading terrorists, and was headquartered in, financed by, and closely supported by, Syria. The bombing was done at the behest of Iran as revenge for the U.S. shooting down of an Iranian passenger plane over the Persian Gulf on July 3, 1988, which claimed 290 lives.

The support for this scenario was, and remains, impressive, as this sample indicates:

In April 1989, the FBI — in response to criticism that it was bungling the investigation — leaked to CBS the news that it had tentatively identified the person who unwittingly carried the bomb aboard. His name was Khalid Jaafar, a 21-year-old Lebanese-American. The report said that the bomb had been planted in Jaafar’s suitcase by a member of the PFLP-GC, whose name was not revealed.(17)

In May, the State Department stated that the CIA was « confident » of the Iran/Syria/ PFLP-GC account of events.(18)

On September 20, The Times of London reported that « Security officials from Britain, the United States, and West Germany are ‘totally satisfied’ that it was the PFLP-GC » behind the crime.

In December, Scottish investigators announced that they had « hard evidence » of the involvement of the PFLP-GC in the bombing.(19)

A National Security Agency (NSA) electronic intercept disclosed that Ali Akbar Mohtashemi, Iranian interior minister, had paid Palestinian terrorists ten million dollars to gain revenge for the downed Iranian airplane.(20)

Israeli intelligence also intercepted a communication between Mohtashemi and the Iranian Embassy in Beirut « indicating that Iran paid for the Lockerbie bombing. »(21)

Even after the Libyans had been indicted, Israeli officials declared that their intelligence analysts remained convinced that the PFLP-GC bore primary responsibility for the bombing.(22)

In 1992, Abu Sharif, a political adviser to PLO chairman Yasser Arafat, stated that the PLO had compiled a secret report which concluded that the bombing of Pan Am 103 was the work of a « Middle Eastern country » other than Libya.(23)

In February 1995, a former Scottish Office minister, Alan Stewart, wrote to the British Foreign Secretary and the Lord Advocate, questioning the reliability of the evidence which had led to the accusations against the two Libyans. This move, wrote The Guardian, reflected the concern of the Scottish legal profession, reaching into the Crown Office, the equivalent of the office of the Attorney General, that the bombing may not have been the work of Libya, but of Syrians, Palestinians, and Iranians.(24)

 Key Question

A key question in the PFLP-GC version has always been: How did the bomb get aboard the plane in Frankfurt, or at some other point? One widely disseminated explanation was in a report, completed during the summer of 1989 and leaked in the fall, which had been prepared by a New York investigating firm called Interfor. Headed by a former Israeli intelligence agent, Interfor — whose other clients included Fortune 500 companies, the FBI, the IRS, and the Secret Service25 — was hired by the law firm representing Pan Am’s insurance carrier.

The Interfor report said that in the mid-1980s, a drug and arms smuggling operation was set up in various European cities, with Frankfurt airport as the site of one of the drug routes. The Frankfurt operation was run by Manzer Al-Kassar, a Syrian, the same man from whom Col. Oliver North’s shadowy network purchased large quantities of arms for the contras. At the airport, according to the report, a courier would board a flight with checked luggage containing innocent items; after the luggage had passed all security checks, one or another accomplice Turkish baggage handler for Pan Am would substitute an identical suitcase containing contraband; the passenger then picked up this suitcase upon arrival at the destination.

The only courier named by Interfor is Khalid Jaafar, although this may well have derived from the many news reports already citing Jaafar as a prime suspect.

The report spins a web much too complex and lengthy to go into here. The short version is that the CIA in Germany discovered the drug operation at the airport and learned also that Al-Kassar had the contacts to gain the release of American hostages in Lebanon. He had already done the same for French hostages. Thus it was that the CIA and the German Bundeskriminalamt (BKA, Federal Criminal Office) allowed the drug operation to continue in hopes of effecting the release of American hostages.

According to the report, this same smuggling ring and its method of switching suitcases at the Frankfurt airport were used to smuggle the fatal bomb aboard Flight 103, under the eyes of the CIA and BKA. Because of several warnings, these same officials had reason to suspect that a bomb might be aboard Flight 103, possibly in the drug suitcase. But the CIA, for various reasons, including not wanting to risk the hostage-release operation, told the BKA to do nothing.

Interfor gave three of the baggage handlers polygraphs, and two of them were judged as being deceitful when denying any involvement in baggage switching. However, neither the U.S., U.K. or German investigators showed any interest in the results, or in questioning the baggage handlers. Instead, the polygrapher, James Keefe, was hauled before a Washington grand jury, and, as he puts it, « they were bent on destroying my credibility — not theirs [the baggage handlers]. » To Interfor, this attempt at intimidation was the strongest evidence of a coverup.(26)

Critics claimed that the report had been inspired by Pan Am’s interest in proving that it was impossible for normal airline security to have prevented the loading of the bomb, thus removing the basis for accusing the airline of negligence.

The Interfor report was likely the principal reason Pan Am’s attorneys subpoenaed the FBI, CIA, DEA, State Department, National Security Council, and NSA, as well as, reportedly, the Defense Intelligence Agency and FAA, to turn over all documents relating to the crash of 103 or to a drug operation preceding the crash. The government moved to quash the subpoenas on grounds of « national security, » and refused to turn over a single document in open court, although it gave some to a judge to view in private.

The judge later commented that he was « troubled about certain parts » of what he had read, that he did not « know quite what to do because I think some of the material may be significant. »(27)

 Drugs Revelation

A year later, on October 30, 1990, NBC News reported that « Pan Am flights from Frankfurt, including 103, had been used a number of times by the DEA as part of its undercover operation to fly informants and suitcases of heroin into Detroit as part of a sting operation to catch dealers in Detroit. »

The TV network reported that the DEA was looking into the possibility that a young man who lived in Michigan and regularly visited the Middle East may have unwittingly carried the bomb aboard Flight 103. His name was Khalid Jaafar. « Unidentified law enforcement sources » were cited as saying that Jaafar had been a DEA informant and was involved in a drug-sting operation based out of Cyprus. The DEA was investigating whether the PFLP-GC had tricked Jaafar into carrying a suitcase containing the bomb instead of (or in addition to?) the drugs he usually carried.

The report added that « Informants would put [suit]cases of heroin on the Pan Am flights apparently without the usual security checks…through an arrangement between the DEA and German authorities. »(28)

These revelations were enough to inspire a congressional hearing, held in December 1990, entitled, « Drug Enforcement Administration’ s Alleged Connection to the Pan Am Flight 103 Disaster. »

The chairman of the House committee, Rep. Robert Wise (Dem.-W. Va.), began the hearing by lamenting the fact that the DEA and the Department of Justice had not made any of their field agents who were most knowledgeable about Flight 103 available to testify; that they had not provided requested written information, including the results of the DEA’s investigation into the air disaster; and that « the FBI to this date has been totally uncooperative. »

The two DEA officials who did testify admitted that the agency had, in fact, run « controlled drug deliveries » through Frankfurt airport with the cooperation of German authorities, using U.S. airlines, but insisted that no such operation had been conducted in December 1988.

The officials denied that the DEA had had any « association with Mr. Jaafar in any way, shape, or form. » However, to questions concerning Jaafar’s background, family, and his frequent trips to Lebanon, they asked to respond only in closed session. They made the same request in response to several other questions. (NBC News had reported on October 30 that the DEA had told law enforcement officers in Detroit not to talk to the media about Jaafar.)

The hearing ended after only one day, even though Wise had promised a « full-scale » investigation and indicated during the hearing that there would be more to come. What was said in the closed sessions remains closed.(29)

One of the DEA officials who testified, Stephen Greene, had himself had a reservation on Flight 103, but he canceled because of the warnings. He has described standing on the Heathrow tarmac, watching the doomed plane take off.(30)

There have been many reports of heroin being found in the field around the crash, from « traces » to « a substantial quantity » found in a suitcase.(31) Two days after the NBC report, however, the New York Times quoted a « federal official » saying that « no hard drugs were aboard the aircraft. »

The DEA of course knew of its sting operation in Frankfurt two years earlier when the tragedy occurred, but they said nothing, not even to the President’s Commission on Aviation Security and Terrorism, which held hearings in the first months of 1990 in response to the Flight 103 bombing.

 The Whistleblowers

Lester Coleman, author and radio talk-show host, who spent several years with the Defense Intelligence Agency and the DEA, beginning in the mid-1980s, has revealed that when he was working with the DEA station in Cyprus, he met Khalid Jaafar several times, that Jaafar was working for the DEA, and that the young man had run two or three controlled deliveries of heroin into Detroit.(32)

Because Coleman did not keep what he knew to himself, but repeated his story in an affidavit for Pan Am’s action against the U.S. government, and then co-authored a highly revealing book, he was hounded for several years, across continents, and severely punished by various institutions of that same government, including being imprisoned on phony charges to damage his credibility. His tale reads like something out of Les Miserables with the U.S. government as Inspector Javert.

At one point, a federal judge warned Coleman: « If you attack the government on the radio, I will take that very, very seriously. »(33)

Several other individuals who have raised questions about a U.S. government role in the Pan Am 103 disaster have also paid a heavy price, including Juval Aviv, the head of Interfor. His office suffered a series of break-ins; the FBI visited his clients; his polygrapher was harassed, as mentioned; and a contrived commercial fraud charge was brought against him. Even though Aviv eventually was cleared in court, it was a long, expensive, and painful ordeal.(34)

There was also Allan Francovich, who made a documentary film, The Maltese Double Cross, which presents Jaafar as an unwitting bomb carrier with ties to the DEA and the CIA. Showings of the film in Britain were canceled under threat of lawsuits, and venues burglarized or attacked with arson. When Channel 4 agreed to show the film, the Scottish Crown Office and the U.S. Embassy in London sent press packs to the media, labeling the film « blatant propaganda, » and attacking some of the film’s interviewees, including Coleman and Aviv.(35) Additionally, Francovich said he had learned that five CIA operatives had been sent to London and Cyprus to discredit the film while it was being made, that his office phones were tapped, and staff cars sabotaged, and that one of his researchers narrowly escaped an attempt to force his vehicle into the path of an oncoming truck.(36)

Lockerbie investigators went so far as to ask the FBI to investigate the film. The Bureau later issued a highly derogatory opinion of it.(37)

The film’s detractors made much of the fact that the film was initially funded jointly by a U.K. company (two-thirds) and a Libyan government investment concern (one-third). Francovich said that he was fully aware of this and had taken pains to negotiate a guarantee of independence from any interference.

On April 17, 1997, Allan Francovich suddenly died of a heart attack at age 56, upon arrival at Houston Airport.(38) His film has had almost no showings in the United States.(39)

 Abu Talb

The DEA sting operation and Interfor’s baggage-handler hypothesis both predicate the bomb suitcase being placed aboard the plane without going through the normal security checks. In either case, it eliminates the need for the questionable triple-flight unaccompanied-baggage scenario. It does not eliminate the matter of the clothing purchased in Malta, but we do not need the Libyans for that.

Mohammed Abu Talb fits that and perhaps other pieces of the puzzle. The Palestinian had close ties to PFLP-GC cells in Germany which were making Toshiba radio-cassette bombs, similar, if not identical, to what was used to bring down Flight 103. In October 1988, two months before Lockerbie, the German police staged several raids against these cells, uncovering all but one of their five known bombs. In May 1989, Talb was arrested in Sweden, where he lived, and was later convicted of taking part in several bombings of the offices of American airline companies in Scandinavia. In his Swedish apartment, police found large quantities of clothing made in Malta.

Police investigation of Talb disclosed that during October 1988 he had been to Cyprus and Malta, at least once in the company of Hafez Dalkamoni, the leader of the German PFLP-GC, who was arrested in the raid. The men met with group members who lived in Malta. Talb was also in Malta on November 23, which was originally reported as the date of the clothing purchase before the indictment of the Libyans, as mentioned earlier.

After his arrest, Talb told investigators that between October and December 1988 he had retrieved and passed to another person a bomb that had been hidden in a building used by the PFLP-GC in Germany. Officials declined to identify the person to whom Talb said he had passed the bomb. A month later, however, he recanted his confession.

Additionally, Talb was reported to possess a brown Samsonite suitcase, and to have circled December 21 in a diary seized in his Swedish flat. After the raid upon his flat, his wife was allegedly heard to telephone Palestinian friends and say: « Get rid of the clothes. »

In December 1989, Scottish police, in papers filed with Swedish legal officials, made Talb the only publicly identified suspect « in the murder or participation in the murder of 270 people. »(40) Since that time, the world has scarcely heard of Abu Talb, who was sentenced to life in prison in Sweden, but never charged with anything to do with Lockerbie.

In Allan Francovich’s film, members of Khalid Jaafar’s family — which long had ties to the drug trade in Lebanon’s notorious Bekaa Valley — are interviewed. In either halting English or translated Arabic, or paraphrased by the film’s narrator, they drop many bits of information, but they are difficult to put together into a coherent whole. Among the bits: Khalid had told his parents that he had met Talb in Sweden and had been given Maltese clothing; someone had given Khalid a tape recorder, or put one into his bag; he was told to go to Germany to friends of Ahmed Jabril who would help him earn some money; he arrived in Germany with two kilos of heroin; « He didn’t know it was a bomb. They gave him the drugs to take to Germany. He didn’t know. Who wants to die? »

It cannot be stated with certainty what happened at Frankfurt airport on that fateful day, if, as seems most likely, that is the place where the bomb was placed into the system. Either Jaafar, the DEA courier, arrived with his suitcase of heroin and bomb and was escorted through security by the proper authorities, or this was a day he was a courier for Manzer al-Kassar, and the baggage handlers did their usual switch.

 International Law

Contrary to what American officials and the media have stated on numerous occasions, the 1992 U.N. resolutions do not demand that Libya turn the two men over to the United States or Scotland. No specific venue is mentioned.(41)

In 1992, Qaddafi declared that if the U.S. could demand that al-Megrahi and Fhimah be turned over for trial, he could ask for the surrender of the American airmen who bombed two Libyan cities, killing 37 people, including his daughter.

The United States refuses to accede to the request of Costa Rica for the extradition of John Hull, an American who was a major player in Iran-Contra, and who is wanted in Costa Rica for drug trafficking and other crimes. Similar requests from Cuba over the years for the terrorists harbored by the U.S. in Washington and Miami have also been ignored.

It is surprising that Qaddafi has agreed to subject the two Libyans to a Scottish judge and Scottish law, without a jury. Even though it would take place in the Netherlands, there is no reason to assume that the Scottish judges would be any less biased than in Scotland. To return home after acquitting the men could not be a pleasant thing to face.

At the same time, it is unlikely that any U.S. or British official really believes that Libya played a significant role, if any. And for that reason, they probably do not actually want to see the trial of the two men take place.(42) Not only would the paucity of their evidence be exposed for all the world to see, but they might be obliged to reveal information they’d rather not see the light of day, perhaps touching upon the role played by one or more U.S. intelligence agencies.

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William Blum is the author of Killing Hope: U.S. Military and CIA Interventions Since World War II (Monroe, Maine: Common Courage Press, 1995), portions of which can be read at < http://killinghope.org/ >

 Footnotes

1. The Times (London), May 11, 1992, p. 11.

2. « God Bless America-A Personal View, » paper written by Dr. Jim Swire, spokesman for the bereaved U.K. families of Pan Am 103 victims, Oct. 20, 1995. Copy in author’s possession. Swire met with Qaddafi in Libya.

3. Grand Jury indictment, U.S. District Court for the District of Columbia, 1991.

4. Der Spiegel (Germany), Apr. 18, 1994, pp. 92-7; Sunday Times (London), Dec. 19, 1993, p. 2; The Times (London), Dec. 20, 1993, p. 11; Los Angeles Times, Dec. 20, 1993.

5. Mark Perry, Eclipse: The Last Days of the CIA (New York: Wm. Morrow, 1992), pp. 342-47. See also Time, Apr. 27, 1992, p. 27, for another example of the unreliability of the shopkeeper’s identification.

6. See, e.g., Sunday Times, Nov. 12, 1989, p. 3.

7. See The Independent (London), Jan. 24, 1995, p. 3, for more on this matter.

8. Sunday Times, Dec. 17, 1989, p. 14. Malta is, in fact, a major manufacturer of clothing, especially denims, sold throughout the world.

9. The Independent, Oct. 30, 1989, p. 2.

10. The Guardian (London) July 29, 1995, p. 26.

11. Time, Apr. 27, 1992, p. 28.

12. The Independent, Jan. 30, 1995, p. 3. The newspaper reported it was a five-page official briefing paper that had been leaked to them. It is possible this is the same 1989 report referred to in note 11. Time magazine also said it was a five-page document.

13. Donald Goddard with Lester Coleman, Trail of the Octopus: Behind the Lockerbie Disaster (London: Penguin Books, 1994), p. 420.

14. Margaret Thatcher, The Downing Street Years (New York: Harper-Collins, 1993), pp. 448-49.

15. New York Times, Nov. 15, 1991, p. 1.

16. Los Angeles Times, Nov. 15, 1991, p. 25.

17. New York Times, Apr. 13, 1989, p. 9; David Johnston, Lockerbie: The Tragedy of Flight 103 (New York: St. Martin’s Press, 1989), pp. 157, 161-62. Johnston says investigators believed that the person who put the bomb into Jaafar’s bag was Abdul Dalkamoni, the brother of Hafez Dalkamoni, whom we shall meet later.

18. Washington Post, May 11, 1989, p. 1.

19. New York Times, Dec. 16, 1989, p. 3.

20. Department of the Air Force-Air Intelligence Agency intelligence summary report, March 4, 1991, released under an FOIA request made by lawyers for Pan Am. The intercept appears to have taken place in July 1988, shortly after the downing of the Iranian plane. Reports of the intercept appeared in the press long before the above document was released; see, e.g., New York Times, Sept. 27, 1989, p. 11; Oct. 31, 1989, p. 8; Sunday Times, Oct. 29, 1989, p. 4. But it was not until January 1995 that the exact text became widely publicized and caused a storm in the U.K., although ignored in the U.S.

21. The Times, Sept. 20, 1989, p. 1.

22. New York Times, Nov. 21, 1991, p. 14. It should be borne in mind, however, that Israel may have been influenced because of its hostility toward the PFLP-GC.

23. Reuters dispatch, datelined Tunis, Feb. 26, 1992.

24. The Guardian, Feb. 24, 1995, p. 7.

25. National Law Journal (New York), Sept. 25, 1995, p. A11, from papers filed in a New York court case.

26. Barron’s (New York), Dec. 17, 1990, p. 22.

27. Ibid., p. 18.

28. Goddard/Coleman, op. cit., n. 13, p. 205; Washington Times, Oct. 31, 1990, p. 3; The Times, Nov. 1, 1990, p. 3.

29. Government Information, Justice, and Agriculture Subcommittee, Committee on Government Operations, House of Representatives, Dec. 18, 1990, passim.

30. The film, The Maltese Double Cross (see below).

31. Sunday Times, Apr. 16, 1989 (traces); Johnston, op. cit., n. 17, p. 79 (substantial). The Maltese Double Cross mentions other reports of drugs found by a Scottish policeman and by a mountain rescue man.

32. Goddard/Coleman, pp. 40-43.

33. Goddard/Coleman, passim, and conversations with Coleman by the author in 1998. Coleman was eventually obliged to plead guilty to a contrived perjury charge in order to be released from detention while seriously ill.

34. Article by John Ashton, The Mail on Sunday (London), June 9, 1996; Wall Street Journal, Dec. 18, 1995, p. 1, and Dec. 18, 1996, p. B2.

35. Ashton, op. cit., n. 34, and Financial Times (London), May 12, 1995, p. 8.

36. The Guardian, Apr. 23, 1994, p. 5.

37. Sunday Times, May 7, 1995.

38. Francovich’s former wife told the author that he had not had any symptoms of a heart problem before. However, the author also spoke to Dr. Cyril Wecht, of JFK « conspiracy » fame, who performed an autopsy on Francovich. Wecht stated that he found no reason to suspect foul play.

39. It was shown once in San Francisco, and once, privately, in the offices of United Nations Secretary General Kofi Annan, for a number of African ambassadors.

40. Material on Abu Talb from the following sources, all dates 1989: New York Times, Oct. 31, Dec. 1, Dec. 24; Sunday Times, Nov. 12; The Times, Dec. 21.

41. U.N. Resolution 731, Jan. 21, 1992, and Resolution 748, Mar. 31, 1992.

42. See The Guardian, June 8, 1995, p. 1, « Clinton ends fight to try Lockerbie suspects »; and The Times, Sept. 20, 1997, p. 9, « Britain gives up fight over Lockerbie.

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CovertAction n.66,  200o.

http://covertaction.org//content/view/107/0/

LOCKERBIE : L’IMPOSTURE MALTAISE

25 août 2009

 

L’imposture maltaise, anatomie d’un film pas comme les autres
par Elisabeth Cacheux
« J’ai changé de médicament; ils est plus fort et plus efficace » susurre l’homme lors d’un appel intercepté par la police allemande quelques jours avant la catastrophe de Lockerbie. Cet énigmatique personnage, connu des services secrets pour être un habile artificier à la solde du terrorisme moyen-oriental, vient d’appeler la Syrie depuis une cabine téléphonique d’une petite ville allemande (extrait du film d’Allan Francovitch The Maltese Double Cross , traduit en français par L’imposture maltaise).
Il y a des histoires que l’on n’aime ni voir ni entendre et celle que raconte le film réalisé par l’Américain Allan Francovitch fait partie de cette catégorie-là.
Deux heures et trente-cinq minutes d’images incroyablement denses, et d’enchaînements incroyablement complexes, plus d’une trentaine de personnes interviewées, deux ans d’élaboration pour un film qui rouvre un dossier explosif.
Lieu : l’Ecosse;
Date : 21 décembre 1988;
Ingrédients : explosifs, drogue, services secrets, terrorisme et vendetta internationale.
Résultat : 270 cadavres de civils éparpillés sur un périmètre de plusieurs centaines de mètres autour du petit village de Lockerbie.
Le documentaire L’imposture maltaise a de provoqué une véritable onde de choc en Grande-Bretagne car il réfute la thèse officielle de Londres, Washington et Bonn qui, rendue publique en 1991, désigne la Libye comme l’instigateur, le commanditaire et l’exécutant de l’attentat de Lockerbie; c’est cette même thèse qui a abouti à ce que, au terme de trois ans d’une longue enquête, deux Libyens soient désignés comme les principaux artisans du massacre.
En conséquence, et devant le refus du régime de Tripoli de livrer les deux suspects à la justice anglo-américaine, le Conseil de Sécurité de l’ONU vote, en 1992, l’embargo aérien et militaire de la Libye (il a été renforcé depuis par des sanctions économiques ).
A l’époque, Allan Francovitch — dont le précédent film, Gladio, avait entraîné, en Italie, la réouverture du dossier concernant le meurtre d’Aldo Moro — ainsi que plusieurs autres journalistes, reste sceptique face à la conclusion de l’affaire.
Ce réalisateur américain se lance alors lui-même dans la tourmente; caméra au poing, suivi d’une équipe restreinte, il sillonne l’Europe, Malte, la Libye, le Liban, l’île de Chypre et la Suède à la recherche de témoins susceptibles d’apporter des éléments à une contre-enquête, à son enquête.
Le film, prêt pour sa première projection publique en novembre 1994, aboutit à des conclusions très peu conformes à la version officielle et qui embarrassent grandement les autorités outre-Manche.
L’explosion, au dessus de l’Écosse, du vol 103 de la Pan Am aurait, en fait, été commanditée par l’Iran, avec le soutien de la Syrie.
Les images commentées de son film laissent clairement entendre que le colonel Mouammar Kadhafi a été la « tête de turc » idéale et que sa mise en cause dans l’affaire aurait été montée de toutes pièces.
Dans le contexte d’alors, l’accusation portée contre la Libye satisfaisait sans doute ceux qui, dans les hautes sphères de Washington étaient connus pour leur sentiment d’exaspération face à l’arrogance et la longévité de l’auteur du Livre Vert ; mais il semble surtout que sa mise au banc des accusés ait permis à l’Occident d’éloigner les soupçons des vrais commanditaires et de bénéficier, ainsi, de l’appui des régimes de Téhéran et de Damas, au moment où leur rôle au Moyen-Orient était vital pour l’Ouest.
L’Iran pouvait, en effet, être doublement utile: d’abord en offrant son appui dans le dénouement de l’affaire des otages américains encore détenus au Liban, puis en demeurant neutre dans le conflit qui se profilait à l’horizon de l’été 90 et qui allait aboutir, à l’aube du 17 janvier 1991, à la deuxième guerre du Golfe. Quelques mois plus tard, la Libye était officiellement impliquée dans l’affaire Lockerbie, ce qui suffisait à innocenter tout autre pays lié au terrorisme international.
Pour ce qui concerne la Syrie, il était impossible de la mêler à une affaire de terrorisme sans risquer de voir le général Assad engager son pays aux côtés de l’Irak, donnant ainsi au conflit une dimension sinon mondiale, en tout cas difficilement contrôlable.
Il est aisé d’entrevoir l’énormité des sous-entendus que véhicule la thèse de L’imposture maltaise. Mais, comment admettre qu’ils aient un rapport quelconque avec la réalité des faits?
Comment accuser l’Occident (représenté en l’occurrence par les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Allemagne) d’avoir camouflé la culpabilité des assassins de 270 innocents et d’avoir forgé de fausses preuves pour faire porter le chapeau à un ennemi de toujours, le colonel Kadhafi?
Les familles des victimes, qui ignorent certes les dessous de l’affaire mais qui n’ont, par ailleurs, aucun intérêt particulier à la mise en accusation d’un pays plutôt que d’un autre, ont unanimement été enthousiasmées par les 155 minutes de pellicule.
« Francovitch a réalisé ce que le gouvernement aurait du faire: une enquête honnête », déclare le Révérend Père John Mosey, dont la fille de 19 ans a péri dans l’accident de Lockerbie. Le porte-parole des familles des victimes de Lockerbie, le Dr Swire, qui a lui aussi perdu son enfant dans l’explosion du Boeing de la Panam, ajoute, de son côté que, « si le film dit vrai, il s’agirait de la plus grande manigance orchestrée par Maragaret Thatcher et Ronald Reagan « .
Le 20 novembre 1994, le film qui, selon le London East Standard, passe pour être l’enquête la plus complète et exhaustive sur le sujet, est programmé en avant-première au Festival du Film de Londres.
Dans la soirée du 10, Allan Francovitch reçoit un coup de téléphone d’un des organisateurs. Il lui est signifié que, par crainte de poursuites judiciaires, son film vient d’être retiré in extremis de la programmation. Il semblerait qu’il y ait eu des menaces, émanant d’un fonctionnaire américain, de poursuites judiciaires dans l’éventualité où le film aurait été projeté comme prévu.
Au même moment, Channel 4 qui s’était déclaré tout à fait intéressé à acquérir le documentaire aurait subi des pressions pour renoncer à son acquisition.
Finalement, ce sera en Écosse, le 17 novembre 1994, lors d’une projection organisée sous les auspices du quotidien régional The Scotsman, qu’aura lieu la première mondiale du film.
Le lendemain, une galerie d’art londonienne, réputée pour ses prises de position anti-censure, projette, à son tour, le documentaire. Dans les heures qui suivent, la porte du local est forcée par des inconnus qui dérobent courrier, dossiers et cassettes enregistrées, tandis que la propriétaire des lieux constate qu’on est entré par effraction dans son appartement.
Tout ces faits vont dans le même sens: le film, bien accueilli par les familles des victimes — frustrées dans leur espoir d’une véritable enquête — gêne considérablement certains pouvoirs occultes.
On pourra certes lui reprocher quelques longueurs, qui ne sont rien cependant comparées à la richesse des informations qui nous sont révélées et à la rigueur avec laquelle elle sont confrontées et agencées.
Durant les 2 heures 30 que dure le documentaire, la voix off décortique peu les informations et ne nous mâche pas le travail de compréhension. Les faits, quant à eux, sont reliés entre eux avec beaucoup de pertinence; on remonte ainsi jusqu’à l’attentat de 1986 contre la discothèque « américanophile » de Berlin Est, « La Belle », attentat qui précéda le raid américain sur Tripoli, puis on passe à la destruction de l’avion civil iranien par le porte-avions américain Vincennes, pour en arriver même à évoquer l’explosion du World Trade Center.
La complexité du film tient à l’affaire elle-même mais également au montage cinématographique. D’un côté les faits principaux sont exposés chronologiquement et de façon linéaire, constituant une sorte de ligne conductrice composée à partir des données principales; de l’autre, les éléments nouveaux, les flash-back et tous les éléments parallèles au dossier ou interférant avec lui sont comme bombardés sur cette ligne de référence.
En fait, le film d’Allan Francovitch développe des éléments connus dès le lendemain du drame mais qui, au moment où les autorités déclarent l’enquête close, seront mystérieusement et soigneusement rangés dans les tiroirs de l’histoire.
Les familles des victimes n’ont cessé de répéter depuis le drame qu’on ne leur avait donné à avaler un chapelet de mensonges; Alain Cadman, père d’une des victimes, affirme, en substance, qu’en pleine enquête, une personnalité américaine haut placée lui dira que, bien que les gouvernements américains et anglais sachent parfaitement quels sont ceux qui ont fomenté l’attentat, la vérité ne sera jamais révélée publiquement.
Pourtant dès l’époque des faits, les indices se sont multipliés et sont facilement repérables: dans les quinze jours qui suivent l’explosion du vol 103 de la Pan Am, enquêteurs et journalistes portent leurs soupçons sur des terroristes affiliés au Front Populaire de Libération de la Palestine — Commandement Général d’Ahmed Jibril soutenu par la Syrie; de son côté, le Time Magazine affirme, en avril 1989, que le président Assad, en personne, a envisagé l’implication du FPLP-CG dans l’affaire. Courant 1990, on apprendra, grâce aux révélations des enquêteurs, que, afin de venger l’Airbus iranien abattu par un porte-avions américain au dessus des eaux du Golfe Persique, l’Iran aurait payé 10 millions de dollars au groupe d’Ahmed Jibril pour qu’il organise l’explosion d’un avion civil américain.
Le documentaire, quant à lui, révèle que les services anglais et américains avaient été, dans les semaines qui précédèrent l’attentat, alertés par l’imminence d’actions terroristes contre des intérêts occidentaux.
Le journaliste de renom, David Yallop, informé directement par Abu Nidal de pressions de la Syrie pour réactiver le terrorisme international, avertira sans succès les autorités britanniques; un appel anonyme à l’ambassade américaine d’Helsinki sera encore plus précis: avant la fin de l’année 1988, une personne placera une bombe, transportée dans un radiocassette, à bord d’un avion américain volant de Francfort à New-York. Au total, huit avertissements plus ou moins similaires et plus ou moins détaillés parviendront à la CIA ou au MI 6 qui s’empresseront de les négliger.
La surveillance de l’aéroport international de Francfort ne sera renforcée en aucune manière et on saura, par la suite, qu’une grande quantité des bagages se trouvant dans la soute du Boeing n’aura jamais été enregistrée; bref, les mailles du filet, au lieu de se resserrer, seront dramatiquement distendues. A une exception près: des VIP (le chef d’Etat Peter Botha mais aussi son ministre de la défense et le chef des services secrets sud-africains) ainsi que des diplomates devant emprunter le vol 103 du 21 décembre seront avertis, au dernier moment, que leur réservation a été transférée sur un autre vol.
Deux mois avant la catastrophe de Lockerbie, la plus sanglante survenue sur le territoire britannique depuis la seconde guerre mondiale, les services secrets allemands démantèlent une cellule du FPLP-CG implantée dans la petite ville de Neuss, au nord-ouest de Francfort, et arrêtent 14 personnes; parmi eux, Marwan Kreesat, un faiseur de bombes bien connu des services occidentaux — puisqu’on dit qu’il renseigne volontiers la C.I.A., Israël et la Jordanie — et le bras droit de Jibril, Hafez Hussein Dalkamoni, arrêté au volant d’un véhicule transportant un transistor trafiqué pour contenir une bombe. Après leur arrestation, Kreesat insiste pour téléphoner. Quelques heures plus tard, les deux hommes seront relâchés et s’envoleront, sans être inquiétés, en direction de la Jordanie.
Deux ans après la catastrophe, alors que le regard des enquêteurs est toujours tourné vers Damas et Téhéran, la preuve miraculeuse de leur innocence est enfin « trouvée ». Le microprocesseur du timer de la bombe, après avoir résisté aux violentes bourrasques de deux hivers écossais, est cueilli en plein coeur d’une forêt, noire comme la nuit, à quelques kilomètres de Lockerbie. La pièce à conviction est retrouvée dans un morceau de tee-shirt acheté à Malte. La puce est identifiée comme faisant partie d’un lot exclusivement vendu, des années auparavant, à la Libye.
Le documentaire nous révèle que le fabricant du système d’horlogerie, victime d’un chantage, aurait signé, à peine une semaine après l’explosion, un papier à la CIA jurant que tout son stock avait bien été vendu au régime du colonel Kadhafi.
Courant 1991, les USA et la Grande-Bretagne accusent conjointement et officiellement les deux Libyens; voici leur version des faits: la bombe, programmée pour exploser à une certaine altitude, aurait été fabriquée en Allemagne pour être ensuite envoyée à Malte par avion. De là, elle aurait à nouveau rejoint l’Allemagne par voie aérienne pour aboutir dans les soutes du vol Panam, selon une trajectoire qui rappelle un peu celle de la magic bullet de la commission Warren: toutes les conditions sont rassemblées pour que la bombe explose ailleurs que pendant le vol américain!
Finalement, Francovitch découvrira qu’à Francfort aucun bagage ne transitera jamais du vol maltais à celui à destination de New-York.
De ces révélations, il ressort clairement que tout se savait et que rien n’a été empêché. Quel intérêt peut donc être supérieur à la vie de 270 personnes? Comment pouvait être justifié ce sacrifice et à qui profitait le massacre?
La réponse est simple, ou presque: pour découvrir la bombe, il aurait fallu de véritables contrôles de sécurité dans l’aéroport de Francfort. Mais ces contrôles auraient permis, en cueillant la bombe, de mettre également à jour un vaste trafic de drogue moyen-oriental protégé par les services secrets américains et transitant, depuis quelques temps, via Francfort par les avions de la Panam. Les services américains, infiltrés dans le réseau d’héroïne espérait arriver, un jour ou l’autre, aux destinataires américains.
Ces révélations terrifiantes sont rendues crédibles grâce aux témoignages recueillis par Francovitch de personnes qui, au sein des services secrets américains, avaient été chargées de l’enquête ou révèlent avoir surveillé de près le réseau depuis Beyrouth.
Le trafic d’héroïne — apparemment organisé par Monzer al-Kassar, ce Syrien jugé en Espagne pour avoir organisé et financé le détournement de l’Achille Lauro en 1985, et protégé par le propre frère du président Assad — permettait le financement de la guerre du Liban et du terrorisme en Occident. La CIA de son côté comptait sur le silence de ses services pour accélérer la libération des otages américains…
C’est ainsi qu’Ahmed Jibril, connaissant l’énorme brèche laissée par les services de sécurité dans l’aéroport allemand, décide que c’est sur ce vol que sera placé sa bombe.
Le soir du 21 décembre 1988, 270 hommes, femmes et enfants meurent déchiquetés par une bombe.
Le soir du 21 décembre 1988, le major Charles McKee décède lui aussi au dessus de Lockerbie. Envoyé par l’armée américaine sur le sol libanais pour libérer les otages par la force, McKee avait découvert qu’une autre opération de libération était organisée parallèlement à la sienne et qu’elle comprenait la protection, par des agents de la CIA, d’un trafic de drogue. Craignant un court-circuitage et rendu furieux par cette histoire de drogue, il décide de rentrer aux États-Unis et de dévoiler ce qu’il vient de découvrir. Il ne recevra jamais le coup de fil qui sauvera la vie à Peter Botha et n’arrivera jamais à New-York.
Le film se termine par deux images fortes; les larmes d’émotion d’un ancien agent américain, Lester K. Coleman, quand il évoque sa fuite et celle de sa famille pour échapper à la CIA. Poursuivi pour avoir trop parlé dans cette affaire, il obtiendra le statut de réfugié politique en Suède. Et les larmes des parents de Flora Swire quand ils disent que la vie de leur fille était bien aussi précieuse et unique que celle de ceux à qui on a conseillé de changer de vol.
On a reproché à Francovitch le financement de son film par une société proche de la Libye; mais, outre que c’était sans doute le seul moyen de rendre public des thèses aussi gênantes pour les Etats-Unis et leurs alliés, il reste difficile de croire que les nombreux témoignages recueillis aient pu être affectés par ce financement.
Deux semaines après la projection publique de L’imposture maltaise , le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté, le 30 novembre 1994, le maintien des sanctions contre la Libye, qui propose toujours de présenter ses deux ressortissants devant la Cour Internationale de Justice de La Haye afin qu’ils soient jugés selon la loi écossaise et en dehors des territoires américain ou britannique. Enfin, un rapport de la CIA, parvenu à la presse au mois de janvier 1995, confirme que Mohtachemi, ancien ministre iranien de l’intérieur, avait bien payé 10 millions de dollars pour financer l’attentat de Lockerbie.
Tant d’éléments qui laissent à penser que l’enquête n’a pas désigné les bons commanditaires. Le film de Frankovitch soulève un voile en même temps qu’il laisse entendre que la vérité ne sera probablement jamais dévoilée.
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Maintenant, n°4, article paru en  février1995. Ce canard appartenait au gang Sitbon, une bande de judéo-pornocrates, à laquelle était alors asocié Thierry Meyssan. Le fait que Google ne donne aucune autre occurrence pour le nom « Elizabeth Cacheux » donne à penser qu’il s’agit d’un nom de plume à usage unique, jetable.

 

L’imposture maltaise, anatomie d’un film pas comme les autres

par Elisabeth Cacheux

« J’ai changé de médicament; ils est plus fort et plus efficace » susurre l’homme lors d’un appel intercepté par la police allemande quelques jours avant la catastrophe de Lockerbie. Cet énigmatique personnage, connu des services secrets pour être un habile artificier à la solde du terrorisme moyen-oriental, vient d’appeler la Syrie depuis une cabine téléphonique d’une petite ville allemande (extrait du film d’Allan Francovitch The Maltese Double Cross , traduit en français par L’imposture maltaise).

Il y a des histoires que l’on n’aime ni voir ni entendre et celle que raconte le film réalisé par l’Américain Allan Francovitch fait partie de cette catégorie-là. Deux heures et trente-cinq minutes d’images incroyablement denses, et d’enchaînements incroyablement complexes, plus d’une trentaine de personnes interviewées, deux ans d’élaboration pour un film qui rouvre un dossier explosif. 
Lieu : l’Ecosse;
Date : 21 décembre 1988;
Ingrédients : explosifs, drogue, services secrets, terrorisme et vendetta internationale.
Résultat : 270 cadavres de civils éparpillés sur un périmètre de plusieurs centaines de mètres autour du petit village de Lockerbie.

Le documentaire L’imposture maltaise a  provoqué une véritable onde de choc en Grande-Bretagne car il réfute la thèse officielle de Londres, Washington et Bonn qui, rendue publique en 1991, désigne la Libye comme l’instigateur, le commanditaire et l’exécutant de l’attentat de Lockerbie; c’est cette même thèse qui a abouti à ce que, au terme de trois ans d’une longue enquête, deux Libyens soient désignés comme les principaux artisans du massacre.

En conséquence, et devant le refus du régime de Tripoli de livrer les deux suspects à la justice anglo-américaine, le Conseil de Sécurité de l’ONU vote, en 1992, l’embargo aérien et militaire de la Libye (il a été renforcé depuis par des sanctions économiques ).

A l’époque, Allan Francovitch — dont le précédent film, Gladio, avait entraîné, en Italie, la réouverture du dossier concernant le meurtre d’Aldo Moro — ainsi que plusieurs autres journalistes, reste sceptique face à la conclusion de l’affaire. Ce réalisateur américain se lance alors lui-même dans la tourmente; caméra au poing, suivi d’une équipe restreinte, il sillonne l’Europe, Malte, la Libye, le Liban, l’île de Chypre et la Suède à la recherche de témoins susceptibles d’apporter des éléments à une contre-enquête, à son enquête.

Le film, prêt pour sa première projection publique en novembre 1994, aboutit à des conclusions très peu conformes à la version officielle et qui embarrassent grandement les autorités outre-Manche. L’explosion, au dessus de l’Écosse, du vol 103 de la Pan Am aurait, en fait, été commanditée par l’Iran, avec le soutien de la Syrie. Les images commentées de son film laissent clairement entendre que le colonel Mouammar Kadhafi a été la « tête de turc » idéale et que sa mise en cause dans l’affaire aurait été montée de toutes pièces.

Dans le contexte d’alors, l’accusation portée contre la Libye satisfaisait sans doute ceux qui, dans les hautes sphères de Washington étaient connus pour leur sentiment d’exaspération face à l’arrogance et la longévité de l’auteur du Livre Vert ; mais il semble surtout que sa mise au banc des accusés ait permis à l’Occident d’éloigner les soupçons des vrais commanditaires et de bénéficier, ainsi, de l’appui des régimes de Téhéran et de Damas, au moment où leur rôle au Moyen-Orient était vital pour l’Ouest.

L’Iran pouvait, en effet, être doublement utile: d’abord en offrant son appui dans le dénouement de l’affaire des otages américains encore détenus au Liban, puis en demeurant neutre dans le conflit qui se profilait à l’horizon de l’été 90 et qui allait aboutir, à l’aube du 17 janvier 1991, à la deuxième guerre du Golfe. Quelques mois plus tard, la Libye était officiellement impliquée dans l’affaire Lockerbie, ce qui suffisait à innocenter tout autre pays lié au terrorisme international.

Pour ce qui concerne la Syrie, il était impossible de la mêler à une affaire de terrorisme sans risquer de voir le général Assad engager son pays aux côtés de l’Irak, donnant ainsi au conflit une dimension sinon mondiale, en tout cas difficilement contrôlable. Il est aisé d’entrevoir l’énormité des sous-entendus que véhicule la thèse de L’imposture maltaise. Mais, comment admettre qu’ils aient un rapport quelconque avec la réalité des faits?

Comment accuser l’Occident (représenté en l’occurrence par les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Allemagne) d’avoir camouflé la culpabilité des assassins de 270 innocents et d’avoir forgé de fausses preuves pour faire porter le chapeau à un ennemi de toujours, le colonel Kadhafi? Les familles des victimes, qui ignorent certes les dessous de l’affaire mais qui n’ont, par ailleurs, aucun intérêt particulier à la mise en accusation d’un pays plutôt que d’un autre, ont unanimement été enthousiasmées par les 155 minutes de pellicule.  »Francovitch a réalisé ce que le gouvernement aurait du faire: une enquête honnête », déclare le Révérend Père John Mosey, dont la fille de 19 ans a péri dans l’accident de Lockerbie. Le porte-parole des familles des victimes de Lockerbie, le Dr Swire, qui a lui aussi perdu son enfant dans l’explosion du Boeing de la Panam, ajoute, de son côté que, « si le film dit vrai, il s’agirait de la plus grande manigance orchestrée par Maragaret Thatcher et Ronald Reagan « . Le 20 novembre 1994, le film qui, selon le London East Standard, passe pour être l’enquête la plus complète et exhaustive sur le sujet, est programmé en avant-première au Festival du Film de Londres.

Dans la soirée du 10, Allan Francovitch reçoit un coup de téléphone d’un des organisateurs. Il lui est signifié que, par crainte de poursuites judiciaires, son film vient d’être retiré in extremis de la programmation. Il semblerait qu’il y ait eu des menaces, émanant d’un fonctionnaire américain, de poursuites judiciaires dans l’éventualité où le film aurait été projeté comme prévu.

Au même moment, Channel 4 qui s’était déclaré tout à fait intéressé à acquérir le documentaire aurait subi des pressions pour renoncer à son acquisition.

Finalement, ce sera en Écosse, le 17 novembre 1994, lors d’une projection organisée sous les auspices du quotidien régional The Scotsman, qu’aura lieu la première mondiale du film. Le lendemain, une galerie d’art londonienne, réputée pour ses prises de position anti-censure, projette, à son tour, le documentaire. Dans les heures qui suivent, la porte du local est forcée par des inconnus qui dérobent courrier, dossiers et cassettes enregistrées, tandis que la propriétaire des lieux constate qu’on est entré par effraction dans son appartement. Tout ces faits vont dans le même sens: le film, bien accueilli par les familles des victimes — frustrées dans leur espoir d’une véritable enquête — gêne considérablement certains pouvoirs occultes. On pourra certes lui reprocher quelques longueurs, qui ne sont rien cependant comparées à la richesse des informations qui nous sont révélées et à la rigueur avec laquelle elle sont confrontées et agencées.

Durant les 2 heures 30 que dure le documentaire, la voix off décortique peu les informations et ne nous mâche pas le travail de compréhension. Les faits, quant à eux, sont reliés entre eux avec beaucoup de pertinence; on remonte ainsi jusqu’à l’attentat de 1986 contre la discothèque « américanophile » de Berlin Est, « La Belle », attentat qui précéda le raid américain sur Tripoli, puis on passe à la destruction de l’avion civil iranien par le porte-avions américain Vincennes, pour en arriver même à évoquer l’explosion du World Trade Center.

La complexité du film tient à l’affaire elle-même mais également au montage cinématographique. D’un côté les faits principaux sont exposés chronologiquement et de façon linéaire, constituant une sorte de ligne conductrice composée à partir des données principales; de l’autre, les éléments nouveaux, les flash-back et tous les éléments parallèles au dossier ou interférant avec lui sont comme bombardés sur cette ligne de référence.

En fait, le film d’Allan Francovitch développe des éléments connus dès le lendemain du drame mais qui, au moment où les autorités déclarent l’enquête close, seront mystérieusement et soigneusement rangés dans les tiroirs de l’histoire.

Les familles des victimes n’ont cessé de répéter depuis le drame qu’on ne leur avait donné à avaler un chapelet de mensonges; Alain Cadman, père d’une des victimes, affirme, en substance, qu’en pleine enquête, une personnalité américaine haut placée lui dira que, bien que les gouvernements américains et anglais sachent parfaitement quels sont ceux qui ont fomenté l’attentat, la vérité ne sera jamais révélée publiquement.

Pourtant dès l’époque des faits, les indices se sont multipliés et sont facilement repérables: dans les quinze jours qui suivent l’explosion du vol 103 de la Pan Am, enquêteurs et journalistes portent leurs soupçons sur des terroristes affiliés au Front Populaire de Libération de la Palestine — Commandement Général d’Ahmed Jibril soutenu par la Syrie; de son côté, le Time Magazine affirme, en avril 1989, que le président Assad, en personne, a envisagé l’implication du FPLP-CG dans l’affaire. Courant 1990, on apprendra, grâce aux révélations des enquêteurs, que, afin de venger l’Airbus iranien abattu par un porte-avions américain au dessus des eaux du Golfe Persique, l’Iran aurait payé 10 millions de dollars au groupe d’Ahmed Jibril pour qu’il organise l’explosion d’un avion civil américain.

Le documentaire, quant à lui, révèle que les services anglais et américains avaient été, dans les semaines qui précédèrent l’attentat, alertés par l’imminence d’actions terroristes contre des intérêts occidentaux.

Le journaliste de renom, David Yallop, informé directement par Abu Nidal de pressions de la Syrie pour réactiver le terrorisme international, avertira sans succès les autorités britanniques; un appel anonyme à l’ambassade américaine d’Helsinki sera encore plus précis: avant la fin de l’année 1988, une personne placera une bombe, transportée dans un radiocassette, à bord d’un avion américain volant de Francfort à New-York. Au total, huit avertissements plus ou moins similaires et plus ou moins détaillés parviendront à la CIA ou au MI 6 qui s’empresseront de les négliger.

La surveillance de l’aéroport international de Francfort ne sera renforcée en aucune manière et on saura, par la suite, qu’une grande quantité des bagages se trouvant dans la soute du Boeing n’aura jamais été enregistrée; bref, les mailles du filet, au lieu de se resserrer, seront dramatiquement distendues. A une exception près: des VIP (le chef d’Etat Peter Botha mais aussi son ministre de la défense et le chef des services secrets sud-africains) ainsi que des diplomates devant emprunter le vol 103 du 21 décembre seront avertis, au dernier moment, que leur réservation a été transférée sur un autre vol.

Deux mois avant la catastrophe de Lockerbie, la plus sanglante survenue sur le territoire britannique depuis la seconde guerre mondiale, les services secrets allemands démantèlent une cellule du FPLP-CG implantée dans la petite ville de Neuss, au nord-ouest de Francfort, et arrêtent 14 personnes; parmi eux, Marwan Kreesat, un faiseur de bombes bien connu des services occidentaux — puisqu’on dit qu’il renseigne volontiers la C.I.A., Israël et la Jordanie — et le bras droit de Jibril, Hafez Hussein Dalkamoni, arrêté au volant d’un véhicule transportant un transistor trafiqué pour contenir une bombe. Après leur arrestation, Kreesat insiste pour téléphoner. Quelques heures plus tard, les deux hommes seront relâchés et s’envoleront, sans être inquiétés, en direction de la Jordanie.

Deux ans après la catastrophe, alors que le regard des enquêteurs est toujours tourné vers Damas et Téhéran, la preuve miraculeuse de leur innocence est enfin « trouvée ». Le microprocesseur du timer de la bombe, après avoir résisté aux violentes bourrasques de deux hivers écossais, est cueilli en plein coeur d’une forêt, noire comme la nuit, à quelques kilomètres de Lockerbie. La pièce à conviction est retrouvée dans un morceau de tee-shirt acheté à Malte. La puce est identifiée comme faisant partie d’un lot exclusivement vendu, des années auparavant, à la Libye.

Le documentaire nous révèle que le fabricant du système d’horlogerie, victime d’un chantage, aurait signé, à peine une semaine après l’explosion, un papier à la CIA jurant que tout son stock avait bien été vendu au régime du colonel Kadhafi.

Courant 1991, les USA et la Grande-Bretagne accusent conjointement et officiellement les deux Libyens; voici leur version des faits: la bombe, programmée pour exploser à une certaine altitude, aurait été fabriquée en Allemagne pour être ensuite envoyée à Malte par avion. De là, elle aurait à nouveau rejoint l’Allemagne par voie aérienne pour aboutir dans les soutes du vol Panam, selon une trajectoire qui rappelle un peu celle de la magic bullet de la commission Warren: toutes les conditions sont rassemblées pour que la bombe explose ailleurs que pendant le vol américain!

Finalement, Francovitch découvrira qu’à Francfort aucun bagage ne transitera jamais du vol maltais à celui à destination de New-York. De ces révélations, il ressort clairement que tout se savait et que rien n’a été empêché. Quel intérêt peut donc être supérieur à la vie de 270 personnes? Comment pouvait être justifié ce sacrifice et à qui profitait le massacre? La réponse est simple, ou presque: pour découvrir la bombe, il aurait fallu de véritables contrôles de sécurité dans l’aéroport de Francfort. Mais ces contrôles auraient permis, en cueillant la bombe, de mettre également à jour un vaste trafic de drogue moyen-oriental protégé par les services secrets américains et transitant, depuis quelques temps, via Francfort par les avions de la Panam. Les services américains, infiltrés dans le réseau d’héroïne espérait arriver, un jour ou l’autre, aux destinataires américains.

Ces révélations terrifiantes sont rendues crédibles grâce aux témoignages recueillis par Francovitch de personnes qui, au sein des services secrets américains, avaient été chargées de l’enquête ou révèlent avoir surveillé de près le réseau depuis Beyrouth. Le trafic d’héroïne — apparemment organisé par Monzer al-Kassar, ce Syrien jugé en Espagne pour avoir organisé et financé le détournement de l’Achille Lauro en 1985, et protégé par le propre frère du président Assad — permettait le financement de la guerre du Liban et du terrorisme en Occident. La CIA de son côté comptait sur le silence de ses services pour accélérer la libération des otages américains… C’est ainsi qu’Ahmed Jibril, connaissant l’énorme brèche laissée par les services de sécurité dans l’aéroport allemand, décide que c’est sur ce vol que sera placé sa bombe. Le soir du 21 décembre 1988, 270 hommes, femmes et enfants meurent déchiquetés par une bombe.

Le soir du 21 décembre 1988, le major Charles McKee décède lui aussi au dessus de Lockerbie. Envoyé par l’armée américaine sur le sol libanais pour libérer les otages par la force, McKee avait découvert qu’une autre opération de libération était organisée parallèlement à la sienne et qu’elle comprenait la protection, par des agents de la CIA, d’un trafic de drogue. Craignant un court-circuitage et rendu furieux par cette histoire de drogue, il décide de rentrer aux États-Unis et de dévoiler ce qu’il vient de découvrir. Il ne recevra jamais le coup de fil qui sauvera la vie à Peter Botha et n’arrivera jamais à New-York.

Le film se termine par deux images fortes; les larmes d’émotion d’un ancien agent américain, Lester K. Coleman, quand il évoque sa fuite et celle de sa famille pour échapper à la CIA. Poursuivi pour avoir trop parlé dans cette affaire, il obtiendra le statut de réfugié politique en Suède. Et les larmes des parents de Flora Swire quand ils disent que la vie de leur fille était bien aussi précieuse et unique que celle de ceux à qui on a conseillé de changer de vol.

On a reproché à Francovitch le financement de son film par une société proche de la Libye; mais, outre que c’était sans doute le seul moyen de rendre public des thèses aussi gênantes pour les Etats-Unis et leurs alliés, il reste difficile de croire que les nombreux témoignages recueillis aient pu être affectés par ce financement.

Deux semaines après la projection publique de L’imposture maltaise , le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté, le 30 novembre 1994, le maintien des sanctions contre la Libye, qui propose toujours de présenter ses deux ressortissants devant la Cour Internationale de Justice de La Haye afin qu’ils soient jugés selon la loi écossaise et en dehors des territoires américain ou britannique. Enfin, un rapport de la CIA, parvenu à la presse au mois de janvier 1995, confirme que Mohtachemi, ancien ministre iranien de l’intérieur, avait bien payé 10 millions de dollars pour financer l’attentat de Lockerbie.

Tant d’éléments qui laissent à penser que l’enquête n’a pas désigné les bons commanditaires. Le film de Frankovitch soulève un voile en même temps qu’il laisse entendre que la vérité ne sera probablement jamais dévoilée.

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Maintenant, n°4, article paru en  février1995. Ce canard appartenait au gang Sitbon, une bande de judéo-pornocrates, à laquelle était alors asocié Thierry Meyssan. Le fait que Google ne donne aucune autre occurrence pour le nom « Elizabeth Cacheux » donne à penser qu’il s’agit d’un nom de plume à usage unique, jetable.

Cet article est extrait des archives de Conseils de Révision, de mars 2001, accessibles sur le site de l’AAARGH.

 

 

 

 

LOCKERBIE : LIBÉRATION D’UN INNOCENT

25 août 2009

Le malheureux type qui vient d’être libéré d’Ecosse, au grand dam des Américains (voir les déclarations de Mr. Obama) n’est certainement pas coupable. C’est ce qu’il vient de dire haut et fort après son arrivée en Libye. il affirme qu’il peut le prouver.

Nous n’avons pas attendu si longtemps pour émettre les doutes les plus formels. Voici ce qu’on peut lire dans Conseils de révision du mois de mars 2001, longtemps avant l’histoire des tours jumelles, par conséquent:

BOMBES CONTRE AVIONS

Deux avions explosés en vol. L’un, celui de Lockerbie, a vu aboutir une procédure bizarre à la Haye, avec un verdict mi-figue mi-raison. Un accusé jugé coupable, l’autre acquitté. Nous n’y croyons pas du tout. Il y a longtemps que les éléments donnent à croire que les responsables ne sont pas les Libyens. Il y a quelques années un film documentaire avait montré que la thèse libyenne était montée par la CIA. Nous avons une analyse détaillée de ce film, L’imposture maltaise, sorti à la fin de 1994 et qui, curieusement, semble oublié aujourd’hui. Pierre Péan avait étudié la question dans un livre, Vol UT772, paru en 1992 chez Stock. Il reprend l’enquête dans Manipulation africaines, Plon, 290 p. et rejette, preuves à l’appui, la « piste libyenne ». Nous avons une très bonne analyse de fond parue chez CovertAction. Il faut ajouter à cela un autre livre, accablant pour la manipulation américaine, qui s’appelle Pan Am 103 The Lockerbie Cover Up, de William C. Chasey, paru en 1995 chez Bridger House Publishers, PO BOx 2208, Carson City, NV 89702, qui relate comment un lobbyiste patenté de Washington a été amené à se pencher sur ce problème, ce qu’il a trouvé, et surtout la persécution aussi sournoise que terrible qui l’a poursuivi ensuite et qui l’a ruiné. C’est dans ces choses là que l’aveu des services américains est le plus patent.

COMME MICHAEL JACKSON, NAPOLÉON MUSULMAN ?

25 août 2009

Le progrès prit d’abord les traits de Bonaparte, qui débarqua en Egypte en 1798. Politique, le général français se prétendit musulman. Le pays des Pharaons valait bien « une chahada » (profession de foi islamique) : « n’est-ce pas nous qui avons détruit ce pape (romain) disant qu’il fallait faire la guerre aux musulmans ? N’est-ce pas nous qui avons détruit les chevaliers de Malte, parce que ces insensés croyaient que Dieu voulait qu’ils fissent la guerre aux musulmans ? » lança-t-il dans une mosquée. Il écrivit, aussi, au cheikh El-Messini ces mots : « j’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai établir un régime uniforme fondé sur les principes de l’Alcoran, qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes ». Il déclara même à ses lieutenants : « n’hésitez jamais à donner toujours aux musulmans la préférence sur les Chrétiens. »

GOUVERNÉ PAR DES ANDOUILLES

23 août 2009

UN INCERTAIN LOUVRIER, qui prétend être conseiller à la présidence de la République pour les affaires de presse, se fend d’un long article dans Le Monde du 22 août 2009. Nous en extrayons quelques lignes qui nous intéressent :

Ce qui menace le pouvoir de diffusion, c’est le filtrage des messages ou le blocage de l’accès à un site légal par le pouvoir en place. Cette menace n’est pas nouvelle : c’est tout simplement la version moderne et technologique de la censure. [C'est la loi LCEN, qui a permis la tentative de filtrage, ordonnée par les tribunaux, du site de l'AAARGH, ce qui a bien fait rire la communauté informaticienne.]

Cependant, cette menace semble perdre du terrain. D’une part, la pression de l’opinion publique internationale condamne de plus en plus ouvertement de telles atteintes à la liberté d’expression sur des plates-formes sans frontières (Google, YouTube). Ainsi le geste sans précédent de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui a exigé que Twitter.com reporte une opération de maintenance sur son réseau pour permettre aux Iraniens de continuer à s’exprimer à travers le site. D’autre part, la dynamique de la technologie elle-même finit toujours par permettre le contournement des filtrages et des blocages, qui rend presque obsolète l’idée même de censure.

Alors ce minuscule Louvrier pourrait dire à son patron: remballez votre arsenal hadopique, loppsique et tutti quanti. Arrêtez de nous faire braire et allez vous faire voir chez les Grecs. 

N’est-il pas étrange, et même inquiétant, de voir notre discours détourné par un conseiller du gouvernement ?

aaargh

MORT D’UN RÉVISIONNISTE MARRANE

20 août 2009

La très grande majorité des révisionnistes vit cachée. Pour les mêmes raisons qu’eurent de nombreux juifs, interdits de séjour en Espagne par décret royal, et menacés par l’implacable machine de l’Inquisition, qui se firent catholiques au moins pour en avoir les apparences dans la vie publique, tout en  gardant au fond d’eux-mêmes leurs conviction personnelles bien ancrées, de très nombreuses personnes, qui avaient été pleinement convaincues par l’argumentation révisionniste, ont compris, en même temps, qu’il fallait le cacher, qu’il existait bel et bien une Inquisition qui pouvait à tout moment réquisitionner le bras séculier, que la révélation d’un état quelconque d’incroyance par rapport aux dogmes officiels était suivi non seulement de poursuites judiciaires, mais surtout de la révocation professionnelle, de l’isolement social, de la stigmatisation individuelle, entraînant divorce, ostracisme et déchéances diverses. Sans bénéfice pour l’avancement du savoir.

Les révisionnistes qui s’efforçaient de vivre ces ruptures à ciel ouvert ne leur en voulaient pas. Ils entretenaient, de façon plus ou moins clandestine, d’excellentes relations avec ces nouveaux marranes. Il y a ainsi tout un chapitre de l’histoire du révisionnisme, qui ne peut pas être écrit. Pourtant il y aurait du plaisir à révéler la pénétration de ce scepticisme bien ciblé dans les milieux les plus divers, parlementaires, surtout socialistes, journalistes, surtout les jeunes, les banquiers, les diplomates, que sais-je encore. Mais notre loi d’airain est et a toujours été de respecter les marranes, de ne rien révéler avant que la vie ne les quitte. Lorsqu’ils arrivent à l’ultime délivrance, les hommes cessent d’avoir peur, de se soucier de leur carrière et de leur avenir, ils abandonnent leurs vanités, le souci de leur famille, le qu’en dira-t-on. C’est l’heure de la vérité.

 Marc Rouannet, décédé à Paris le 13 mai 2009, à l’âge de 69 ans, était un de ces nouveaux marranes. Il n’était pas seulement engagé dans la psychanalyse (cf. son « Lacan et Freud » dans Le Magazine littéraire, de février 1977) et les alentours de la psychologie. Il avait, à une époque, activement travaillé à exposer et à faire comprendre les subtilités et les beautés du raisonnement révisionniste. C’est lui, par exemple, qui, vers 1983-84, sous le pseudonyme de Nicolas Rapin, a édité un ensemble de deux volumes polygraphiés, L’Éclosion révisionniste. Le Droit de l’historiographie. De la négation à l’explication de la chambre à gaz d’Auschwitz, qui tournaient autour du grand procès Faurisson (1978-1983). Ils se trouvent aujourd’hui sur l’internet (site de l’aaargh/page « livres »). Il en fournissait de précieuses clés de lecture. Il publiait aussi une brochure anonyme, parue à La Vieille Taupe, L’Holocausticon. Il est juste que notre gratitude s’exprime aujourd’hui et que se complète ainsi le portrait d’un homme qui était attaché à la recherche de la vérité et voulait aussi lui survivre. Paix à son âme.

AAARGH, août 2009.